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LES JOURNEES DE L’EPS DE CRETEIL 2014
LA REUSSITE DE TOUS EST POSSIBLE

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LUNDI 15 DECEMBRE

9h30 : OUVERTURE DES 2ème JOURNEES DE L’EPS A CRETEIL

Hugo PONTAIS, Secrétaire académique du SNEP Créteil (écouter)
Marc SALMON, Directeur du STAPS Créteil (écouter)

9h45 - 12h15 : TABLE RONDE « Comment construire une école de la réussite de tous ? »

La question n’est pas simple, les mouvements actuels sur l’éducation prioritaire montrent  que la question reste prégnante chez les collègues. Une école de la réussite de tous pour le SNEP relève d’un double questionnement, à la fois sur l’école mais aussi sur l’EPS. Notre réflexion ce se situe dans un équilibre complexe pour éviter deux écueils.

Le premier écueil est de penser qu’une école de la réussite de tous est possible à condition que l’on baisse le niveau. C’est précisément la logique du socle : Pour s’assurer que tous les enfants maitrisent quelque chose, l’optique choisie est de baisser le niveau visé. L’idée de réussite de tous ne suffit donc pas comme slogan, encore faut-il préciser réussir quoi. La volonté de démocratiser peut cacher un implicite qui peut conduire à légitimer les inégalités.  L’ambition de réussite dépend donc du choix d’orientation politique sur le niveau des savoirs visés. Pour le SNEP-FSU, le mot réussir doit nécessairement être associé à une visée ambitieuse pour tous et toutes si l’on ne veut pas niveler par le bas. Comment est-ce possible dans l’école ? Comment pouvons-nous en EPS viser des réalisations réussies de tous et toutes ?

Le deuxième écueil est la question des moyens. Bien entendu nous ne pouvons penser une Ecole qui réduise les inégalités sociales sans installations sportives ou un temps de trajet important et avec un nombre de plus en plus important d’élèves par classe. Mais cette logique d’agir de façon non dialectique sur la question des moyens, peut induire à terme de ne penser la réussite de tous et toutes  plus que dépendante de l’augmentation des moyens. Cette façon de poser le problème conduit à un certain fatalisme sur les solutions possibles. Dans notre académie vu le nombre d’enfants en situation de grande pauvreté, pour élaborer une vraie école de la réussite de tous, il faudrait changer beaucoup de facteurs sur le niveau économique.

Compliqué de se sortir de ces écueils, il faut pour savoir reprendre les mots de Bachelard : «  penser contre le cerveau ». Pour nous y aider et penser une Ecole amitieuse pour tous les élèves, nous avons choisi d’inviter Jean-Pierre Terrail, sociologue de l’éducation à l’université de Versailles – St Quentin-en-Yvelines et membre du groupe de recherche sur la démocratisation scolaire et Bruno Lebouvier, Maitre de conférences à l’université de Nantes et membre du Centre EPS et Société.

Retrouver un article de jean pierre Terrail sur l’école du socle
Intervention de Bruno Lebouvier (écouter)
Intervention de Jean-Pierre Terrail (écouter)

13h30 - 16h : ATELIERS PRATIQUES « Quelle place pour les techniques dans la réussite des élèves en EPS »

La formation continue des enseignants est un axe précieux pour le SNEP-FSU. Il s’agit d’associer les collègues participants, par nos stages pédagogiques syndicaux, à des réflexions théoriques, mais aussi par la pratique au débat sur l’étude des APSA enseignées. Les conceptions proposées s’intègrent dans la réflexion actuelle sur les programmes. Il s’agit alors aux enseignants d’EPS ayant vécus ces séances de mettre à l’épreuve les hypothèses de travail avec les élèves et d’en faire un bilan à soumettre au débat (le rôle de la vidéo dans l’activité enseignante peut d’ailleurs être un support assez convainquant).

Nous souhaitons, en effet, donner à la profession un espace d’échange de bilan de pratiques d’enseignement. Par cette dynamique de formation, nous invitons tous les enseignants d’EPS de l’académie à tester, faire le bilan et mettre en débat avec tous les pratiques d’enseignement pour une réelle cohésion professionnelle et une dynamique de recherche-action utile à tous.

  • Badminton : Éric SILVESTRI, DTN de badminton et Philippe VANWALLEGHEM, lycée P . Bert, MAISON ALFORT

Dans la continuité du contrepied badminton, Eric Silvestri, à partir d’une analyse de l’évolution de l’activité fait la démonstration que les contenus majoritairement appris en badminton dans les établissements scolaires sont dépassés. Un contrepied qui vient questionner à la fois notre vision de l’activité mais aussi notre regard sur les savoirs prioritaires à apprendre aux élèves.

  • Gymnastique acrobatique : Mélanie AVISSE, collège Jorisssen, DRANCY et membre de la FFGYM
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C’est quoi l’acrosport ? Mélanie Avisse revient sur le fonds culturel de la définition de cette activité très programmée dans notre académie. Un regard vigorant qui visite les formes de pratiques scolaires pour questionner nos pratiques.

  • Relais : Ysabel HUMBERT, professeur d’EPS au STAPS de Lyon.
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En relais, la démarche de la collègue est basée sur une mise en action rapide et spécifique à l’activité. Le cycle est une totale construction de l’acte de transmission du témoin par les élèves. L’axe fort de sa conception se situe dans la construction des questions et des savoirs techniques par les pratiquants.

16h30-18h30 : CONFERENCE / DEBAT « Les techniques en EPS : moyens ou objets d’éducation ? »


Les techniques sont souvent décriées dans le monde de l’EPS. Un vieux regard critique qui tend à faire un amalgame entre la technique et les moyens de se l’approprier qui dans ses dérives a donné le technicisme. Une nouvelle visite et un examen critique de la notion s’impose à notre discipline. Nous avons sollicité un double regard, celui d’Alain MOUCHET, maitre de conférences STAPS Créteil et Alain BECKER, président du Centre EPS et Société.

Télécharger l'intervention



MARDI 16 DECEMBRE


9h-10h30 : CONFERENCE « Quelle est la place des techniques dans l’histoire de l’EPS ? »

Jules LAFONTAN, Centre EPS et Société et ancien Secrétaire Général du SNEP revisite l’histoire de l’EPS à travers le prisme des techniques sportives. Alors qu’elles sont au cœur des savoirs que nous transmettons, les travaux historiques sur les techniques constituent un angle faible d’analyse. Une faiblesse qui interroge sur les résistances de notre discipline et de ses chercheurs à investir ce champ.
 
Intervention de Jules Lafontan (écouter)

10h30 - 12h15 : ATELIERS / DEBAT autour de questionnements du quotidien du professeur d’EPS

  • Toutes les APSA ont- elles leur place en EPS ?
  • Qu’est-ce qui induit les choix dans les programmations EPS ?
  • Quoi évaluer en EPS ?

13h30 - 16h : ATELIERS « Présentation de programmes alternatifs pour la réussite de tous en EPS »
Quel programme pour l’EPS ? Bruno Cremonesi, secrétaire national, en charge des questions pédagogiques fait une courte présentation des  4 hypothèses sur le cadre d’écriture des nouveaux programmes d’EPS.

Intervention de Bruno Cremonesi (écouter)

  • Définition de l’EPS comme l’étude des APSA
  • En finir avec l’approche par niveau (compétence curriculaire). Les compétences visées pour les élèves sont les mêmes, mais ce sont les contraintes didactiques qui organisent les apprentissages.
  • 4 éléments de conceptualisation et d’organisation :
    • Les savoirs clés à étudier
    • Les démarches d’apprentissages
    • Les expériences fortes à vivre dans les APSA
    • La contribution à des grandes questions de société (ex : ….)
  • Réfléchir à une autre articulation entre polyvalence/approfondissement et découverte

Pour plus d’information voir la page programme sur le site du snep

Les présentations dans les 4 APSA s’essayeront à répondre au cahier des charges proposé par le SNEP.  Une première entrée dans le débat. Pour plus d’information, voir le site sur SNEP sur les programmes d’EPS.

Athlétisme : Ysabel HUMBERT, professeur d’EPS au STAPS de Lyon
Rugby : Serge REITCHESS, membre du SNEP Créteil et association « Culture Rugby »
Gymnastique : Mélanie AVISSE, collège Jorisssen, DRANCY et membre de la FFGYM
Natation : Bruno ROBILLARD et Patrick BLANC, professeurs au STAPS Orsay