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Rubrique Enseignement Supérieur - Edito de Pascal Anger
Secrétaire national du SNEP-FSU
Mars 2020

Pour un autre avenir solidaire et digne : un combat permanent

Il n’est pas normal dans notre pays démocratique, de voir un gouvernement complètement sourd à la très importante contestation sociale, historique par sa durée, inédite dans ses formes. Il est aveuglé par sa feuille de route néolibérale, visant la destruction des outils de la république sociale et ceux de l’état social.  Ce pouvoir « autoritariste » néolibéral se place au seul service des intérêts « capitalistiques ». Les outils de l’état social, tels que le système des retraites, la sécurité sociale, les services publics,... sont attaqués et affaiblis d’année en année, avec une nette accélération depuis Macron, au nom du dogme de la diminution de la dépense publique.

Les enseignants d’EPS, dans le service public national de l’ESRI, voient quotidiennement les conséquences négatives et usantes de cette politique « macronienne », dans l’exercice des métiers et des missions. Ce néolibéralisme attaque le sens de toutes les corporations, dont la nôtre en EPS.  Le contenu du projet de loi dit LPPR en est encore un exemple. Ce bulletin se fait l’écho de ces sujets.

De même, ce gouvernement et bien d’autres avec les multinationales, ne répondent pas à la hauteur de la crise écologique. Cette dernière se fait de plus en plus sentir et s’amplifie. Le consensus scientifique dit que « Gagner lentement nous fera perdre ».  On peut cependant penser qu’il y a peut-être une vraie opportunité pour revoir nos conceptions et philosophies de vie, le « Vivre ensemble » (« Plus de liens, moins de biens »), du local au global, dans un objectif de plus de justice sociale, de solidarités et donc de coopérations, d’éducation, de formation et de recherche pour cela.

Alors, pour le SNEP-FSU, la FSU et d’autres forces syndicales, sociales et mouvements politiques, l’heure est à la poursuite de la mobilisation et à l’articulation des luttes sectorielles incontournables comme dans l’ESRI et celle contre le projet des retraites par points.

Le jeudi 5 mars, une intersyndicale large appelle à tenir des AG dans les universités, à être en grève et en manifestations dans l’ESRI pour les zones n’étant plus en vacances. Cette action se veut être un tremplin pour un plus grand mouvement en mars dans l’ESRI.

Nous appelons aussi à participer à toutes les mobilisations, dont celle du 8 mars (journée pour l’égalité en droits des femmes) et à la marche mondiale pour le climat du 14 mars.

Simultanément, les personnels de l’ESRI doivent se préparer pleinement à l’appel de l’interprofessionnelle pour une nouvelle journée de grève et manifestations contre le projet de la retraite par points, le mardi 31 mars.  Cette journée doit être un raz de marée professionnel, populaire et citoyen, pour ouvrir l’avenir et montrer que ce pouvoir ne peut gagner contre son peuple.

« Celui qui combat peut perdre mais celui qui ne le fait pas a déjà perdu ». (Berthold Brecht)

Pascal.anger@snepfsu.net