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Paris le 31 mars 2010

 

REVALORISATION :
mépris des personnels et des syndicats !

Le gouvernement est contraint de répondre aux exigences portées par la FSU et ses syndicats concernant la revalorisation des enseignants. Pour autant, ces annonces sont très loin de répondre aux revendications que portent les enseignants d’EPS avec le SNEP FSU et sont sans commune mesure avec l’objectif annoncé par Nicolas Sarkozy de faire de 2010 « l’année de la revalorisation des enseignants ».
En effet, les mesures prises ne concernent que les nouveaux recrutés cette année et, à la marge, les enseignants en début de carrière et restent très limitées au regard de l’élévation du niveau de recrutement. Elles n’auront d’effet que sur les 5 ou 6 premières années et ne devraient représenter qu’une augmentation moyenne de 25 euros mensuelle sur l’ensemble de la carrière !
En excluant plus de 75% des personnels, le gouvernement consacre son renoncement à revaloriser l’ensemble des enseignants.
Le SNEP dénonce par ailleurs la caricature de dialogue social que représente l’annonce de décisions par l’intermédiaire des médias, sans réelle négociation avec les organisations syndicales.

Les enseignants d’EPS se mobilisent depuis des années contre les suppressions de postes et la faiblesse des recrutements dans leur discipline, pour l’amélioration des conditions de travail et les salaires. Les annonces parcellaires et très insuffisantes du 30 mars leur apparaissent comme une provocation au regard de la dégradation du service public d’enseignement quand, dans le même temps, le recrutement d’un seul enseignant d’EPS sur trois partant en retraite est pérennisé. Le SNEP dénonce la logique qui entend faire payer la revalorisation par les suppressions d’emplois. Les moyens pour revaloriser les personnels de l’éducation existent, il suffit de comparer la hauteur des sommes annoncées à celles englouties, par exemple, dans le bouclier fiscal ou dans la défiscalisation des heures supplémentaires.

Le ministre doit entendre les organisations représentatives et ouvrir les négociations sur la base d’un plan pluriannuel, permettant une réelle revalorisation de tous les personnels !