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Communiqué de Presse du 1er juin 2011

 

Campagne de recrutement à l’EN : le ministre pompier-pyromane

 

Luc Chatel, l’ex-communicant de l’Oréal, tente une nouvelle fois d’abuser l’opinion et d’apparaître comme le 1er recruteur de France alors qu’il met en œuvre le plus important plan social qu’ait jamais connu notre pays : avec des créations de postes très loin de compenser les départs en retraite, 61 000 suppressions de postes dans l’éducation depuis 2007 !

En EPS, le bilan de cette politique est très lourd : ce sont 4 500 postes supprimés depuis 2007, le démantèlement du système de remplacement, l’explosion de la précarité (multipliée par 4 en 3 ans), la massification des HSA, l’augmentation des effectifs, … qui dégradent les conditions de travail et la qualité des apprentissages pour tous.

Mais ce sont aussi des milliers d’étudiants écœurés dont les perspectives d’avenir se sont réduites, pour le plus grand nombre, au mieux à la précarité.

Le SNEP-FSU considère que le Ministre de l’EN partage avec le Président de la République et avec ses prédécesseurs la responsabilité d’être l’instigateur d’une grave crise de vocation.

Ces dernières années, pas un mot ne leur a manqué pour dénigrer la filière STAPS, pour affirmer qu’il y avait des excédents en EPS, et qu’il fallait ne remplacer qu’un départ sur trois à la retraite, pour dénigrer la fonction d’enseignant (souvenons-nous du discours de Latran), pour justifier la baisse du pouvoir d’achat des enseignants fonctionnaires (-10% en 10 ans), sur fond de cadeaux fiscaux pour les plus riches… Et en même temps la réforme de la formation met les stagiaires en difficulté en les plaçant directement sur le terrain sans formation suffisante.

Face à de telles orientations, il n’est pas étonnant que les étudiants se détournent de ce métier pourtant si essentiel aux jeunes, à la République et à ses valeurs.
A dévaloriser jour après jour la notion de solidarité, comment faire naître les vocations pour s’engager dans un métier qui vise à transmettre à toute la jeunesse des savoirs et des compétences pourtant si indispensables ?

Dans cette situation, le SNEP-FSU rappelle son exigence d’un plan de recrutement de 1 600 postes par an en EPS.

Luc Chatel, pyromane de l’Ecole, ne fera croire à personne, même avec une campagne de communication à 1,35 millions d’euros, qu’il est le pompier voulant sauver le système.