| EDITO
07 février 2010
« On joue les All Blacks »
Le « French paradoxe » en matière de syndicalisme est la popularité des syndicats (54 % des salariés font confiance aux syndicats) et la faiblesse du nombre de syndiqués.
Mais jusqu'à quand pourrons-nous continuer dans cette contradiction ?
Pas bien longtemps. Car lorsqu’on « joue » les All Blacks (ou toute autre équipe championne du monde) et que sur le « pré » nous sommes 10 contre 15, une seule certitude ; nous devrons plaquer, sans répit, et il est possible que malgré cela ils marquent des essais !…
Alors la défaite sera commentée, le manque d’unité, les mauvaises décisions de jeux, les formes d’actions…La crise d’efficacité sera l’objet de discours philosophiques, les meneurs de jeu seront suspectés…..
La belle affaire !!!
Surtout pour le coach des All Blacks.
Si l’équipe adverse ne se renforce pas, il peut espérer continuer son ouvrage.
Il est temps de dépasser nos ego, nos doutes, il est temps d’arrêter de surdimensionnner nos malentendus. Il faut (re)mettre le maillot, renforcer la résistance et les luttes en adhérant au SNEP.
Arrêter la « machine infernale » prendra du temps et nécessitera encore bien des mobilisations mais l’engagement de chacun, véritable anti-dote à la résignation, renforcera la détermination de tous.
Oui, le contexte nous pose une question redoutable
Ne devons-nous pas compter les uns sur les autres ?
Ne devons-nous pas jouer solidaires ?
C’est les vœux que je nous souhaite !
Alain Briglia
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