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EDITO
17 septembre 2008
Le choix du SNEP ! Ensemble pour Agir !
Le gouvernement a bien un projet de société, de changement de civilisation.
Tous les jours en effet, les inégalités progressent, le pouvoir d’achat recule pour le plus grand nombre de salariés et de retraités, la protection sociale solidaire est affaiblie, les libertés individuelles se réduisent, les services publics sont à la diète.
L’école, en tant que service public majeur subit une double attaque, à la fois sur ces moyens et sur sa finalité. L’EPS et le sport scolaire sont donc en première ligne de par leur coût et leur fonction.
Le sens de notre métier, son statut, ses conditions de mise en oeuvre, ses contenus, ses valeurs sont bel et bien remis en cause par l’insuffisance des recrutements, la massification des HSA, le développement de la précarité comme par le renforcement du poids des hiérarchies, les mises en concurrence, la redéfinitions des contenus (socle par exemple)...
C’est dans ce contexte qu’il faut replacer le rôle du SNEP, les mobilisations et les actions impulsées, leur impact sur les politiques mise en oeuvre.
Car si nous avons maintenu l’EPS obligatoire au brevet, le retour dans notre statut du forfait du Sport Scolaire, les 4 heures en sixième, si nous disposons encore d’un statut de fonctionnaire, ... ce n’est pas le fait du « prince » mais bien le résultat de nos luttes.
Le gouvernement le sait bien, qui prend de nouvelles mesures pour les rendre encore plus difficiles ou qui, systématiquement communique en les minimisant.
Il entend bien détourner les salariés, les enseignants d’EPS de l’outil collectif qu’ils se sont dotés pour mieux agir à sa guise. Il travail les consciences à se résigner, à douter de l’efficacité de l'action collective. Celle-ci n’étant, par ailleurs, pas simple à construire.
Le SNEP entend bien au contraire poursuivre l’action, sur la durée et sous des formes multiples, tant dans notre champ spécifique que général avec la FSU notamment.
De nombreux collègues dès la rentrée ont fait appel à lui pour les aider à faire respecter leur droit, à refuser les chantages...
Dès la rentrée, cette capacité d’agir, d’informer, de proposer, cette solidarité est essentielle pour nombre de collègues, mais aussi pour la profession ! Encore faut-il lui en donner les moyens.
En rejoignant le SNEP, ou en reconduisant votre adhésion, ou en revenant vers lui, chacun est solidaire de l’autre, chacun renforce la détermination de l’autre.
L’espoir de faire bouger les lignes renaît.
Se syndiquer c’est donc déjà résister, mais c’est aussi entrouvrir d’autres horizons.
Soyons ambitieux pour nos élèves, notre métier !
Alain BRIGLIA
Secrétaire national
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