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Le sport scolaire : un atout pour l’école
Paris, le 22 janvier 2009

Le SNEP a toujours considéré que l’animation du sport scolaire fait partie des missions des enseignants d’EPS. Il a défendu le forfait de 3h pour tous, de « Soisson 1978 à de Robien 2007 », il a contesté les propositions du rapport Leblanc (2002), les attaques injustes de la Cour des Comptes (2005). Il a ainsi contribué, avec l’ensemble de la profession, à faire des AS des collèges, LP et lycées des parties intégrantes du service public d’éducation, et à installer l’UNSS comme un des éléments clefs de ce dispositif. Avec plus d’un million de licencié(e)s dont 40% de filles, 95 000 jeunes officiels, une présence forte dans les ZEP et les zones rurales, l’UNSS joue un rôle fondamental dans la démocratisation de l’accès  des jeunes aux pratiques sportives et artistiques.

Ce rôle, il faut le conforter en transformant et améliorant sans cesse les formes et les contenus du sport scolaire, pour qu’il réponde toujours mieux aux objectifs de l’école et soit un aiguillon pour transformer le sport, le rendre plus éducatif.

C’est pourquoi le SNEP s’engage avec énergie dans le refus de la transformation de la position des cadres de l’UNSS, actuellement « mis à disposition ». Le ministère et le directeur de l’UNSS veulent imposer le passage à la position de « détachés » aux 186 directeurs et directeurs adjoints concernés, en prétendant que « cela ne changera rien ». Le SNEP estime au contraire que cela prépare à tout changer, et que le passage au détachement, en donnant une fausse autonomie à l’UNSS, éloignerait le sport scolaire du service public d’éducation et ouvrirait la porte à un désengagement de l’Etat.

Combattre ce projet ne doit pas être l’affaire que des cadres UNSS concernés, mais celle de tous ceux qui ont le sport scolaire au cœur. Premier geste : signer et diffuser la pétition en ligne sur le site du SNEP. A ce jour, plus de 8300 signatures.

Michel FOUQUET