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Le sport scolaire, outil indispensable de l’Education Nationale
Le 06/01/04
Synthèse des notes de Nina Charlier, collège Langevin Wallon, Blainville s/Orne (14) – Simone Sans, collège Castellas, Marguerittes (30) – Guy Papelier, SUAPS Orsay (91) – Françoise Simon, collège Les Prés, Montigny le Bretonneux (78) à partir du travail en commission suite à l’ouverture des Assises par Jean Lafontan
Il faut relier les problématiques du sport scolaire à celles du service public de l’éducation :
- sur la question de l’adhésion, il n’y a pas de pratique spontanée, il faut réfléchir sur le rapport de la jeunesse au mécanisme de l’adhésion
- sur la question de l’offre et de la demande : qui articule au sein de l’EN la demande des élèves et l’offre ?
- sur la question du rapport au savoir, il faut aller vers un essai de caractérisation des formes de pratique : loisir, détente, entraînement, rencontres, compétitions (peut-on envisager des perspectives de développement ?). Tenir compte de l’environnement qui évolue chaque jour. S’engager dans une pratique d’observatoire des pratiques. Quelle est l’intervention du corps d’inspection sur cet aspect ?
Au niveau de l’AS, à quoi sert-on ? Qu’est-ce qui guide nos choix ? C’est la diversité qui fait la richesse du sport scolaire, mais il faut fédérer le tout (par la structure).
• il y a nécessité de rester sur la qualité pour garder les gamins à l’AS : à l’AS on apprend, on progresse…
• il faut analyser les chiffres (telle activité marche, pourquoi ?) et les formes de pratique.
Analyser pour mieux cerner la réalité du sport scolaire ? C’est difficile à caractériser car il existe autant de sport scolaire que d'établissements (problèmes et réussites souvent liés à des contextes locaux précis).
Mettons-nous dans les conditions pour intervenir dans les différentes instances, c’est un lieu de négociations possible.
Il y a un déficit considérable de communication interne et externe de ce qui se fait dans le sport scolaire, pas ou peu de débat au sein de l’établissement concernant le sport scolaire.
• c’est la mise en réseau des causes qui permet d’appréhender la réalité.
• il faut mettre en relation le fonctionnement de l’établissement (tissu social) avec celui de l’AS (ex. du Gard).
• le sport scolaire ne peut se réduire à du FSE sens social du sport scolaire = il faut faire se rencontrer les gamins si l’école jette cet outil, qu’est-ce qu’elle perd l’école ?
• le sport scolaire doit permettre l’accès de tous (prix de cotisation modique), des formes de pratique variées, l’exercice de plusieurs rôles, la pratique de tous (quel que soit le niveau de pratique).
L’AS remplit une mission de service public (cf. chiffres ruralité, les filles, certains départements), elle contribue à la formation de sportifs avec des valeurs que l’on souhaite développer, elle contribue à construire l’identité de l’établissement, à la culture de l’établissement. On ne dit pas assez ce que l’on fait. Le sport scolaire est trop méconnu du grand public. Il y a une lutte interne et une lutte externe. |
A propos de l’Associatif
Nos représentations sur le sport scolaire sont parfois fausses car il ne faut pas penser que seul le secteur des lycées connaît des problèmes de fonctionnement.
En collège aussi il en existe quand on voit :
- le manque de régularité de certains pratiquants,
- la concurrence des fédérations qui investissent le créneau du mercredi après-midi
- la diminution de la participation des filles au cours de l’avancement de la scolarité
L’investissement des collègues est un élément clé pour rendre l’AS représentative, souvent il faut déborder le forfait des 3h. L’intégration des jeunes collègues doit être réfléchie du point de vue de l’AS. Il faut les convaincre qu’ils ont quelque chose à jouer pour la démocratisation de l’AS.
Les collègues cherchent à innover pour diversifier l’offre de pratique et répondre aux aspirations des élèves même si certaines propositions amènent parfois à s’éloigner de la structure UNSS :
- interclasses / intra muros
- multi-activités sur une même année
- accent porté sur la convivialité, le partage
Notre réflexion doit porter sur de grandes questions :
Quelle définition de la vie associative dans le cadre scolaire ? Quel sport scolaire pour le 21ème siècle ? Quelles compétitions sportives plus adaptées aux exigences d’un sport scolaire ? Quels modèles de rencontre ? Le débat s’engage sur les valeurs de la vie associative : comme tous les autres aspects de la vie, ces valeurs doivent être travaillées. Elles ne vont pas de soi. Les conditions du développement de ces valeurs doivent prendre en compte toutes les formes de pratique.
L’AS doit se positionner vers des pratiques sportives plus autogestionnaires.
Si le débat sur l’école existe, alors le débat sur le sport scolaire existe également. C’est un lieu où s’expriment des contradictions.
Faut-il redéfinir de priorités au sport scolaire ?
Le sport scolaire doit-il être un facteur d’assimilation ? Quel type de socialisation ? Quelles en sont les formes concrètes ? Quels sont nos outils ?
Il faut tenir tous les bouts : sportif et associatif.. l’AS permet d’entrevoir qu’un autre sport est possible. En même temps, l’AS produit des cadres. La multiplicité des rôles possibles pour les jeunes est une spécificité du sport scolaire.
Il ne faut pas être trop prisonnier des enjeux pour avancer. L’AS est d’abord une pratique. Cette obsession nous rend défensif. Attaquer par les valeurs nous met en difficulté. Toute activité scolaire doit pourtant prouver son utilité sociale.
De la même manière que nous avons beaucoup évolué lors de la création des districts, au profit des collèges surtout, il faut faire avancer le sport scolaire en lycées. Il serait peut-être intéressant de collecter toutes les innovations trouvées par les collègues de lycées pour qu’elles soient reprises et adaptées au cas par cas, car il y a des « choses qui marchent » et qui doivent pouvoir être des points d’appui.
Le souci est que le maximum d’élèves pratique, quel que soit leur mode d’entrée. Il vaut mieux connaître et analyser les attentes diverses de jeunes pour mieux y répondre.
A condition de ne pas verser dans le foyer socio-éducatif, tout est à inventer. Chaque enfant doit pouvoir trouver sa place quel que soit le pôle : animation/formation/compétition.
On met en place des « coups » qui fonctionnent mais comment passer de ces coups événementiels à une véritable continuité de pratique ?
Le sport scolaire remplit son rôle, notamment au niveau de la pratique des filles.
Gagner et perdre fait partie du jeu mais le sport scolaire c’est aussi la convivialité.
Le projet d’AS est inclus dans le projet d’établissement et il est très important de porter à la connaissance des chefs d’établissement l’ensemble des actions réalisées dans le cadre de l’AS.
La place de l’AS dans la vie de l’établissement doit être valorisée.
Quel sens donne-t-on au côté associatif de l’école ? Il faut mener le débat.
A propos du coût
Le sport scolaire crée des richesses, il a pour preuve toutes les réussites, les pas en avant à tous niveaux depuis l’échelon de l’établissement.
Les profs d’EPS font réaliser des économies à l’état car :
- qu’en serait-il si le service passait de 20h à 18h pour s’aligner sur celui des autres disciplines ?
- la loi n’est pas toujours appliquée : certains TZR n’ont pas l’AS dans leur service.
Financement :
• un état des lieux doit être fait : quelles aides financières des collectivités territoriales ? Quelles installations mises à disposition pour montrer les différences et pointer du doigt les inégalités par rapport à la mission de service public sur tout le territoire ? L’Etat devrait s’engager à un minimum pour tous, la proposition de 50% émise par le SNEP paraît minimale.
• les départements et les académies sont loin d’être égaux mais si cela aboutit à se retourner vers les municipalités, quid de la responsabilité du ministère, seul référent commun à tous ?
• on assiste à une inversion rentrée dans la logique des enseignants et qui est fort dommageable : on dispose d’une enveloppe budgétaire à partir de laquelle on va organiser le sport scolaire (ex : les transports). On s’interdit de faire certaines choses par peur de ne pas pouvoir les faire rentrer dans l’enveloppe, avant on raisonnait à l’inverse : le projet éducatif était premier.
• les difficultés du financement existent dans les districts, mais les projets prennent en compte les réalités locales.
• de réels moyens doivent être attribués pour le suivi médical des licenciés. La médecine scolaire doit devenir un moyen pour le sport scolaire. Un suivi des élèves doit être possible.
A propos de la structure
Quel projet offensif à l’issue des Assises pour avancer un autre modèle de sport que celui avancé par le haut et immuable ?
Une union nationale du sport scolaire devrait impulser les innovations.
La structure doit se poser des questions et la structure nationale doit faire vivre un fonctionnement démocratique. Le SNEP et les élus des AS doivent prendre marque dans les différentes instances.
Les propositions nationales sont calquées sur le fédéral et il faudra bien se poser la question de « c’est quoi le sport scolaire au travers des pratiques qu’il propose ? ». Le choix des APS, la question de la continuité avec l’EPS doit être posée.
Le sport scolaire donne des couleurs à l’école et réciproquement. Il doit y avoir continuité et les grands écarts entre les contenus doivent être abolis. La ligne qui vient d’en haut sévit encore : jouez à ce que vous voulez mais jusqu’au niveau départemental. Y aurait-il un sport scolaire de vitrine dans lequel certains jouent et un autre ?
Le sport scolaire c’est le district et le département surtout et les structures de décision posent problème : il y a difficulté à faire évoluer les choses à partir de l’échelon académique.
Le district et le département sont des structures sur lesquelles on peut s’appuyer afin de diversifier les offres de pratique (types de pratiques/temps de pratique). La variété des formes de pratique doit permettre d’accueillir tous les niveaux de pratique.
Les difficultés de financement des districts existent mais les projets prennent en compte les réalités locales. Les structures doivent porter la marque d’une vie démocratique. Elle doit articuler les nécessités de fonctionnement et des orientations ambitieuses. Dans les 30 propositions du SNEP, il n’y a rien pour faire évoluer les structures vers plus de démocratie. Nous sommes des éléments de l’institution. Trop souvent le niveau national se substitue aux démarches novatrices. Les programmes devraient être élaborés par les districts et les AS. Il y a dans les statuts une usurpation du rôle de l’EPS. Les liaisons EPS/AS sont à rénover.
Le district est un échelon fondamental où un vrai fonctionnement démocratique doit s’instaurer.
On a le sport scolaire qu’on mérite ; les structures sont certes à améliorer mais on doit investir les lieux de décision en tant qu’enseignant pour faire évoluer les choses. Investir les CTD, les CMR, faute de quoi on ne peut rien reprocher à la structure UNSS. Même si cela est coûteux en temps, c’est la mission de l’enseignant.
Quelles constitutions des CMN pour faire évoluer les choses ? On doit également se poser la question de l’articulation des différents projets.
Notion de représentativité : quelle validité peut-on donner à l’élection des élèves élus des AS ? Jusqu’où va-t-on dans la responsabilisation de l’élève pour ne pas l’envoyer au carton ?
Dans la structure et dans la prise de décisions, l’élève construit son rôle de citoyen.
La structure doit être force de propositions pour des contenus de formation en STAPS.
A propos de la dimension nationale
Spécificité du sport scolaire : c’est un service public dont la présidence est assurée localement par les chefs d’établissement.
2004, année de l’éducation par le sport ? Proposition européenne dans laquelle le sport scolaire doit prendre sa place.
Comment va-t-on se positionner par rapport aux autres organisations dans le domaine de la jeunesse qui investissent petit à petit le créneau du mercredi ?
On ne sait pas populariser ce que l’on fait mais le sport scolaire est souvent pris en exemple y compris par le ministère.
Le sport scolaire : service public essentiel à défendre.
Quel sens donner au sport scolaire ? On peut être désarmé car il y a plein de sens permis pour la structure nationale en fonction des particularités locales et académiques, l’essentiel est qu’il ait un sens pour l’élève.
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10/07/06
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