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Développer des compétences à l’animation du sport scolaire, un enjeu à l’UFRAPS et l’IUFM
Le 06/01/04
Daniel Bouthier, IUFM d’Aquitaine
Daniel Bouthier a développé ses conceptions de la formation initiale à l’animation du sport scolaire durant les études STAPS et en IUFM. Nous résumons ici son intervention.(Cet article a été publié dans le n°11 de la revue Contre-pied)
Un constat en formation initiale : « Le sport scolaire ? Connais pas ». Pourquoi ?
• peu de stages de pré-professionnalisation (D2, Licence, CAPEPS) se déroulent selon des modalités favorables à une expérience tutorée en UNSS ou USEP.
• l’UNSS et l’USEP sont présentées de façon théorique dans leurs structures et leurs finalités.
• en PLC2, voire PE2, le contact avec le sport scolaire oscille entre hasard et nécessité selon les sites d’accueil.
Il est donc nécessaire d’avoir une stratégie offensive de formation.
Former des militants du sport scolaire !
Cela suppose trois orientations principales en étroite relation :
• une pratique personnelle consistante d’approfondissement, permettant d’avoir une base sensible de vécu et réflexive d’analyse en commun.
• une participation et un engagement effectifs dans des animations et des événements du sport scolaire.
• une ouverture systématique vers les conditions organisationnelles, didactiques et pédagogiques de la vie associative sportive et artistique.
Daniel Bouthier s’appuie alors sur deux exemples d’essais contrôlés de formation : le premier au sein de l’option rugby à la Division STAPS d’Orsay ; le second dans le cadre de la formation EPS PE2 à l’IUFM d’Aquitaine. Nous ne parlerons ici que du premier exemple.
L’option rugby aux STAPS d’Orsay (1984-1998)
L’option à Orsay débutait en première année de DEUG et se poursuivait jusqu’au CAPEPS. Nous disposions de 4 ans et de 4 à 6 heures hebdomadaires selon les années (2 à 3 créneaux de pratique comprenant la FNSU et une heure de « théorie »). On peut donc dire que l’option rugby répondait aux caractéristiques suivantes :
• une pratique consistante de novembre à avril avec un vrai challenge sportif ce qui a conduit l’équipe STAPS d’Orsay en finale des championnats de France FNSU en 1995 et 1998.
• une intervention en pédagogie pratique en octobre et mai (sur les écoles primaires ou collèges du secteur)
• des enseignements d’option en technologie et didactique du rugby orientés sur l’analyse de l’activité et la maîtrise de l’intervention éducative.
• un projet de tournée aux « antipodes » élaboré sur deux ans.
Les tournées rugbystiques
Elles ont eu une importance particulière pour la formation associative des étudiants. Quatre éléments méritent d’être soulignés.
• une montée progressive en puissance : Gers/Pays Basque (1991), Irlande (1993), Afrique du Sud (1996), et enfin Argentine/USA (1998).
• une organisation de la vie associative pour concevoir et rendre possible le projet (concertation pour adopter le projet ; initiatives financières et festives diverses participant aussi à l’animation du campus…).
• un format éducatif de tournée (rencontres et spectacles sportifs, informations universitaires, animation rugbystique en zones difficiles et…tourisme).
• un partenariat et un rayonnement régional.
En conclusion
Il s’agit d’exploiter pleinement toutes les ressources des structures de formation, dont l’animation sportive et les Associations Sportives (FFSU) et Culturelles (IUFM). Ceci comme creuset de formation et pas seulement comme pratique de consommation compétitive. |