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Clôture des assises
Le 06/01/04
Jean-Luc Refuggi, lycée Argouges, Grenoble (38)
Dans la foulée des discussions initiées autour du rapport Leblanc, les deux journées que nous venons de vivre ont, je pense, permis de poursuivre le débat, de préciser et affiner nos analyses et propositions et dans les nombreux échanges d’entrevoir les voies d’une évolution positive des AS et de la structure de l’UNSS.
Ces assises confirment que le sport scolaire est un outil d’avenir pour le service public d’éducation.
Quelques idées forcées qui ont traversé mes travaux :
• Le sport scolaire vit globalement bien dans les collèges. Dans les lycées et LP la situation est plus contrastée. Des établissements font preuve d’un formidable dynamisme, d’autres souffrent et peinent à relancer l’AS. Certains jeunes (plus particulièrement en LP) semblent se détourner des AS.
• Le sport scolaire, s’il est aujourd’hui fragilisé par le contexte général dans lequel il évolue, par les problèmes lourds et complexes qui taraudent tous les dispositifs éducatifs dans et hors de l’école, reste un acquis pour les lycéens et collégiens.
• L’UNSS et les AS locales sont aussi des espaces d’émergence de formes nouvelles de pratiques, de valeurs et d’attitude critique à l’égard de certaines déviances du sport, la formation de centaines de jeunes officiels capables de gérer au plus haut niveau des rencontres sportives.
• La plupart des jeunes inscrits dans les AS n’iraient pas ailleurs tout simplement parce qu’ils ne sont pas attendus.
Ces deux journées en témoignent.
Le sport scolaire n’est pas à l’agonie, mais il a besoin d’être fortifié, re-réfléchi.
Une nouvelle dynamique doit être trouvée. Ce renouveau doit-être pris à bras-le-corps par :
• la profession, en dépassant le découragement et le ras-le-bol.
• le ministère et l’Etat qui doit confirmer ses engagements liés au forfait pour tous, au temps de pratique commun, à la subvention de fonctionnement.
• les recteurs et IA qui, trop souvent, ignorent ou ne comprennent pas le sport scolaire.
• les chefs d’établissements qui doivent reconnaître le bien fondée de son existence dans leur bahut.
Ce nouveau, cette dynamique dépendra en grande partie de la capacité du SNEP et de ses militants à les impulser et à les faire vivre. C’est le pari de ces assises !
Parmi les revendications déjà formulées par le SNEP (cf. les 30 propositions), il apparaît qu’à l’issue de ces deux journées, les 10 propositions ci-dessous doivent être immédiatement mises à l’étude pour être effectives dans les meilleurs délais : |
Dix propositions pour une nouvelle étape de développement du sport scolaire
1. Le forfait de 3h pour l’animation de l’AS, dans le cadre des activités organisées par l’UNSS, doit être inclus dans le service de tous les enseignants d’EPS, quelle que soit la nature de leur affectation.
2. La libération du mercredi après-midi pour les activités et l’ensemble des rencontres des AS doit être réaffirmée comme une priorité incontournable dans la construction des emplois du temps des établissements, particulièrement dans les lycées.
3. L’UNSS doit recevoir de l’Etat les moyens de fonctionner comme un véritable service public ; les subventions doivent être notablement réévaluées ; la contribution des familles doit cesser d’augmenter.
4. Le fonctionnement régulier et démocratique de l’ensemble des instances doit être assuré à tous les niveaux, tant dans le temps que dans la forme, avec la participation de tous les membres, et avec la volonté constante d’en faire des outils pour une amélioration du sport scolaire. Les délégués de district, les élus des AS doivent être mieux reconnus dans les différentes instances de l’UNSS. Les élèves doivent être mieux associés au fonctionnement et aux prises de décisions de leur AS.
5. Les statuts des AS et de l’UNSS doivent être améliorés avec notamment la mise en place de vice présidence(s) aux côtés des actuels présidents, de commissaires aux comptes des AS.
6. La situation des cadres de l’UNSS doit faire l’objet d’une négociation pour déterminer les évolutions souhaitables et rendre cette fonction lisible et attractive pour les militants du sport scolaire.
7. Une réflexion doit être organisée du niveau des districts au niveau national afin de favoriser l’innovation quant aux contenus, aux formes de pratiques, de travailler sur la notion de « compétition scolaire ». Cela nécessite la libération de temps pour tous les acteurs, particulièrement en fin d’année.
8. Dans chaque département et au niveau national, un « Observatoire des pratiques du sport scolaire » doit être mis en place.
9. L’implication des collectivités territoriales dans le fonctionnement du sport scolaire doit faire l’objet d’une harmonisation pour mettre un terme au développement des inégalités entre les AS suivant leur département ou leur région d’appartenance, pour leur permettre aussi un engagement éducatif explicite dans la vie du sport scolaire. L’idée d’une convention tripartite entre l’Etat, les collectivités territoriales et l’UNSS doit être sérieusement étudiée.
10. La formation des enseignants d’EPS (FI – FC) doit intégrer des modules et des stages sur le thème du sport scolaire. Cela implique aussi que les concours de recrutement des enseignants d’EPS fassent explicitement référence à cette dimension importante de notre professionnalité.
Merci à tous les pratiquants, merci aux intervenants…. Bon retour, bon courage….. Et rendez-vous dans les luttes à venir !!
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10/07/06
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