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Le rôle du chef d’établissement
Le 06/01/04
Michel Fouquet, secrétaire national du SNEP
Cadre du débat
Dans l’AS, cellule de base du sport scolaire, le chef d’établissement a un rôle déterminant à jouer. Il est concerné sur les deux facettes du sport scolaire :
• service public, avec la responsabilité administrative et comme président du CA, de veiller au bon fonctionnement du sport scolaire dans son établissement (forfait des enseignants d’EPS, mercredi après-midi, vie sportive de l’établissement, projet de l’AS et projet de l’EPLE, aides nécessaires au bon fonctionnement de l’AS…)
• association, avec la présidence de droit de l’AS et la responsabilité de contribuer au fonctionnement de celle-ci : vie de l’AS, instances régulières, choix des activités, des formes et des temps de pratique, rôle des élèves, communication de l’AS, rapport à la vie sportive et associative locale, financements …
Cela peut être vu comme une contradiction : « président obligé » d’une « association » fonctionnant sur le modèle de la loi de 1901
Trois remarques :
1) Ce double rôle est rarement joué réellement par les chefs d’EPLE, pour différentes raisons ;
2) Le débat engagé par le SNPDEN à l’occasion de la consultation nationale sur le sport scolaire a focalisé la réflexion sur une problématique juridique qui a « pollué » le débat nécessaire sur la participation des chefs d’EPLE au sport scolaire.
3) Malgré son action résolue contre la présidence, le SNPDEN a accepté de signer, avec le SNEP, une lettre rappelant des principes forts et les valeurs du sport scolaire. |
1) Le chef d’établissement présent, suite à son intervention lors de la table ronde de l’après-midi, a insisté sur la difficulté de la fonction de chef d’EPLE au regard du problème de responsabilité. « Responsable de tout, de ce qu’on ne voit pas, de ce qu’on ne sait pas », la question posée est bien : « Jusqu’où on accepte le risque ? »
Pour lui, la réponse à cette question tient à une autre question : « A quoi ça sert ? » A partir du moment où il est convaincu de l’utilité, du sens du sport scolaire, le chef d’établissement est amené plus facilement à s’investir dans le fonctionnement, dans la mise à disposition et la recherche de moyens pour l’améliorer.
Enfin, il rappelle que l’AS doit être liée au fonctionnement de l’EPLE, tant dans son mode de vie (se faire connaître…) que dans son aspect institutionnel (projet d’AS et projet d’établissement). Le travail en commun est favorisé par ces principes, et c’est un gage de réussite pour l’AS.
2) Si les enseignants adhèrent à ces propositions, et considèrent que l’AS est une question (parmi d’autres) de vie scolaire, ils formulent d’autres idées :
a) Il y a une coresponsabilité des personnels en charge du fonctionnement de l’AS. Celle-ci, dépassant le rapport hiérarchique ou la simple prescription, permet aux enseignants d’EPS et au chef d’établissement de travailler ensemble à une analyse du contexte et de son évolution, des continuités et des ruptures, des objectifs et des moyens. A partir de là, des problématiques de transformation peuvent être posées, qui traitent de la réalité et de la façon dont on peut espérer résoudre les problèmes posés et identifier les pistes d’innovation. Ce travail est à mener d’abord à l’initiative les enseignants d’EPS, chevilles ouvrières de l’AS. Il doit concerner le chef d’établissement et au-delà tous les acteurs (élèves, parents, autres partenaires locaux) ; il doit être porté à la connaissance des autres AS du district et de l’UNSS.
b) La question du rôle du chef d’établissement est à lier à celle de la formation à la vie associative. L’objectif n’est pas de faire vivre de façon formelle des instances (AG, comité directeur) non opérationnelles, mais bien de développer une vie associative concrète, appuyée sur la vie sportive de l’AS. Il faut mieux définir ce que signifie « donner des responsabilités aux élèves » et plus largement ce qu’est une réelle formation à la vie associative.
Pour autant, la question du fonctionnement (ou du déficit de fonctionnement) des instances de l’AS mérite d’être posée. A quelles conditions peut-on leur donner de l’intérêt, et par là-même les rendre vivantes, attrayantes … et peut-être indispensables ?
c) La question « A quoi ça sert ? » ne doit pas être de la seule responsabilité des enseignants d’EPS. Il est important que les formations de l’ensemble des responsables institutionnels du sport scolaire abordent sérieusement ce problème qui doit être intégré dans la fonction de chef d’établissement, d’IA, de recteur… de ministre. On ne peut se satisfaire du « bon vouloir » éventuel et ponctuel de ces autorités.
En résumé, on pourrait dire : A partir de la question posée de l’utilité du sport scolaire, des éléments de réponse apportés, peut se mettre en œuvre une véritable coresponsabilité des responsables du fonctionnement de l’AS que sont principalement les enseignants d’EPS et le chef d’établissement. Le partage des tâches dans une optique commune de transformation et de progrès est alors facilité.
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10/07/06
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