Sport scolaire

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La situation actuelle :

  • L’abrogation du décret du 12/2/2007, annoncée le 11 juin, crée une situation nouvelle pour le sport scolaire. Le forfait de trois heures, indivisible, redevient la règle pour tous les enseignants d’EPS, à l’exception de ceux qui demandent, par dérogation au principe ainsi posé, à accomplir, l’intégralité de leur service en heures d’enseignement, « l’initiative de telle situation ne pouvant venir de l’administration ».
  • Le report de l’AG de l’UNSS (au mois de septembre 2007 ?) retarde ce bilan annuel important pour fixer les orientations de l’année sportive 2007/2008, et qu’il est pourtant impératif de réaliser très précisément cette année, pour montrer l’outrance que représente le rapport remis par les IG au précédent ministre, rapport non publié, mais largement diffusé au sein de l’administration de l’EN.
  • Les élections aux instances de l’UNSS doivent se dérouler dès la rentrée 2007.

Les problématiques :

  • Le service public du sport scolaire doit continuer à évoluer, à se développer dans la perspective de répondre mieux aux attentes des jeunes, du monde de l’école et du monde du sport. Pour autant, il mérite mieux que le pamphlet partial et les recommandations mortifères de la mission des IG.
  • La volonté politique affichée de développer le sport à l’école ne peut manquer de s’appuyer, pour ce faire, sur l’EPS obligatoire et l’ensemble des pratiques scolaires volontaires, dont celles développées au sein des AS.

Le SNEP demande :

  • Les conséquences de l’abrogation du décret du 12/02/07 (de Robien) doivent s’inscrire et être appréhendées dans le cadre du statu quo ante : le forfait de 3 heures, indivisible, doit figurer dans le service de chaque enseignant d’EPS à la rentrée et ne peut, en aucune façon, relever d’heures supplémentaires dans l’emploi du temps des personnels.
  • Une prise de position du ministère de l’EN sur l’intérêt du service public du sport scolaire proposé par les AS des collèges, lycées et LP,  organisé dans le cadre de l’UNSS, et dont le caractère particulier doit être confirmé. Cela induit nécessairement un « classement sans suites » du rapport de la mission des IG.
  • Une réévaluation substantielle de la subvention du MEN à l’UNSS ; celle-ci n’a pas augmenté depuis 1989.
  • L’engagement – ou la poursuite quand le travail a été commencé – d’actions systématique de bilans, d’analyse des réussites et des difficultés, d’élaboration collective des projets départementaux et académiques du sport scolaire et de formalisation de projets de développement pour les AS dont l’activité est faible. Ce travail doit être impulsé par la hiérarchie administrative (chefs d’établissement, IA-IPR), en liaison avec les enseignants d’EPS animateurs de l’AS, les coordonnateurs de district et les directeurs-trices des services départementaux et/ou régionaux de l’UNSS, le tout en connexion avec les élèves et les parents.
  • D’autre part, les points suivants devraient faire l’objet de négociations :
    • l’évolution des statuts des AS et de l’UNSS, avec entre autres, la question des vice-présidences, des commissaires aux comptes,
    • l’ouverture de négociations sur la situation des cadres mis à disposition de l’UNSS, en relation avec leur fonction et leurs responsabilités,
    • la réflexion sur l’idée d’une convention tripartite entre l’Etat, l’UNSS et les collectivités territoriales,
    • la reconnaissance institutionnelle des districts UNSS et de leurs coordonnateurs (délégués),
    • la création d’Observatoires du sport scolaire, aux niveaux départemental et national, en lien avec les CD UNSS.
    • une dimension « sport scolaire » dans les plans de formation initiale et continue des enseignants d’EPS, des chefs d’établissement et des responsables administratifs de l’EN.