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Santé, pénibilité du métier, fin de carrière des enseignants d’EPS

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Constat

La spécificité du métier d’enseignant d’EPS se traduit par une pénibilité tout au long de sa carrière.
Le facteur « usure du corps » est une réalité pour les enseignants d’EPS. Le corps est soumis à de nombreux traumatismes qui, même chez des personnes en forme, font progressivement apparaître des douleurs ankylosantes (voir déclaration faîte par le docteur Zorman, médecin conseiller technique auprès du recteur de Grenoble, lors de la table ronde : « pas de classe sans enseignant » en 1997 et reprise en 2003 par la DPE lors des groupes de travail sur la pénibilité).
De même l’enseignant d’EPS a souvent des problèmes de voix, d’audition (liés au bruit) et, est soumis à une tension nerveuse et à un stress extrêmement importants (sécurité des élèves, difficultés croissantes d’enseignement…).
La pénibilité du métier tout au long de la carrière est incontestable, notamment pour les femmes durant leur grossesse, et s’accentue à partir de 50 ans pour tous. Les dernières années d’enseignement peuvent être extrêmement difficiles. La loi Fillon sur les retraites ne fait qu’aggraver ces difficultés en allongeant de fait la durée de la carrière.

Les enseignants jeunes comme plus âgés sont de plus en plus concernés par la « santé au travail ». Le dysfonctionnement (comités médicaux, commissions de réforme, le manque criant de médecins de prévention…), dans le suivi des problèmes de santé des personnels perdure et s’intensifie dans un grand nombre de départements.
L’absence d’une médecine de prévention, de suivi, de postes adaptés ou de reclassement, font qu’un grand nombre d’enseignants d’EPS se retrouvent dans des situations précaires qu’ils vivent psychologiquement très mal…

Le SNEP revendique :

Concernant la santé et la pénibilité :

  1. Le développement d’une réelle médecine de prévention de qualité (augmentation du nombre de postes de médecin de prévention et mise en place d’aide et de suivi psychologique), pouvant aider à faire reconnaître certains traumatismes ou maladies comme « maladie professionnelle »,
  2. Une visite médicale annuelle,
  3. L’allègement et/ou l’aménagement du temps de travail pour raison de santé ou de pénibilité,
  4. Un allongement du congé de maternité et un suivi sérieux de la grossesse, avec possibilité d’aménagement ou d’allègement des horaires…,
  5. La diversification et l’augmentation des postes adaptés de courte et longue durée,
  6. D’autres activités permettant si besoin après formation, un reclassement professionnel,
  7. Le développement, dès la formation initiale, de l’information et de la prévention.

Concernant la pénibilité et la fin de carrière :

    1. De permettre des aménagements progressifs du temps de service à partir de 50 ans (tutorat, coordonnateur de projet…),
    2. De réintroduire les dispositifs de fin de carrière (CPA et CFA),
    3. Le droit à disposer d’une retraite à taux plein sur la base de 37,5 annuités,
    4. La possibilité de faire valoir le droit à pension à 55 ans sans décote.