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Salaires

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Un constat

Depuis 1982, le salaire d’embauche d’un professeur d’EPS est passé de 2 fois le SMIC à 1,27 aujourd’hui. C’est dire la sérieuse dégradation qu’a connu le pouvoir d’achat de ces derniers. Depuis la désindexation de sa valeur sur les prix, le pouvoir d’achat du point de la Fonction Publique a perdu 15% brut et 25% en net.

Parallèlement, l’action sociale est la plus pauvre dans l’Education Nationale, comparée aux autres ministères.

Cette dévalorisation du métier d’enseignant risque de compromettre l’attractivité de ces métiers, dans le même temps où nous allons devoir faire face à un renouvellement important de la profession. La concurrence des recherches de qualification entre les secteurs publics et privés va s’aggraver.

Les ministres successifs de la Fonction Publique veulent modifier la structure même de la rémunération, en introduisant la conception du mérite (prime à la performance, etc.).

Le SNEP est opposé à cette conception et à l’individualisation des traitements qui seraient contraire au principe même de la Fonction Publique ; concours, échelles indiciaires, avancement, et contreviendraient aux besoins de travail en équipe dont le développement est indispensable.

Le SNEP demande

  • l’indexation de la valeur du point d’indice sur les prix (traitements et pensions).
  • le rattrapage des pertes subies.
  • la reconstruction de la grille indiciaire avec des carrières revalorisées dont un premier salaire à hauteur de celui du 5ème échelon.
  • le rétablissement du lien entre les salaires des actifs et les pensions.
  • une politique d’action sociale plus ambitieuse, offerte à tous les personnels : prestations et accès facilités à la culture et aux loisirs.