Les problématiques :
- Quel statut pour l’EPS et la culture physique et sportive dans l’école du XXIe siècle ? Une école ambitieuse pour tous peut-elle se passer de cette dimension originale ?
- Avec le socle commun, le risque s’accentue d’une EPS instrumentalisée, notamment à travers les piliers 6 et 7, au service d’objectifs généraux et transversaux. L’enjeu est au contraire l’acquisition de compétences spécifiques aux APSA (activités physiques, sportives et artistiques) pour atteindre les objectifs généraux de l’école. Les APSA, plébiscitées par les jeunes, sont à considérer comme buts et moyens de l’enseignement de l’EPS. La mixité de l’enseignement est à considérer comme une richesse, malgré des difficultés inhérentes à la diversité et à la spécificité des APSA programmées. L’école doit se soucier de la formation sportive de tous les jeunes. Les dispositifs de diversification (classe EPS) ou de spécialisation (SSS), ne doivent pas se développer au détriment de l’EPS pour tous.
- Faire de l’EPS une discipline de réussite scolaire nécessite des conditions d’enseignement et d’études de qualité (effectifs, horaires, installations, matériel, …). La question de la participation des élèves handicapés aux cours d’EPS doit être traitée sérieusement.
Le SNEP demande :
- Le prolongement en 5e, et à terme à toutes les classes de collège, des 4h d’EPS, dans la perspective des 5h pour tous.
- Une politique ambitieuse de création et rénovation d’installations sportives (cf. fiche)
- Un bilan précis des effets des programmes de 1996, 97 et 98, avant le travail de réécriture. Les programmes d’EPS doivent intégrer une exigence culturelle forte, et préciser ce que chaque élève doit savoir à la fin de sa scolarité au collège dans chaque APSA étudiée. La continuité avec les programmes du 1er degré en amont et des lycées en aval, doit être pensée dans une optique de cohérence et de lisibilité de la discipline EPS, mais aussi d’ambition pour que tous puissent apprendre et réussir. Les programmes doivent rester nationaux, et ne peuvent faire l’objet d’interprétations académiques.
- Le vide réglementaire concernant l’EPS au DNB doit être comblé, en interaction avec le travail sur les programmes. Un travail sur la performance sportive scolaire doit contribuer à sortir des oppositions stériles entre EPS, APSA et sport.
- Les élèves de SEGPA doivent bénéficier d’une EPS de qualité, au même titre que l’ensemble des collégiens.
- Une attention particulière doit être portée à la prise en charge des élèves handicapés en EPS ; des moyens spécifiques doivent être attribués dans cette perspective.
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25/06/07
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