Les carrières

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Un constat

La politique de refus de revalorisation des carrières des enseignants depuis de nombreuses années a conduit à un déclassement de ces professions en même temps qu’à une chute de leur pouvoir d’achat. Leur rôle social doit être mieux reconnu et les carrières repensées. Les dispositifs mis en place depuis 3 ans, en ne garantissant pas un déroulement complet de carrière, ne font qu’accentuer le sentiment insupportable d’un avenir mal assuré professionnellement. Les critères arbitraires, les insuffisances administratives, voire les conflits ne font qu’exacerber cet état d’esprit.

Les femmes subissent particulièrement le préjudice d’une telle orientation.

Pour les carrières des enseignants d’EPS se pose avec force la déconnexion de l’avancement et de la notation.

Les inégalités de carrières des TZR et entre les femmes et les hommes sont particulièrement sensibles.
Le dossier des chargés d'enseignement EPS est, lui, en cours de règlement.

Le SNEP demande

  • L'avancement pour tous au meilleur rythme avec dans un premier temps la suppression de l'ancienneté. La notation deviendrait sans effet sur le déroulement de carrière. L'évaluation (indispensable de tout fonctionnaire) doit être régulière et conçue pour accompagner, aider, conseiller voir pallier à d'éventuelles difficultés professionnelles. Elle doit prendre appui sur la formation continue.
  • La suppression de la hors-classe et son remplacement par un 12ème échelon en corrigeant le préjudice subit par les retraités.
  • Que, dans l'attente de sa suppression, le critère essentiel d'accès à la hors-classe redevienne l'ancienneté de service et que le ratio progresse de manière significative.
  • L'abandon de toutes les mesures destinées à mettre en concurrence les collègues. Le travail enseignant nécessite entraide, solidarité et non concurrence.
  • L'élargissement des listes d'aptitude d'accès aux corps des agrégés dans le cadre de procédures barèmées avec appel à candidature, suppression du hors barème et consultation des instances paritaires.
  • L'ouverture de négociations pour la mise en œuvre d'un processus d'unification des catégories incluant le principe de reconstitution de carrière. Le corps des agrégés doit être considéré comme corps de référence.
  • L'instauration d'une indemnité de première affectation pour tous les néo-recrutés et l'aménagement des conditions d'exercice pour que ces débuts soient progressifs et formateurs.