|
Comment financer les retraites ? Après la réforme en 1993 pour le privé (allongement progressif de la durée de cotisation de 37,5 à 40 annuités, passage des 10 aux 25 meilleures années pour le calcul du montant de la retraite, indexation de la base de calcul sur les prix au lieu des salaires),
Le gouvernement entretient, avec l’aide des médias un catastrophisme ambiant. Mais dans les faits, un nombre important de « seniors » n’est pas maintenu en activité par les entreprises (seul 4 salariés sur 10 sont encore en emploi lorsqu’ils liquident leur retraite), la situation de l’emploi, la pénibilité et les réalités sociales entraînent des départs avant d’atteindre un taux plein et de ce fait entraîne une baisse des pensions. De fausses solutions du gouvernement |
QUEL FINANCEMENT ? Pour garder les solidarités collectives, il faut prendre en compte les évolutions sociales et accroître le financement.
Le gouvernement (en accord avec le MEDEF qui préconise de travailler jusqu’à 63 ans) argumente sur le déséquilibre croissant du système de retraites en s’appuyant sur les travaux du Conseil d’Orientation des retraites (COR) de 2005 expliquant que le déficit estimé atteindrait un niveau alarmant en 2050 : Or, ces besoins de financement viennent d’être revus à la baisse par les dernières prévisions (2020-2050) du COR, en novembre 2007 qui prévoit
qui ramènent le déficit attendu à 68,8 milliards d’euros, soit 1,7point de PIB en 2050. De même, la population active ne diminuerait plus, contrairement aux prévisions du COR en 2005, où le recul était estimé à 4 millions de personnes entre 2006 et 2050. Cette révision à la hausse de la population active aura des répercutions sur l’emploi principalement et sur une croissance potentielle, à condition d’avoir un taux de chômage à 4,5 % à partir de 2015 et une augmentation de l’emploi des seniors. Avec ces nouvelles donnes, le besoin de financement reste un peu plus élevé à court terme (1 point de PIB en 2020), notamment à cause d’un départ massif des carrières longues dans le régime général (436 000, depuis 2004) et les départs en cessation anticipée d’activité importants (600.000en 2006), mais à long terme (2050), il est quasiment réduit de moitié. Les simulations effectuées en 2001 par le COR avec des prévisions démographiques plus défavorables montraient à l’époque qu’un maintien de la durée d’activité à 37,5 annuités pouvait être financé par une augmentation d’à peine 0,4 point par an des cotisations versées. une répartition différente de la richesse produite, Bien sûr, il est difficile de faire des projections à long terme, cela reste fragile, mais il n’y a pas lieu à verser dans le catastrophisme sur le fait que les pensions ne pourraient plus être versées. Il est possible de garantir l’avenir de nos retraites dans un système solidaire. Les propositions de la FSU sur le financement :
Quelques pistes d’autres organisations syndicales : La CGT et FO : une taxe sur les bénéfices non réinvestis et une cotisation employeur sur la valeur ajoutée. La CFDT : une hausse des cotisations vieillesse concomitante à une baisse des cotisations Unedic (dont le régime est excédentaire).
Copyright © 2008 SNEP. Tous droits réservés - Dernière modification le 3/06/08 |