14/05/2009    

 
 


Bonjour,
Nous vous informons de deux problèmes non évoquées dans notre dernier message.
Comme nous le craignions, les mesures transitoires se mettent en place et ce, dans les conditions les plus défavorables pour les étudiants et les IUFM.  Le BO du jeudi 29 Août précise les modalités de stage. http://www.education.gouv.fr/cid42647/mene0917847c.html en imposant des stages en responsabilité rémunérés dès cette rentrée. Et, alors qu’il était acquis qu’une inscription en M1 valait une inscription à l’IUFM, les modalités d’inscription au concours sont ambiguës et les étudiants ne savent pas où s’inscrire à la rentrée, créant un vent de panique à l’heure où ils devraient commencer à travailler leur concours.
Nous devons revendiquer haut et fort que cette année soit vraiment transitoire et ne pénaliser personne : une inscription en IUFM = une inscription en M1 (avec double inscription quand c’est possible) et les stages doivent être un moment de formation et non un moyen de remplacement des titulaires.
Nous appelons les collègues à débattre rapidement des modalités d’action pour contrecarrer ces mesures néfastes.  
Cordialement,
Claire Pontais

Les inscriptions

Dans la majorité des cas, les universités avaient adopté l’attitude suivante : unique inscription en IUFM ou 1ère  inscription en IUFM et inscription secondaire en M1. Cependant les décrets publiés en juillet obligent à avoir le M1. Et les conditions telles qu'elles sont énoncées par le SIAC sur le site du Ministère sont plus restrictives que les circulaires précédentes.
*"Vous n’avez pas participé aux épreuves d'admissibilité précitées./*/ Vous devez justifier, au plus tard à la date de clôture des registres d’inscription :
- d’une maitrise (M1),
 - ou d’un titre ou diplôme sanctionnant un cycle d'études postsecondaires d'au moins quatre années, acquis en France ou dans un autre Etat, et attesté par l'autorité compétente de l'Etat considéré, ou d’un titre ou diplôme classé au niveau II ou I du répertoire national des certifications professionnelles,
 - ou d’une inscription à la rentrée universitaire 2009, en quatrième année d’études postsecondaires en vue de l’obtention d’un M1 (maîtrise) ou d’un titre ou diplôme équivalent."
 En effet, à la date de clôture des inscriptions, les étudiants inscrits uniquement à l’IUFM ne pourront justifier "d’une inscription à la rentrée universitaire 2009, en quatrième année d’études postsecondaires en vue de l’obtention d’un M1 (maîtrise) ou d’un titre ou diplôme équivalent".
L'IUFM ne délivre pour l'instant ni M1, ni titre ou diplôme équivalent. Ce n'est qu'en fin d'année qu'ils auront éventuellement 60 ECTS correspondant à un M1. Il y a donc un décalage temporel entre l'inscription au concours et l'attribution éventuelle de l'équivalence d'un M1 (et 60 ECTS, ce n'est pas un M1…).
 Bref, cela crée de la panique dans les universités : où s’inscrire ?  Pour les PE, pas de master, mais pour les PLC, il n’y a pas non plus de master qui intègre les contraintes du concours….donc c’est la panique côté étudiants qui ne savent pas quoi faire.
La situation des PLC EPS est peut-être différente. Tous les étudiants ont-ils la possibilité de s’inscrire dans un master ? Quid des  partenariats STAPS-IUFM ? Il nous faut faire un bilan précis de la situation.

Les stages 108h

 Les stages 108h se mettent en place dès cette année sous la responsabilité des recteurs (les inspecteurs sont fortement sollicités pour trouver illico des lieux de stage, et caser 100 000 stages, ce n’est pas rien !).
Les stages d’observation et pratique accompagnée ne sont pas rémunérés, les stages en responsabilité, payés 3000 euros, sont ouverts à tous les candidats au concours dès cette année (vu les 13500 suppressions de postes, il faut des remplaçants ! cf. : une des tâches des stages peut être « relever les absences des élèves »…).
Pour les PE et profs EPS qui avaient déjà des stages de pratique accompagnée, cela modifie les plans de formation (mais c’est faisable), mais on n’a aucune garantie sur le suivi. Pour les PLC, ça les met dans une situation de choix très difficile puisque le CAPES n’a pas d’épreuves didactique ou pédagogique. Cela désorganise totalement les plans de formation.
Cependant avec les stages en responsabilité, sous couvert d’aide aux étudiants, et de développement de la FC des titulaires, le ministère entérine l'idée qu'on peut enseigner sans formation (il n’est pas nécessaire d’avoir suivi un stage de pratique accompagné pour faire un stage en responsabilité). Ces stages vont uniquement servir à justifier l'année post-concours avec seulement un tiers de décharge. Si nous acceptons cette situation, il sera difficile de revenir en arrière….
Il faut débattre avec les étudiants. Une solution n’est-elle pas d’offrir des possibilités de stage de pratique accompagnée à tous, non rémunérés éventuellement les augmenter en heures (dans la limite des possibilités de plans de formation) et d’utiliser les moyens prévus pour augmenter les aides aux étudiants, rembourser leurs frais de déplacement, assurer le suivi des stages et la formation des tuteurs ?
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