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Bonjour,
Nous vous informons de deux problèmes non évoquées
dans notre dernier message.
Comme nous le craignions, les mesures transitoires se mettent en
place et ce, dans les conditions les plus défavorables pour les étudiants
et les IUFM. Le BO du jeudi 29 Août précise les modalités
de stage. http://www.education.gouv.fr/cid42647/mene0917847c.html en
imposant des stages en responsabilité rémunérés
dès cette rentrée. Et, alors qu’il était acquis
qu’une inscription en M1 valait une inscription à l’IUFM,
les modalités d’inscription au concours sont ambiguës
et les étudiants ne savent pas où s’inscrire à la
rentrée, créant un vent de panique à l’heure
où ils devraient commencer à travailler leur concours.
Nous devons revendiquer haut et fort que cette année soit vraiment
transitoire et ne pénaliser personne : une inscription en IUFM
= une inscription en M1 (avec double inscription quand c’est possible)
et les stages doivent être un moment de formation et non un moyen
de remplacement des titulaires.
Nous appelons les collègues à débattre rapidement des
modalités d’action pour contrecarrer ces mesures néfastes.
Cordialement,
Claire Pontais
Les inscriptions
Dans la majorité des
cas, les universités avaient adopté l’attitude
suivante : unique inscription en IUFM ou 1ère inscription
en IUFM et inscription secondaire en M1. Cependant les décrets publiés
en juillet obligent à avoir le M1. Et les conditions telles qu'elles
sont énoncées par le SIAC sur le site du Ministère
sont plus restrictives que les circulaires précédentes.
*"Vous n’avez pas participé aux épreuves d'admissibilité précitées./*/
Vous devez justifier, au plus tard à la date de clôture des
registres d’inscription :
- d’une maitrise (M1),
- ou d’un titre ou diplôme sanctionnant un cycle d'études
postsecondaires d'au moins quatre années, acquis en France ou dans un
autre Etat, et attesté par l'autorité compétente de l'Etat
considéré, ou d’un titre ou diplôme classé au
niveau II ou I du répertoire national des certifications professionnelles,
- ou d’une inscription à la rentrée universitaire
2009, en quatrième année d’études postsecondaires
en vue de l’obtention d’un M1 (maîtrise) ou d’un titre
ou diplôme équivalent."
En effet, à la date de clôture des inscriptions, les étudiants
inscrits uniquement à l’IUFM ne pourront justifier "d’une
inscription à la rentrée universitaire 2009, en quatrième
année d’études postsecondaires en vue de l’obtention
d’un M1 (maîtrise) ou d’un titre ou diplôme équivalent".
L'IUFM ne délivre pour l'instant ni M1, ni titre ou diplôme équivalent.
Ce n'est qu'en fin d'année qu'ils auront éventuellement 60
ECTS correspondant à un M1. Il y a donc un décalage temporel
entre l'inscription au concours et l'attribution éventuelle de l'équivalence
d'un M1 (et 60 ECTS, ce n'est pas un M1…).
Bref, cela crée de la panique dans les universités :
où s’inscrire ? Pour les PE, pas de master, mais pour
les PLC, il n’y a pas non plus de master qui intègre les contraintes
du concours….donc c’est la panique côté étudiants
qui ne savent pas quoi faire.
La situation des PLC EPS est peut-être différente. Tous les étudiants
ont-ils la possibilité de s’inscrire dans un master ? Quid
des partenariats STAPS-IUFM ? Il nous faut faire un bilan précis
de la situation.
Les stages 108h
Les stages 108h se mettent en place dès cette année sous
la responsabilité des recteurs (les inspecteurs sont fortement sollicités
pour trouver illico des lieux de stage, et caser 100 000 stages, ce n’est
pas rien !).
Les stages d’observation et pratique accompagnée ne sont pas
rémunérés, les stages en responsabilité, payés
3000 euros, sont ouverts à tous les candidats au concours dès
cette année (vu les 13500 suppressions de postes, il faut des remplaçants
! cf. : une des tâches des stages peut être « relever
les absences des élèves »…).
Pour les PE et profs EPS qui avaient déjà des stages de pratique
accompagnée, cela modifie les plans de formation (mais c’est
faisable), mais on n’a aucune garantie sur le suivi. Pour les PLC, ça
les met dans une situation de choix très difficile puisque le CAPES
n’a pas d’épreuves didactique ou pédagogique.
Cela désorganise totalement les plans de formation.
Cependant avec les stages en responsabilité, sous couvert d’aide
aux étudiants, et de développement de la FC des titulaires,
le ministère entérine l'idée qu'on peut enseigner sans
formation (il n’est pas nécessaire d’avoir suivi un stage
de pratique accompagné pour faire un stage en responsabilité).
Ces stages vont uniquement servir à justifier l'année post-concours
avec seulement un tiers de décharge. Si nous acceptons cette situation,
il sera difficile de revenir en arrière….
Il faut débattre avec les étudiants. Une solution n’est-elle
pas d’offrir des possibilités de stage de pratique accompagnée à tous,
non rémunérés éventuellement les augmenter
en heures (dans la limite des possibilités de plans de formation)
et d’utiliser les moyens prévus pour augmenter les aides aux étudiants,
rembourser leurs frais de déplacement, assurer le suivi des stages
et la formation des tuteurs ?
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