26/06/2013    

 
 

Bonjour,

C'est rare, mais voilà une bonne nouvelle !

Il s'agit du dispositif qui va se mettre en place  à Poitiers à la rentrée : les admissibles au concours du second degré seront affectés en surnombre dans les établissements, ce qui permettra de libérer le tuteur pour assumer sa mission dans de bonnes conditions ! (voir circulaire jointe)

Ce dispositif est annoncé comme transitoire. Il coûte 83 ETP à l'académie, il est valable pour toutes les disciplines et ne concerne que le second degré.

Les étudiants-contractuels (C2) qui seront en surnombre devront effectuer au minimum 3 heures d'enseignement en responsabilité (pour l'EPS, l'équivalent d'une classe de collège ou 2 classes de lycée). La responsabilité s'entend y compris pour les dédoublements (doublette, co-intervention, 3 profs pour deux classes), l'accompagnement personnalisé (pour les disciplines autres que EPS) ou le soutien (natation par ex).

Il revient aux chefs d'établissement "d’organiser les modalités d’exercice professionnel de ces étudiants-contractuels, en respectant les préconisations élaborées en lien avec l’ESPE et devant leur permettre de réussir leur admission et de valider leur master pour ceux d’entre-eux qui sont étudiants".

L'institution considère que le tuteur est libéré 3h pour un étudiant. Le tuteur utilisera les heures libérées pour suivre l'étudiant-e, se former, rencontrer les autres formateurs, produire des ressources numériques et /ou être personne-ressource de l'inspection. Il faudra bien sûr être vigilant sur cet aspect au plan syndical.

Pour comprendre l'origine de ce dispositif, il faut rappeler que Poitiers à été une académie fortement mobilisée contre la réforme de la mastérisation et avait tenu bon sur  le mot d'ordre de "refus d'être tuteur dans ces conditions là" (mettant le recteur de l'époque en grande difficulté) tout en organisant des formations syndicales pour les stagiaires et en faisant des propositions alternatives, dont celle de ne pas utiliser les stagiaires comme moyen d'enseignement (mandat SNES-SNEP-SNESUP).

Le dispositif proposé aujourd'hui représente une avancée importante. Il montre que l'on peut, y compris quand le cadre apparait fermé et l'horizon maussade, faire bouger les choses !

Forte de la mobilisation antérieure sur le tutorat, la FSU de Poitiers a été associée à la démarche et entend continuer à peser pour que ce dispositif soit le plus opérationnel possible, respectueux des statuts, ... et évidemment élargi au premier  degré.

Merci de faire savoir que ce dispositif existe et qu'il élargit l'horizon revendicatif !

Cordialement
Claire Pontais