02/12/2011    

 
 

Bonjour,

Une bonne nouvelle :
Le Conseil d'Etat a annulé l'abrogation du cahier des charges des IUFM de 2006 !  C'est ce cahier des charges qui limite le temps de service en responsabilité des stagiaires à 10 h par semaine. Voir le communiqué du SNEP
Cependant, cet arrêt n'est pas d'application immédiate, le Conseil d'Etat ayant "sursis à statuer sur la date d'effet des annulations, jusqu'à ce que les parties aient débattu de la question de savoir si il y a lieu, en l'espèce, de limiter dans le temps les effets des annulations prononcées (...)".
Concrètement, les stagiaires restent pour le moment à temps plein. Le Conseil d'Etat fonde sa décision sur le fait que le Ministre ne pouvait pas abroger seul le cahier des charges de 2006.
Nous devons utiliser cet arrêt pour remettre la pression sur les conditions de stage. Nous avons une preuve de plus du bricolage de cette réforme. Nous continuons à intervenir auprès du MEN pour qu'il ouvre  des négociations.

Une moins bonne :
La CDIUFM devance les mauvaises mesures !  http://www.cdiufm.fr/actualites/article/la-cdiufm-publie-22-propositions
La CDIUFM vient de faire 22 propositions qu’elle soumet aux candidats à la présidentielle. Elles sont extrêmement décevantes !
Non seulement, elles ne sont pas originales (pré-pro dès L et concours en M2),  mais sur le fond, elles sont bâties sur des présupposés tout à fait contestables et épousent toutes les contre-réformes en cours (LRU, suppression des concours, mérite, recrutement régional, master en apprentissage...). (voir l’analyse du SNEP en document joint)
Le minimum aurait été de consulter les formateurs des IUFM avant de diffuser ces propositions aux candidats à la présidentielles ! Rien dans ces propositions ne va gêner le gouvernement actuel et elles ouvrent largement la porte à la suppression des concours

Pour ceux et celles qui ne sont pas syndiqué-es 
Résister et proposer passe aussi par se relier et donc se syndiquer...
Faire pression sur les gouvernements ne peut  esquiver la nécessité de la syndicalisation du plus grand nombre. Si les 5 millions de personnes qui ont manifesté lors de la réforme des retraites se syndiquaient, le rapport de force serait bien plus conséquent (40 % au lieu des 8% de syndiqués actuels).
Une des faiblesses du syndicalisme français vient de l'éparpillement et l'éloignement d'un grand nombre de collègues des structures collectives dont le syndicat. L'idéologie dominante gagne sur ce terrain aussi.
La défense et la promotion d'une EPS dans tous les secteurs du système éducatif dont l'enseignement supérieur et d'un sport éducatif dans la société passent par le renforcement de l'outil syndical qu'est le SNEP et la cotisation en est un des aspects vital.
Pour se syndiquer : http://www.snepfsu.net/ftp2/militant/fiche_cotis.pdf


Bon courage à toutes et tous. Cordialement,
Claire Pontais

 

Conseil d'Etat - Cahier des charges

La CDIUFM devance les mauvaises mesures