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Mission sur le sport à l’université : Suite réflexions et propositions du SNEP au 23/06/08.

A messieur Auneau Gérard et Diagana Stéphane

Bonjour.
Suite à votre intervention au colloque du GNDS, FFSU et de l’ASCPGE réuni au Deux Alpes mardi 17 juin et à laquelle nous étions invité aussi, nous vous soumettons quelques nouvelles remarques et propositions pour votre rapport.

Sur l’UE Obligatoire (UEO) :
- Nous réitérons notre demande de l’intituler UEO EPS.
- Sur les moyens, le présenter tel que vous l’avez fait, revient à dire que l’on peut la mettre en place sans poste supplémentaire et à répartir en heures complémentaires ce que nous n’accepterons pas. Vos calculs et soustractions sont loin de nous avoir convaincus. Pour nous cela reviendrait à prendre sur la Vie étudiante (formation personnel) et sur les UEL existantes et à venir. Nous ne pourrions pas l’accepter là aussi.
Nous ne pourrons pas faire l’impasse sur l’expression des besoins (postes, équipements,…).

- Nous sommes prêt à transiger sur une moyenne de 28 étudiants par groupe, à lancer l’UEO en L2 sur un des deux semestres et partir sur une base de 13 semaines de 1H30 effective. Soit environ 228 000 étudiants (30% du L) qui font 8140 groupes X 19.5 heures = 158 769 heures : 384 h poste donne au moins 400 postes.

760 000 en L

X

X

X

Besoin postes

L2 30% (moins nombreux)

Groupe de 28 étudiants

Pour un seul semestre

 

413 postes

228 000 étudiants

8142 groupes

13 semaines de 1H30 effectives
soit 19H30

158 769 heures
divisé par 384heures poste

pour une UEO sur un semestre en L2

- Nous ajoutons que nous comprendrions tout à fait une mise en oeuvre par vague à partir des contrats quadriennaux, donc un échelonnement sur plusieurs années. Précisons que nous sommes sur une moyenne et qu’il y aurait à regarder pour répartir au cas par cas sur les moyens déjà disponibles et manquant par SUAPS (sans prendre sur l’existant car il n’y a pas d’excédent mais pourvoir les SUAPS déjà très largement sous doté).

- Pour nous cette UEO doit bien être la réalisation qu’à un moment donnée de son cursus chaque étudiant aura au moins une fois « l’obligation » de choisir et pratiquer une APSA de manière réflexive et adaptée selon le public. Nous avons bien conscience qu’il faudra travailler avec le monde universitaire pour que cette place y soit faite sans affaiblir la place des autres savoirs universitaires. Mais cela ne sera possible que si l’obligation (synonyme d’injonction) politique, nationalement est inscrite. Nous pensons que comme l’anglais et l’informatique par exemple sont considérés comme devant faire partie obligatoirement de la formation de « l’honnête homme » du XXI siècle, donc de chaque étudiant, l’EPS, la pratique sportive réflexive doit aussi enfin en faire partie. Cette UEO est un des moyens de faire advenir quelque peu une formation plus équilibrée qu’actuellement, ceci dans tous les sens du terme d’équilibre. C’est aussi un moyen de maintenir, de redonner une appétence pour la pratique.

- Cela doit se faire et votre rapport à notre avis doit le spécifier, sans remettre en cause l’existant des UEL et de la vie étudiante dont la formation personnelle encadrée (en choix volontaire).

Sur la structure :
- Là aussi l’appellation avec le sigle EPS serait significative, compréhensible et lisible par tous.
- Nous insistons pour que la structure garde sa fonction de transversalité à l’ensemble de l’université. La rendre dépendante d’une UFR contredirait cela. L’actuelle situation de service commun ou de notion de département au sens nouveau permis par la LRU selon le GNDS et qui serait bien une structure transversale placée sous la présidence pourrait avoir notre accord.

Sur les missions de cette structure.
- Nous demandons à ce que les missions originelles, précisées dans les textes, soient rappelées. C’est-à-dire : organiser, enseigner, animer.
- Maintenant nous pensons que le rapport peut proposer qu’un groupe de travail se mette en place pour mieux expliciter leurs missions. Notamment pour dire que si les SUAPS relèvent, par exemple, suite à la mise en place de la LOLF, de l’aspect vie étudiante, ils relèvent aussi de la mission de formation. Ceci sans empiéter bien évidemment sur la mission spécifique de formation professionnelle des UFR STAPS et sans remettre en cause les complémentarités qui existent déjà.

- Nous demandons que le rapport expose la nécessité de construire un projet d’Education Physique et Sportive Universitaire validé par les instances universitaires et proposé par les SUAPS (ou…?), sur chaque site, articulant vie étudiante (dont formation personnelle, compétition, AS, …) et formation validée dans les cursus. La vie des sportifs de haut niveau doit être intégrée dans ce projet, de même que la question du handicap et ou des liens avec la cité, le sport fédéral,…. La santé dans son acception large (OMS) serait évidement travaillée, prise en compte dans les pratiques des étudiants.

Sur la FFSU et les AS.
- Nous pensons qu’il faut poursuivre la réflexion, entre autre avec tous les personnels, pour voir comment ces outils et structures peuvent mieux travailler en lien avec les SUAPS, entre autres dans l’intérêt de la vie étudiante et de la formation.
- Par contre nous n’accepterions pas que l’étudiant soit inscrit de fait, automatiquement, si un droit sport (ou EPS) était mis en place, comme adhérent (ou licencié à l’AS et donc à la FFSU). Cela ne peut que relever d’une démarche volontaire.
- Qu’ensuite des subventions universitaires aident les AS et la pratique compétitive de toutes natures, sont d’un autre ordre et une possibilité à encourager.

Sur la partie équipement, il nous semble que votre rapport devrait mettre plus en évidence la globalité de ce problème (scolaire, sport civil,…) et que les solutions passent d’abord par une injonction et une action politique nationale forte. En l’état actuel pour de nombreuses universités (Paris,…) la mise en place des UEO sera confrontée une insuffisance d’équipement.

Voila succinctement et de façon non exhaustive quelques propositions et réflexions. Nous restons disponibles pour des échanges ou des demandes.
Très cordialement.
Pour le SNEP-Fsu, Pascal Anger.