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  Secteur éducatif > Lieux d'exercice > Lycées (maj le 22/01/15)

 

Lycées - Lettre d'info Décembre 2014

Lycée, mais où en sommes-nous ?

Introduction

Depuis deux ans, le SNEP poursuit son orientation pédagogique consistant en premier lieu à créer du débat et impliquer les enseignants d’EPS dans les évolutions du métier. De nombreuses réunions et stages académiques sont organisés chaque année sur les contenus d’enseignement et les conditions de travail à tel ou tel niveau d’enseignement.
Depuis le début de la « refondation », l’actualité a porté et porte encore essentiellement sur les niveaux primaire et collège. Nous venons par exemple d’organiser un colloque d’étude sur les programmes collèges qui devraient être revus d’ici la fin de l’année scolaire.
De ce fait le lycée a été délaissé et le bilan de la réforme Chatel n’a pas été fait officiellement.
Nous souhaitons, en instituant un courrier régulier avec les enseignant-es de lycée, établir un lien régulier et un échange constructif entre le syndicat et la profession.
Pour cette première lettre de cette année scolaire nous avons choisi de faire un point rapide et partiel sur la situation du lycée depuis les nouveaux programmes de 2010, afin de pouvoir faire ensemble un bilan.

Les lycées généraux et technologiques
La réforme des lycées, devait, si l’on en croit les dirigeants en 2010, « adapter le lycée à son époque », « aider le lycéen à mieux s’orienter et l’accompagner dans son parcours », comme l’indiquait le site du ministère Eduscol. Le bilan global reste à faire.
Mais très directement, l’impact sur l’EPS est dans la plupart des établissements, problématique : pression accrue sur les emplois du temps et l’alignement des classes pourtant nécessaire, suppression des créneaux possibles pour l’AS, notamment le mercredi après-midi, suppression progressive des options facultatives, Date d’évaluation CCF EPS difficile à programmer en raison des nombreux CFF dans d’autres disciplines (Langues Vivantes), non développement des enseignements d’exploration…

Les Programmes EPS
Le SNEP propose un véritable droit d’inventaire de ce qui s’enseigne en EPS dans les établissements scolaires (nous l’avons entamé avec l’enquête faite auprès de la profession qui montre le décalage entre les textes réglementaires actuels concernant l’EPS et la perception des enseignant-es des exigences du terrain).
Lien enquête snep 
Depuis la publication des nouveaux programmes EPS de 2010, combinée aux modifications sur le BAC, aucun bilan contradictoire des conséquences sur la programmation dans les établissements n’a été fait par l’institution. La politique de l’institution consistant à imposer la CP5 comme la référence principale de l’EPS (puisqu’il s’agit du seul groupe d’activité dont on impose à tous 2 cycles au moins), et à faire disparaître progressivement les sports collectifs suite au regroupement de toutes les activités dites « d’opposition » dans la CP4 n’est jamais discutée. Depuis quelques années, l’EPS ne se discute plus, elle s’applique… sauf lorsque le SNEP crée des lieux de débat.
D’après nos diverses rencontres avec la profession, cette classification interpelle sur la cohérence recherchée et laisse  de nombreux enseignant-es pour le moins dubitatifs. Mais au-delà de cette classification problématique et des éléments de la programmation, les contenus d’enseignement des APSA et  la définition des niveaux 3 et 4 peu opérationnels méritent eux aussi que l’on travaille ensemble des contrepropositions pour obtenir de réelles avancées.
Nous l’avons dit et écrit dans le bulletin national : la conception des programmes et évaluations actuels est dépassée et doit être retravaillée.
Alors que le projet de redéfinir le socle et les programmes en collège a été annoncé, nous ne pourrons accepter un simple replâtrage de l’existant. Nous devons avoir de l’ambition pour les générations à venir et sortir de certains discours qui ont cours dans notre discipline depuis plus de trente ans et qui bloquent toute réflexion.  Il ne suffit pas de prononcer quelques mots fétiches (compétence ou approche par compétence, complexité…) pour donner corps à un véritable projet novateur.

Evaluation
Le rapport du BAC 2013 a été publié sur le site du ministère Eduscol. Il fait l’état essentiellement des APSA notées au BAC et selon les séries, et des moyennes de notes.
Le rapport de la commission nationale d’évaluation du BAC EPS, institué depuis 2002 et repris par l’arrêté de 2012, n’a pas été publié depuis 2006. Cette interruption de 8 ans, pour des raisons totalement inconnues, a privé la profession  d’éléments de discussion pour faire évoluer le BAC de façon régulière et argumentée. Peut-être était-ce ça qui était recherché : ne pas discuter.
Or des collègues signalent  que l’évaluation de la CP5  (Musculation, Course de durée..) de par ses critères, peut produire une nouvelle discrimination entre les élèves des filières Générales et ceux  des filières Technologiques. De même, il est hélas toujours d’actualité de mesurer les résultats, mais aussi les effets de nos outils d’évaluation sur les écarts de notes entre filles et garçons.
Dans l’esprit (et rappelons que le SNEP avait soutenu cette démarche et voté, en 2002, pour l’arrêté BAC), le rapport de la commission avait comme fonction d’étudier les référentiels et l’activité des élèves et des enseignants, en amont. Il nous paraît beaucoup moins important de savoir si les élèves ont fait de la musculation ou du volley que de savoir si les référentiels proposés, les savoirs ou compétences qu’ils sont censés valider, les barèmes, sont adaptés et pertinents
En bref, il faut réhabiliter la réflexion sur ce que les élèves doivent apprendre et savoir. Les chiffres, les notes, doivent retrouver une juste place et juste une place.

Options

  • Option CCF

La session du Bac 2013 a été la première où les élèves ont été évalués sur deux APSA  et un entretien. Pour les deux APSA, le niveau 5 de compétence attendue est exigible (BO spécial N°4 du 29 Avril 2010).
Avec ces nouveaux optionnaires, sur ce sujet encore une fois, un bilan par l’institution dans les plus brefs délais est nécessaire.
Il est important de quantifier cette option EPS : quels  nombre et proportion de Lycées proposent l’option EPS en CCF ? Combien d’élèves présentent l’option CCF au Baccalauréat ?

L’organisation de ces options relève de l’autonomie des établissements : en l’absence de réel cadrage (le volume d’heure hebdomadaire n’est plus spécifié dans les nouveaux textes) chaque équipe EPS dispose d’un nombre d’heures sur la DHG pour organiser l’emploi du temps hebdomadaire des élèves optionnaires. Suite aux divers retours d’expériences des collègues et à l’extrême variété des situations rencontrées, il semble nécessaire que les textes précisent davantage les conditions d’organisation de cet enseignement.

Le passage d’une option centré sur une seule APSA à désormais deux APSA n’est pas sans conséquence sur la nature même du contenu d’enseignement. En effet, la logique de spécialisation et d’approfondissement qui prévalait est en partie rompue.
Le constat partiel que font des collègues est donc le suivant : le Niveau 5 est difficile à atteindre dans chacune des deux APSA, la motivation des élèves très liée à chaque APSA, l’équilibre du volume horaire entre chacune des deux APSA est compliqué à organiser.
Bien souvent, dans les établissements qui proposaient précédemment une option, la deuxième APSA a été ajoutée aux « forceps » pour répondre aux exigences institutionnelles, sentiment renforcé par l’imposition d’une seconde APSA dépendant d’une compétence culturellement différente. Dans ce nouveau cadre imposé, l’analyse des doublettes d’APSA proposées par les établissements montre que les enseignants ont été animés par la volonté de garder un haut niveau de spécialisation dans l’APSA qu’ils proposaient jusqu’alors. Par exemple, la Musculation a été très souvent ajoutée en complément, il semble qu’avec cette activité d’entrainement musculaire, les enseignant-es ont trouvé un moyen de rester dans la recherche de spécialisation autour d’une APSA, objectif qu’ils souhaitent majoritairement développer en option.
En tout état de cause, sur cette question les enseignant-es éprouvent le besoin d’échanger au-delà de leur équipe pédagogique.

  • Option Ponctuelle

La liste réduite nationale et académique des APSA a entrainé une plus grande uniformité territoriale qui était souhaitable en termes d’équité, mais le choix réduit des APSA proposées aux candidats n’est pas sans effets sur le nombre de candidats et leur profil socio culturel.
De plus, les conséquences qu’offre la nouvelle possibilité de faire valoir en option EPS  l’obtention d’un podium UNSS ou d’un niveau national d’arbitrage devraient être évaluées : nombre d’élèves concernés, moyenne des notes obtenues, conséquences sur le fonctionnement de l’UNSS,…etc.

EPS adaptée
Dans de nombreux établissements, des heures d’enseignements d’EPS adaptée existent. Il parait nécessaire d’effectuer un recensement du nombre d’établissement offrant cet enseignement, du nombre d’élèves concernés et des heures allouées. De plus, un travail sur le contenu et l’évaluation de l’EPS adaptée mériterait une attention particulière et un travail collectif.


Conclusion

Les préoccupations du ministère, depuis le début du quinquennat, ne concernent pas les lycées : priorité au primaire et aujourd’hui le collège.
Il faudra bien rouvrir le dossier. Le SNEP s’est toujours prononcé pour – le passage à 3 heures d’EPS par semaine (pour 2 séquences) - le développement des options - la création d’une « série EPS ou APSA » qui permettrait une véritable filière débouchant sur les STAPS et plus largement sur la préparation aux métiers du sport.
Nous restons bien entendu à votre disposition et preneur de remarques ou suggestions que vous pourriez nous faire. Contact : sebastien.molenat@snepfsu.net
Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, n’oubliez pas de vous syndiquer et aussi de voter aux élections professionnelles.


Pour le réseau lycée,

Sébastien Molenat
Responsable national SNEP-FSU


Année 2014-2015

 


 

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