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  Secteur éducatif > Lieux d'exercice > Lycées (maj le 16/04/15)

 

Lycées - Lettre d'info Avril 2015

Bonjour,

Nous poursuivons l’initiative d’instituer un contact régulier avec les enseignant.es de lycée, afin d’établir un lien et un échange constructifs entre le syndicat et la profession.

Dans cette lettre nous souhaitons vous informer, commenter et susciter l’échange sur Les résultats des évaluations aux examens de 2014 // La place des filles en STAPS // Le nouveau chantier du Lycée.

LES RESULTATS DES EVALUATIONS AUX EXAMENS 2014

Bientôt la fin de l’année scolaire et la période intense des évaluations : CCF, épreuves ponctuelles, option,… suivie par les commissions d’harmonisation. En nous appuyant sur nos expériences professionnelles, ces différents moments doivent nous permettre d’échanger avec nos collègues sur l’évaluation et plus largement sur l’EPS en Lycée.

Le rapport de la commission nationale 2014 nous donne une photo chiffrée de l’évaluation aux examens en EPS (remontée par les académies d’un fichier Excel). Il est regrettable que les données qualitatives, la retranscription des propos des collègues tenus lors des commissions académiques d’harmonisation, en soient absentes. L’expression des enseignants d’EPS devrait être systématiquement consignée au niveau des académies et prise en compte dans le rapport de la commission nationale. Cette exigence doit être portée par tous, afin que remonte par écrit les paroles qu’un grand nombre de collègues exprime lors des rencontres organisées par le SNEP.

Malgré cette réserve importante, vous pouvez faire une lecture détaillée et instructive de ce rapport : cliquer ici

Nous avons sélectionné certaines données (italique) :
►La moyenne globale (13.76) en Bac GT a très légèrement augmenté par rapport à 2013 (+0.09).
L’augmentation régulière des notes, +1.21 en 10 ans, semble liée à l’arrivée de nouvelles APSA et à leurs modalités d’évaluation, en effet on constate des moyennes élevées filles et garçons dans les activités de la CP5 (et en sauvetage),
►Les moyennes nationales sont plus élevées pour les garçons que pour les filles (quels que soient les filières et le type d’épreuve). Mais l’écart entre les garçons et les filles se réduit par rapport à l’année dernière (-0.66). Les APSA de la CP1 et de la CP4 génèrent des écarts entre les moyennes filles et garçons.
►Les écarts de note les plus importants se situent entre les différents examens. Les élèves du bac Général obtiennent des meilleurs résultats que les élèves des bacs Tertiaire, Pro et du CAP-BEP
.
Entre une fille de Bac Tertiaire et un garçon de Bac Général l’écart de note est de 1,40 point ! La filière présentée étant fortement corrélée à l’origine sociale des élèves, cette discrimination des notes en EPS doit nous interroger.

CCF EPS BAC G BAC T BAC PRO CAP BEP
Moyenne globale 14,04 13,04 12,83 12,66
Moyenne garçons 14,40 13,44 13,14 12,97
Moyenne filles 13,74 12,64 12,42 12,21

►Les activités de la CP5 (ainsi que la course de demi-fond) génèrent des écarts importants entre les moyennes des élèves de la voie GT et de la voie pro (à l’avantage de la voie GT). Le volontarisme de l’IG pour imposer la CP5, justifié en grande partie pour réduire l’écart de notes entre filles et garçons, produit des résultats chiffrés dans ce domaine, mais simultanément crée des écarts bien plus importants entre les filières d’examen des élèves, et in fine entre leur origine sociale. Comme nous l’avions signalé la « solution » de la CP5 montre ici sa limite. Il est donc urgent de travailler à nouveau la question des filles en EPS au travers de toutes les CP et de réfléchir à des modalités de programmation et d’évaluation moins discriminantes socialement.
Comme en 2013, l’offre de certification, que ce soit pour les filles et les garçons et pour les bacs G/T et pro, s’organise autour de quelques APSA préférentielles : la musculation (CP5), la course de demi-fond (CP1), le badminton (CP4) et l’acrosport(CP3). Ces quatre APSA sont les plus fréquentées quels que soient les examens. La CP4 est la CP la plus fréquentée. Au vue de l’hypertrophie déraisonnable du nombre d’APSA de la CP4 (sports collectifs, sports de combat et sports de raquette), il apparait normal statistiquement que cette compétence soit la plus fréquentée. Par contre, on constate que les sports collectifs sont relégués dans les classements.
En 2014, les répartitions entre CP se sont stabilisées,
contrairement à 2013 qui avait vu la diminution de plus d’un tiers de la CP4 alors que dans le même temps la CP5 avait doublé ses effectifs. Dans leur programmation les collègues d’EPS ne vont donc pas au-delà de l’exigence des nouveaux textes. Ce constat a interrogé les membres de la commission qui espèrent que ce « caractère limitatif » de l’offre de certification ne s’accompagne pas d’une limitation de l’offre de formation.


Rappel des positions du SNEP-FSU
Nous nous sommes prononcés contre le principe des CP. C’est un montage qui a trop d’inconvénients pour être présenté comme le fer de lance de la « matrice » de l’EPS.
On ne peut accepter, par exemple, que la visée artistique soit soluble dans une compétence censée regrouper des activités sportives (gymnastique par exemple) : que peut bien alors signifier une « moyenne » par CP. On peut évidemment prendre d’autres exemples dans les autres CP. Ces modalités, construites par un cercle fermé d’initiés et imposées aujourd’hui à tous brident les programmations sans apporter un bol d’air qui permettrait par exemple, de concevoir un menu dans lequel il pourrait y avoir et gymnastique et danse. Le SNEP-FSU continuera à se battre contre cette logique.
Le rapport ne renvoie que des moyennes de notes. C’est notoirement insuffisant pour avoir une analyse fine de la situation. D’abord parce que nous savons (voir notre enquête 2013) : qu’une majorité de collègues, pour des raisons pratiques et pédagogiques, ne respectent pas les référentiels ; que dans la plupart des établissements les notes sont « harmonisées » en interne pour ne pas avoir à subir de façon trop forte des harmonisations académique.
Nous demandons qu’un bilan sérieux soit réalisé, qualitatif, démocratique, en s’appuyant sur les pratiques professionnelles réelles.


FILLES EN STAPS
Une baisse de leur nombre qui nous préoccupe

Soucieux de la parité au sein du corps des professeurs d’EPS, le SNEP-FSU s’inquiète du nombre de filles inscrites en STAPS. En effet, depuis la fin des concours d’entrée qui équilibraient le nombre de filles et de garçons, le nombre de filles ne cesse de baisser. Quelques chiffres : en 2014, elles représentaient seulement 27% des étudiants du STAPS de Lyon, 31% des candidats au CAPEPS, et 33% des reçus, (soit une prof d’EPS femme recrutée pour deux hommes). Pour les autres métiers du sport (entraineur, marketing), et les autres filières STAPS la masculinisation est encore plus marquée (entre 20 et 25% de filles). Afin d’établir plus finement quelles sont les causes profondes de cette baisse, le SNEP-FSU vient de solliciter un groupe de chercheurs et d’universitaires spécialistes des questions de la parité dans le champ du sport afin qu’ils travaillent sur ce sujet particulier. Les causes sont sans nul doute multifactorielles, mais une des hypothèses avancées est que les enseignants d’EPS de Lycée ont un rôle dans l’orientation universitaire des lycéennes. Il nous apparait important de diffuser ces données pour que chaque enseignant d’EPS s’interroge et travaille avec le SNEP sur cette tendance lourde et ses conséquences sur l’évolution future du corps des enseignants d’EPS. Si vous souhaitez plus d’information ou rejoindre ce groupe de travail, vous pouvez contacter claire.pontais@snep.fsu.net

 

CONSULTATION SUR LA REFORME DU LYCEE

Après les chantiers du Collège, socle commun et programmes, la Ministre vient de lancer les travaux pour le Lycée. Pour débuter, les organisations syndicales viennent d’être invitées à une « concertation » sur la base d’un bilan établi par les services du ministère sur la réforme Chatel du Lycée et celle de la voie professionnelle. Bien entendu nous vous tiendrons régulièrement au courant de l’avancée de ce dossier et des revendications que nous portons ensemble. N’hésitez pas à nous transmettre vos remarques sur ces dernières reformes que vous vivez dans vos établissements, en envoyant un mail à : sebastien.molenat@snepfsu.net


Année 2014-2015

 


 

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