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Paris, le 20 mars 2003

Monsieur Alain Hébrard
Président de la Commission Nationale de 
Suivi du Baccalauréat EPS

Monsieur le Président,

Bien que n'ayant pas eu connaissance directement du compte-rendu national des réunions académiques (Aix-Marseille, Amiens, Nancy, Nantes, Paris, Toulouse) relatives à l'évaluation EPS au Baccalauréat, adressé aux 800 collègues participants, nous avons pris connaissance avec une grande attention de son contenu.
Il a suscité, dans notre organisation, une réflexion collective que nous souhaitons porter à votre connaissance et à celle des membres de la commission. 
Nous connaissons la difficulté et la complexité des missions qui vous ont été confiées. Cela semble une évidence quand on sait à quel point la détermination concrète du contenu, des niveaux de la culture commune exigible en EPS comme élément fondamental d'une visée démocratique de cet enseignement, a été trop longtemps sous-estimée voire exclue des préoccupations institutionnelles. Trop longtemps organisée par des objectifs généraux, bien sûr légitimes, l'EPS au travers du nouveau Bac doit aujourd'hui, dans le prolongement des programmes, relever un certain nombre de défis :

  • D'abord pour l'institution au nom de la société, celui consistant à définir en EPS encore mieux l'ambition scolaire promise à chaque élève à l'issue des apprentissages, dans la pratique de chaque APSA programmée, en quelque sorte et au sens le plus fort du terme, la " culture corporelle " visée pour tous. C'est le sens que prennent les épreuves nationales.
  • Simultanément, favoriser, libérer l'initiative didactique et pédagogique des enseignants pour qu'ils soient les concepteurs des contenus d'enseignement, des modes d'organisation les plus capables, dans les conditions d'enseignement réelles qui sont les leurs, d'amener tous les élèves aux objectifs fixés.
  • Ensuite, intégrer aux épreuves puis à chaque APSA, les finalités, les objectifs généraux de l'EPS, de l'Ecole. Tout ceci s'inscrivant dans les limites de ce que peut saisir un CCF, qu'il convient aujourd'hui de distinguer clairement du contrôle continue. Tout ce qui est évalué devant avoir été, par ailleurs, enseigné, tout ce qui est appris n'étant pas certifiable.
  • Susciter en profondeur un mouvement professionnel qui rassemble la discipline au-delà de ses différences, des richesses qu'elles constituent. Aller vers des compromis didactiques et pédagogiques provisoires visant une culture professionnelle plus partagée, mariant mieux, dans l'intérêt des élèves, le national et le local.

La démarche du SNEP aujourd'hui se veut être une contribution au lourd travail engagé sur la question du baccalauréat. Il fait et fera, chacun le sait, c'est sa nature, les propositions qui lui semblent les plus pertinentes pour la défense et la promotion de la discipline, de ses personnels. Il s'engagera comme toujours dans la transparence avec le goût de l'argumentation et de la saine polémique. Il souhaiterait, dans cet esprit, pouvoir rencontrer la commission nationale au moment qui vous semblera le plus opportun.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'expression de nos sentiments les meilleurs.

PS : Note du SNEP au rapport de synthèse ci-jointe

Alain BECKER
Secrétaire National
Jean LAFONTAN
Secrétaire Général