| Types de problèmes |
Solutions possibles pour l'avenir |
| Deux examinateurs :
Cette mesure, à nos yeux, est juste sur le principe : il s'agit de garantir l'équité de la notation en EPS dans un examen national et de réduire la solitude du notateur. Mais la mise en place concrète pose des problèmes qui ne pourront être solutionnés sans moyens et sans une attention particulière des administrations locales (installations sportives, convocation et rémunération des collègues, organisation des études dans le lycée). |
Pour l'année en cours, il est incontournable d'obtenir des moyens, pour faire fonctionner le dispositif et ne pas amputer le temps d'apprentissage des élèves. La question de l'égalité des élèves devant la notation est centrale. Elle est elle-même fondatrice de la présence de
l'EPS dans le dispositif de certification que constitue le baccalauréat. Quelles sont donc les conditions nécessaires à la mise en place de la double évaluation ? Il faut recenser les propositions des collègues, les difficultés qu'ils expriment, éventuellement élaborer des alternatives tout en respectant le principe d'équité des notes qui s'impose. En tout cas le débat est ouvert. |
| Nombre d'activités
:
La liste nationale restreint à 27 les activités à évaluer (3 y figurent par ailleurs 2 fois : tennis de table, badminton, danse en individuel et en collectif). Est-elle la plus pertinente qui soit ? (quid de certaines activités retenues ? Quelle culture commune induit-elle ?). Par ailleurs, nombre d'académies soit n'ont pas défini à ce jour de liste académique, soit n'utilisent pas les 4 possibilités qui sont offertes par l'arrêté. Il s'ensuit qu'un nombre non négligeable de lycées doivent reconsidérer totalement leur programmation, au détriment d'APSA bien implantées. |
Il faudra probablement revenir sur la liste nationale, en tout cas la reconsidérer en fonction d'activités qui pourraient disparaître de la liste actuelle, d'autres y entrer, éventuellement revoir le nombre d'APSA qui la
constitue. Par ailleurs, la conception de la liste académique doit être revue. Elle doit procéder d'un travail collectif, d'une consultation non réduits aux " experts académiques ". La limite de 4 n'a rien de fondamental. Il ne peut s'agir d'un dogme, comment d'ailleurs le justifier ? La question du nombre est secondaire, l'enjeu est la pertinence didactique et pédagogique, la potentialité éducative des APSA proposées et fondamentalement leur labellisation comme contenus nationaux possibles. |
| Nature des épreuves
:
Visiblement, les productions des experts sont inégales, tant sur le fond des propositions que sur les barèmes. Bien sûr, il faudra expérimenter, mais d'ors et déjà on peut répertorier ce qui pose problème :- sens de l'activité. A cet égard, nous sommes toujours en attente des " fiches explicatives " prévues par la note de service et qui devraient permettre d'entrer et de comprendre les propositions des experts (pour mieux les contester éventuellement)- choix discutables (1 seule épreuve en athlétisme alors que la profession faisait pratiquer le plus souvent un bi ou un triathlon. Différenciation du saut de cheval)- épreuves qui apparaissent déjà trop exigeantes ou trop faciles |
Il s'agit-là du débat de fond le plus important, qui dessinera, ou non, une perspective pour le développement physique des élèves en fin de second cycle. Les procédures de régulation (commission académique si elle fonctionne correctement) devront jouer à plein pour que la fin de l'année 2003 devienne un moment fort de débat professionnel, pour arriver le plus rapidement possible (dès 2004 ?) à des épreuves les plus pertinentes possibles, à de vrais compromis professionnels. |
| Un prof/un ensemble d'activité
:
Cette mesure est apparue dans la note de service, elle
n'existe pas dans l'arrêté. Pourquoi ? A partir de quels arguments ?
Nous n'avons pas de réponse actuellement. Mais nous avons critiqué
cette contrainte qui limite les possibilités offertes à un élève. |
Ce
dispositif n'étant pas présent dans l'arrêté, certains collègues
nous ont déjà fait part de leur décision de ne pas l'appliquer… dans le souci d'offrir le maximum de choix. Il faudra en tout cas peser pour que cette possibilité ne soit pas une obligation. |
| Recueil des performances
:
Nous avons déjà écrit qu'un réel bilan ne sera valable que s'il se fait sur la base des performances réelles des élèves dans les épreuves proposées. Pour l'instant, malgré nos demandes, nous ne savons pas ce qui sera prévu à cet effet, ni surtout si c'est envisagé par l'administration. |
C'est un point délicat et difficile à mettre en œuvre, mais il nous paraît incontournable pour mettre en place de véritables barèmes. L'intérêt sera triple : affichage pour les élèves, limitation du temps de notation, définition plus précise du niveau de compétence moyen attendu.Il faudrait rapidement que des outils informatiques soient développés pour un recueil à grande échelle et que la collectivité de données soit organisée dès à présent. |