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  Secteur éducatif > Lieux d'exercice > Collèges (maj le 11/06/17)

 

Réforme du collège :

Aménagements et assouplissements des réformes sur les rythmes et sur le collège

Retour sur le Conseil Supérieur de l'Education du 8 juin 2017

Le Conseil Supérieur de l'Education (CSE) s'est tenu le jeudi 8 juin en présence de Jean Michel Blanquer, Ministre de l'Education nationale. Conformément aux engagements présidentiels, le CSE avait principalement à examiner deux textes relatifs à l'assouplissement des règles dérogatoires concernant les rythmes scolaires du premier degré et l'assouplissement de la réforme du collège. Tout s'est donc fait dans la précipitation la plus absolue puisque les projets de textes ont pu être examinés lors de la commission spécialisée qui avait lieu le mardi 6 juin pour un avis du CSE le 8 juin...

Lire le compte-rendu

Tableau comparatif et commentaires

Déclaration SNEP-FSU

Déclaration FSU


Le décret post CSE (2015) >>

L'arrêté post CSE (2015) >>

L'avis du Syndicat des Inspecteurs d’Académie

Lettre ouverte à Madame la Ministre (13 décembre 2015)

Devinette spéciale réforme du collège

A votre avis, quand et où ont été écrites les phrases suivantes ?

  • « Le mode d’organisation actuel du collège, encore trop rigide, constitue un frein à l’innovation pédagogique et à l’introduction de nouveaux modes d’apprentissage ou de nouvelles façons d’enseigner ainsi qu’à l’efficacité pédagogique recherchée notamment en langues vivantes ».
  • « La rigidité des grilles horaires du collège nuit à l’adaptation locale de l’offre d’enseignement aux besoins des élèves ».
  • « Etablir un référentiel horaire par cycle ».
  • « Conforter le chef d’établissement en lui donnant de nouveaux appuis ».
  • « En proposant que les établissements puissent consacrer 20% de leur dotation horaire d’enseignement à expérimenter de nouvelles modalités d’organisation pédagogique, en plafonnant le financement du redoublement à un taux de 2%, en demandant que le collège se voie définir des objectifs de résultats clairs et précis, le rapport vise à créer les conditions d’un changement d’approche du traitement de la difficulté scolaire. »
  • « A l’idée que l’amélioration de l’efficacité de l’enseignement passe nécessairement par une augmentation de moyens, doit se substituer l’idée que l’on peut faire mieux en faisant différemment. »

Réponse :  2006 ! dans L’audit de modernisation de la grille horaire du collège,  rédigé par les IG, soit un an après la loi Fillon !

Une réforme pas si nouvelle

Philippe Dechaud avec une délégation de la FSU de l’Aude rencontre M. Berger (Conseiller Éducation du Président de la République). Ils profitent de cette rencontre pour leur faire la démonstration d’une réforme qui s’inscrit dans la logique libérale des précédents gouvernements.

Lire

L'analyse du SNEP-FSU

Les outils du SNES-FSU

 

La page spéciale du SNES >>


Pétition intersyndicale

Un autre collège 2016 !

La publication du décret et de l’arrêté définissant l’organisation du collège à partir de la rentrée 2016 met en place une réforme plus bureaucratique que pédagogique qui ne répondra pas aux besoins de formation de la jeunesse de ce pays, ne réduira pas l’échec scolaire et mettra profondément en cause l’égalité d’accès aux savoirs et aux qualifications sur le territoire.
Elle est de plus un affront à une profession qui se bat au quotidien pour la réussite des jeunes qui lui sont confiés.
Les signataires demandent l’abrogation de ce décret et de cet arrêté et la reprise immédiate des discussions sur l’avenir du collège.

Signez l'appel


Les communiqués de presse

Les courriers du SNEP-FSU


Réforme du collège

Le SNEP-FSU aux côtés des organisations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNALC-FGAP, SNLC-FO, CGT Educ’action et Sud Education exprime son refus du projet de réforme du collège parce qu’il n’apporte aucune solution à la réussite de tous les élèves, à commencer par ceux qui n’ont que l’école pour apprendre.

Il réaffirme que ce dont ont besoin pour réussir les élèves les plus en difficultés, c’est de « plus et mieux d’école ».

Fondée sur l’autonomie des établissements, sa mise en œuvre institutionnaliserait le principe de mise en concurrence entre les disciplines, entre les enseignants, entre les établissements, ainsi que la multiplication de hiérarchies intermédiaires placées sous l’autorité du chef d’établissement.

Il demande la reprise de discussions sur de nouvelles bases. Il demande que l’horaire dont bénéficient les élèves qui réussissent le mieux (128 heures sur les 4 ans du collège, chiffre donné par la ministre elle-même) constitue l’entrée dans la négociation.
Il appelle les personnels du second degré à se rassembler dans les établissements et en assemblées générales pour débattre de cette proposition et des conditions de l’amélioration du collège

Il appelle les personnels à contribuer à la réussite de la journée de mobilisation du 9 avril 2015 et à débattre des modalités de poursuite de l’action.

Les organisations syndicales conviennent de se revoir après le Conseil Supérieur de l’Education du 10 avril qui examinera le projet ministériel.


Le projet de réforme du collège annoncé par la ministre s’appuie sur l’augmentation dangereuse de l’autonomie des établissements, une conception problématique de l’interdisciplinarité et de l’accompagnement personnalisé, un sort calamiteux réservé aux langues vivantes, régionales et anciennes, la globalisation des horaires d’enseignements artistiques, ainsi que ceux technologiques et scientifiques (...)

Signer la pétition (site du SNES-FSU) >>


Examen des projets de décret et d’arrêté collège à la dernière multilatérale sur le projet de réforme du collège.

Mardi 31 mars 2015 était réunie au Ministère une dernière multilatérale sur le projet de réforme du collège. Cette séance avait à examiner les projets de décret et d’arrêté qui seront soumis à l’avis du Conseil Supérieur de l’Education du 10 avril. A l’exception du SGEN et du SE-UNSA, l’ensemble des organisations syndicales ont été surprises de la rédaction de l’article 2 du décret qui indique une possibilité de modulation horaire alors que ce point n’avait jamais été évoqué ni discuté. Cet article 2 est rédigé de la sorte :

« II. — En application du 2° de l’article R. 421-2, l’organisation des enseignements est fixée par le conseil d’administration, conformément au projet d’établissement et après avis du conseil pédagogique.
L’établissement peut moduler la répartition du volume horaire hebdomadaire par discipline, dans le respect :
- du volume horaire global dû à chaque discipline d’enseignement obligatoire pour la durée du cycle ;
- du volume horaire global annuel des enseignements obligatoires dû à chaque élève
.”

Ainsi, les établissements pourraient à loisir après avis du conseil pédagogique et décision du CA modifier les horaires disciplinaires pour les classes ou pour tout l'établissement (augmenter l'horaire EPS en 5ème par exemple en le diminuant en 4ème...). Les seuls cadres dans le projet initial à ces modifications étant fixés par le respect nécessaire du nombre d'heures disciplinaires sur l'ensemble du cycle 4, le respect du total horaire élève et les ORS des enseignants (qui restent définis hebdomadairement). Ces modularités existent déjà en EPS puisque dans nombre d’établissements sont maintenant mis en place des heures quinzaine ou des semestrialisations. S’agissant maintenant d’un cycle, il serait donc possible, en fonction d’un projet pédagogique de moduler les horaires d’un niveau de classe à l’autre. La crainte bien évidemment ici est de voir à terme progresser une forme d’annualisation des heures contre laquelle nous nous battons (il faut d’ailleurs noter la sortie, dans le même temps, de préconisations de l’OCDE envers les PLP : augmentation des salaires avec annualisation du temps de travail…)

N’ayant aucune réponse sur bon nombre de questions, estimant que le projet de réforme ne répondait en rien aux enjeux et aux difficultés du collège et face à des grilles horaires qui deviennent, de fait, indicatives et devant l’absence de réponse aux courriers publics du SNES et du SNEP,  le SNEP-FSU a quitté la réunion avec le SNES, le SNALC, FO, la CGT.

La réunion de la commission spécialisée du mercredi a introduit une nouvelle contrainte sur proposition du SE-UNSA qui vise au respect des horaires hebdomadaires pour les élèves...
Ainsi donc, par exemple, une équipe qui proposait des heures quinzaine pour résoudre des problèmes liés aux installations ou pour disposer d’un temps suffisant pour les apprentissages des élèves et qui mettait en œuvre 4h d’EPS une semaine et 2h la semaine suivante ne pourra plus le faire si l’équipe EPS ne trouve pas d’accords avec une autre discipline pour respecter le maximum hebdomadaire (ex : accord avec les enseignants de français de 3ème pour que les semaines où il y aurait 4h d’EPS, il n’y ait que 3h de français et les semaines de 2h d’EPS, 5 heures de français…).

L’introduction de l’interdisciplinarité sur les temps d’enseignement disciplinaire, la création des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (pour l’heure sans contenus) qui opèrent une dichotomie entre enseignements pratiques et enseignements théoriques purement disciplinaires, une « autonomie » dont on voit les contours et les risques (le projets sont soumis au conseil pédagogique puis validés en CA… sera-t-on toujours volontaires et favorables aux dispositions ?) sont-ils de nature à résoudre les difficultés du collège et à permettre la réussite de tous les élèves ?

Quid des conditions de travail des enseignants ? seront-elles améliorées par cette réforme ? Après l’apparition de nouveaux conseils, de nouvelles charges de travail (introduisant de nouvelles hiérarchies intermédiaires, des réunions de plus en plus nombreuses à rebours des demandes de la profession), la mise en place des EPI et les discussions pour organiser d’éventuelles modulation des horaires va nécessiter encore plus de temps de concertation. Aucune prise en compte de la charge de travail, aucune mesure de revalorisation salariale… n’a été envisagée par le ministère.

Si le SNEP n’a pas été signataire de l’appel intersyndical, si les positions des uns et des autres peuvent être différentes, il n’en reste pas moins que sur le fond des analyses nous partageons le fait que ce projet n’apporte aucune solution réelle à la prise en charge de la difficulté scolaire, ne permettra pas un nouvel élan et va considérablement complexifier les choses avec le risque de créer de nouvelles inégalités. De nouvelles discussions sont indispensables et un nouveau projet doit être concerté dans l’intérêt des élèves et des enseignants.

Lettre à la Ministre de l’Education Nationale

Projet de décret
Projet d’arrêté


27/3/15

Les horaires d’EPS préservés,

mais

le projet de la ministre n’est pas une réponse pertinente
pour les élèves en difficulté

Cher-ère collègue,

Le 12 février, le SNEP-FSU  a alerté par mél l’ensemble des collègues d’EPS sur le danger d’une réforme du collège qui consisterait notamment à diminuer les horaires de l’EPS obligatoire à tous les niveaux du collège (3h en 6e, puis 2h30 en 5e, 4e et 3e). Une riposte d’envergure était alors envisagée.
Dans le même temps, nous avons réagi avec le SNES-FSU, également concerné, en menant des négociations avec le ministère, pour obtenir des aménagements et des améliorations de ce projet qui repose sur deux piliers : autonomie et interdisciplinarité.
Nous avons en partie été entendus. Au fil des discussions, la grille concernant l’EPS a évolué :

4h+3h+3h+3h

3h+2h30+2h30+2h30

4h+ 2h30+2h30+2h30

4h+3h+3h+3h

Retour à la case départ ? Pas tout à fait, car la réforme propose au cycle 4 (5e à 3e) la mise en place d’EPI, des « enseignements pratiques interdisciplinaires », intégrés dans les horaires disciplinaires. Huit thèmes sont prévus, dont l’un est intitulé « Corps, santé et sécurité ». Toutes les disciplines, tous les élèves de 5e, 4e et 3e sont a priori concernés, à raison de 3h par semaine. Il y aura donc des EPI avec EPS, sans précision actuellement sur leur contenu.

Dans ces négociations, le SNEP-FSU porte, avec le SNES-FSU, les idées suivantes :

  • L’interdisciplinarité, pourquoi pas, mais cela ne peut être improvisé, sans rapport aux programmes, sans travail de recherche et formation et sans reposer sur un disciplinaire affirmé. L’interdisciplinarité ne résoudra pas les difficultés que rencontrent les élèves en échec au collège.
  • L’autonomie continuera de creuser les inégalités entres les établissements. Sans cadrage national, les collèges les plus en difficulté ne définiront pas les mêmes priorités que les collèges des milieux favorisés. C’est au final une mise en cause du caractère national du service public d’éducation.
  • La difficulté du collège est d’abord celle des 20 à 30% d’élèves en difficulté. Pour y remédier, il faut plus et mieux de formation initiale et continue pour les enseignants, des effectifs moins chargés et des possibilités de travail en groupes à effectifs réduits. Il faut également agir sur la mixité scolaire et la carte scolaire.
  • Les axes principaux du projet actuel ne constituent pas une réponse adaptée à ces difficultés, et les 4000 postes prévus pourraient être mieux utilisés.

Ce sont ces principes et propositions que nous continuons à porter dans les discussions actuelles.

 

Les fiches Collège
25/3/15

Fiche n°1 : Eléments de cadrage

Fiche n°2 : Les enseignements pratiques interdisciplinaires

Fiche n°3 : Projet de grille horaire

 

Liaison CM2-6ème et programmes
31/3/15

La contribution du SNEP-FSU

Le dossier de presse (site du ministère)
11/3/15

 


Année 2014-2015

 


 

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