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Des collègues nous interrogent...
Le 29/06/2010
Bonjour Serge.
Je ne suis plus au SNEP depuis 2007 mais je reste un militant de la défense
de l'EPS à ma manière sur le terrain. Je visite très
régulièrement le site du SNEP et j'ai remarqué, il
y a peu, que certains collègues étaient autorisés à s'exprimer
sur la pertinence de telle ou telle modalité d'action, et même
que le secrétariat National apportait des réponses à leurs
questions.
Depuis 2007, j’ai alerté le SNEP sur une question simple concernant l'absence
de mouvement inter uniquement en EPS...Cette année la mascarade
que je dénonçais, et dont je ne suis pas la seule victime,
s'est encore amplifiée. Faute de prise de position et de condamnation
de certaines pratiques indignes de la part d'éducateurs, formateurs
de futurs citoyens, les tricheurs ont poussé le bouchon encore plus
loin: 46% des rentrants sur Poitiers le sont sur dossier médical
(Au titre du handicap, source SNEP). Seul le résultat compte, comme
au foot (Cf la main de T Henry...) Où sont les valeurs défendues
par le SNEP? Jusqu'où iront les collègues irresponsables sans
que ces pratiques soient au moins dénoncées. Je suis prêt à signer
un article et je pense représenter une génération,
35-55 ans, interdite de mutation inter ...sauf si nous entrons dans
le processus de la triche.
Analyse : Dans toutes les disciplines il y a des
suppressions de postes, des départs en retraite non remplacés et quelques
collègues peu scrupuleux qui pratiquent le « faux PACS » …etc, mais
en EPS cette fraude est massive et bloque tout le système depuis
trois ans. Rappel : 3 années de fausse séparation
= 550 pts = 35 années de stabilité sur un poste ! (un
couple séparé pendant 1 ans avec 3 enfants ne totalise que 425,2
points !)
Une déclaration fiscale commune permet donc de gagner une douzaine
d’année…pour de nombreux jeunes collègues d’EPS
le choix et vite fait …c’est comme au football, peu importe
la manière seul le résultat compte !
J’ai envoyé ce message aux huit académies que j'avais
demandé cette année encore. Avec mes 28 années de stabilité sur
poste j'aurais obtenu les huit mutations dans toutes les matières...sauf
en EPS.
Si cette situation est considérée comme normale, continuons...à discréditer
l'EPS vis à vis des autres collègues.
En espérant une prise de position responsable, courageuse, qui
marquerait la fin d'une politique de l'autruche sur ce fléau, de
ta part et de tout le syndicat.
Bien cordialement.
Ce courrier qu’un collègue nous a envoyé pose un
certain nombre de questions sur lesquelles le collectif des commissaires
paritaires, ainsi que la direction nationale du SNEP souhaitent s’exprimer.
Les sections académiques du SNEP interrogées ont déjà répondu
au collègue, et nous allons tenter d’en faire une synthèse.
En effet, certaines questions sont récurrentes, elles traduisent
l’exaspération -légitime- de collègues devant
la difficulté, voire l’impossibilité de muter. Pour
autant les tentatives de réponses apportées ici ou là par
les candidats à mutation constituent bien souvent des raccourcis,
commodes pour « se rassurer » et nourrir leur amertume,
mais qui font l’impasse sur l’essentiel : les postes.
Nous souhaitons donc mettre à plat l’ensemble des questions
liées aux mutations, afin que cette question soit bien appréhendée
dans sa complexité, mais aussi dans sa réalité objective.
Ne souhaitant pas personnaliser une question qui interpelle l’ensemble
des demandeurs de mutation, mais aussi les élus du SNEP, nous
avons anonymé le courrier du collègue.
Je ne suis plus au SNEP depuis 2007.
Faute d’obtenir
satisfaction sur leur situation (promotion, mutation….) un certain
nombre de collègues ont tendance à en rendre indirectement
responsable le Snep en ne renouvelant pas leur adhésion. Il faut
réaffirmer ici que l’établissement des critères
et des barèmes relève de la responsabilité de l’administration,
et que la concertation sur la note de service organisant le mouvement
est toute relative. Depuis plusieurs années, nous dénonçons
le déséquilibre des barèmes que le ministère
installe et amplifie. Il y a encore 10 ans des collègues en mutation
simple ou simultanée ou convenance géographique pouvaient
espérer muter à moyen terme. Aujourd’hui le ministère
entend s’en tenir à ses 3 seules obligations légales
(c'est-à-dire régies par une loi) en terme de mobilité :
les rapprochements de conjoints, les situations liées au handicap,
l’exercice en établissement difficile. C’est ainsi
qu’on a vu chaque année se superposer des dispositifs valorisant
de façon importante ces 3 situations : les bonifications
familiales et notamment la séparation (400 pts pour 3 ans et +),
les bonifications liées au handicap (1000 pts), et les établissements
APV (300 et 400 pts pour 5 et 8 ans d’exercice effectif). Le barème
s’en trouve de fait déséquilibré au profit
des ces 3 seules situations.
L’importance de ces bonifications relègue bien évidemment
très loin les collègues qui n’ont que leur ancienneté poste
et leur échelon à mettre dans la balance. L’auteur
de cette réponse en sait quelque chose, qui avec 30 ans d’ancienneté poste
et le maximum au niveau de l’échelon (total 566 points),
est interdit de mutation dans 15 académies sur 31, et ne peut
descendre au sud de la Loire.
Absence de mouvement inter uniquement en
EPS : le
nombre de mutés selon les disciplines est variable, et l’EPS
peut apparaître comme le parent pauvre. Mais il convient de rapporter
les mutés, d’une part au nombre de demandeurs, et d’autre
part au nombre de supports permettant les mutations. Rappelons, pour
utiliser une métaphore économico boursière, que
le mouvement est une sorte de marché où les produits sont
les postes –supports mis sur le marché par l’Etat
- producteur (l’offre), et les clients, dotés d’un
pouvoir d’achat (leur barème) sont les demandeurs. Le prix
est la barre d’entrée, établie en fonction des variations
de ces différents paramètres. La logique de l’offre
et de la demande entraîne un renchérissement du produit
(l’obtention de la mutation) lorsque la demande est supérieure à l’offre
et que certains ont les moyens de surenchérir, et la tendance
est à la baisse lorsque l’offre est supérieure à la
demande. Cette deuxième situation est plutôt rare en EPS,
sauf parfois dans certaines académies (Orléans cette année
où la barre est descendue à 21,1). Elle caractérise
d’une manière générale les académies
considérées par les demandeurs comme peu attractives.
Sans tomber dans une sociologie de café du commerce, on peut présumer
que les académies attractives ne sont pas les mêmes pour
un prof d’EPS et un prof de Lettres par exemple. Les enseignants
d’EPS plébiscitent les académies du Sud de la Loire,
et/ou les académies du littoral atlantique et méditerranéen,
et demandent peu Paris et sa région. Pour les profs de Lettres,
Paris est beaucoup plus attractif et la barre d’entrée y
est élevée.
Chacun pourra tenter de trouver une explication à ce fait :
attrait pour les activités de pleine nature liées à la
mer et à la montagne, climat plus favorable à l’exercice
d’une profession se déroulant partiellement en plein air
pour les uns, attrait pour les activités artistico culturelles
pour les autres ? Origine géographique des candidats ?....... ?
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Les tricheurs :
Pour notre collègue, ils relèvent de 2 catégories.
Les « faux » PACS : Sémantiquement
il n’y a pas de faux Pacs. Il y a ceux qui sont pacsés et
ceux qui ne le sont pas. En fait, notre collègue suggère
que certains Pacs seraient « bidon » et n’auraient
aucune réalité en terme d’union et de vie commune.
Le législateur a introduit cette forme d’union, notamment
pour répondre à une demande sociale forte : la reconnaissance
des couples homosexuels, mais aussi celle de jeunes ne souhaitant pas
s’engager dans une union maritale. Peut on dire que des enseignants
y ont vu « un effet d’aubaine » et se sont
engouffrés dans cette brèche pour acquérir des points
frauduleusement ? Des études qui ont montré qu’une
majorité des pacsés étaient des fonctionnaires,
et notamment des enseignants pourraient nous inciter à le penser.
La connaissance du milieu que possède le Snep nous permet de constater-
et de déplorer- certaines situations « douteuses »,
mais sans aucun le moyen de le prouver. Soyons clair : nous n’avons
aucun moyen d’accuser un collègue de « triche » alors
qu’il a fourni un document officiel, dûment estampillé par
un tribunal.
Et pourtant la donne a changé avec l’obligation de déclaration
commune d’impôt. Par exemple, dans le mouvement inter 2010,
seuls 30 stagiaires sur 414 (7,3 %) étaient pacsés alors
qu’il y a 4 ou 5 ans la proportion était beaucoup plus forte
et a frôlé les 80% dans les années qui ont suivi
la création du Pacs.
Pour autant, nous ne sommes pas dupes : nous savons que des collègues,
dont il ne faut pas exagérer le nombre, sont peu regardants sur
la « morale » et n’hésitent pas à conclure
un PACS qui sera défait une fois qu’il aura porté ses
fruits. Mais même lorsque cette situation est identifiée,
quel recours avons-nous ?
- dénoncer le collègue à l’administration ?
Nous n’avons aucune vocation de délateurs, et en outre
cela n’aurait aucun effet. A partir du moment où le tribunal
a signé le PACS, celui-ci devient valide et personne ne peut
le contester. Il faudrait qu’une plainte soit déposée,
qu’un juge se saisisse de l’affaire, que la police ouvre
une enquête et établisse le caractère « frauduleux » de
ce Pacs. Mais sur quels critères ? Le fait que les 2 pacsés
ne vivent pas ensemble ? Qu’ils ont éventuellement
un(e) autre compagnon/compagne ?..... ? Nous refusons d’entrer
dans ce processus, ce n’est pas le rôle du syndicat! D’autant
qu’on pourrait trouver des situations identiques parmi des personnes
mariées.
- Demander la disparition du PACS au profit du « vrai » mariage ?
Au nom de quelle morale ? Avec quelles conséquences régressives
pour ceux qui souhaitent vivre autrement que dans les « liens
sacrés du mariage » ?
- Dénoncer dans le bulletin les « faux
PACS » ? Avec quelles preuves ? Avec l’illusion
que les fraudeurs rentreraient subitement dans le camp des « vertueux » ?
A Grenoble, le recteur s’appuie depuis 2 ans sur
d'éventuelles tricheries pour remettre en cause les rapprochements
de conjoints sur la résidence privée au prétexte
qu'il est difficile de vérifier qu’elle est compatible avec
la résidence professionnelle... Il a (peut-être) mis fin
aux abus de certains, mais il a aussi réduit à néant
les possibilités de mutation pour des dizaines de collègues
qui avaient fait des arbitrages antérieurs sur leur choix de résidence
privée, certains vivant du coup des situations inextricable parce
qu'ils n'habitent pas dans le bon département, le bon groupe de
communes, à quelques kilomètres près.
Les bonifs médicales (les faux malades ?)
Objectivement, elles ont augmenté (cf tableau ci-dessous), et
la hauteur de la bonification accordée (1000pts) donne à ceux
qui l’obtiennent la quasi certitude d’être mutés.
Cette augmentation a 2 raisons : lorsque les médecins conseillers
du recteur ne formulaient qu’un avis, qui était ensuite
examiné en groupe de travail ministériel, comparativement
aux avis formulés dans toutes les académies, une harmonisation
s’opérait qui débouchait sur un certain « écrémage ».
Avec parfois la non bonification de situations médicales bien
réelles !
En rendant les recteurs seuls responsables de l’attribution de
la bonification, le ministère a provoqué à la fois
une inflation de dossiers bonifiés, et une rupture de l’harmonisation
(2 situations similaires peuvent être traitées différemment
dans des académies différentes).
Le tableau ci-dessous montre de façon évidente qu’entre
2004 et 2007, où le ministère « avait la main » sur
les bonifications, les attributions tournaient autour d’une quinzaine
et représentaient de 22,8 à 34,1% des dossiers remontés
des rectorats.
A partir de 2008 les attributaires de bonifications triplent par rapport
aux 3 années précédentes, et pour un nombre de candidats à mutation
qui diminue sensiblement.
Années |
Nombre
de bonifs 1000 pts |
Nombre
de demandeurs de bonif. prioritaires |
Nombre
de demandeurs de mutation |
au
titre du/des |
Bonification
accordée par |
2010 |
45 |
|
3168 |
|
|
2009 |
41 |
- |
3193 |
handicap et dossiers |
le recteur |
2008 |
40 |
- |
3388 |
médicaux
enfants |
|
2007 |
14 |
51 |
3420 |
|
|
2006 |
13 |
57 |
4006 |
dossiers
médicaux |
le ministère |
2005 |
15 |
48 |
4173 |
|
|
2004 |
15 |
44 |
4863 |
|
|
2003 |
31 |
70 |
5107 |
|
|
2002 |
16 |
58 |
5088 |
dossiers
médicaux |
le ministère |
2001 |
20 |
56 |
4855 |
et sociaux |
|
2000 |
38 |
109 |
5041 |
|
|
1999 |
22 |
95 |
4995 |
|
|
En outre, ces bonifications sont attribuées
sur un petit nombre d’académies. En 2010, sur 45 bonifications
attribuées, 24 le sont sur 4 académies (Poitiers, Aix,
Bordeaux, Nice). Les académies du Sud sont les plus demandées !
Peut-on dire pour autant que les situations médicales générant
une demande de bonification sont « bidon » et qu’elles
sont « gonflées » pour obtenir une mutation qui
serait impossible autrement ?
Nous sommes dans l’impossibilité de pouvoir prouver une telle affirmation,
d’abord parce que lors des groupes de travail rectoraux, nous n'avons aucunement
accès aux informations sur les motifs des demandes car elles sont couvertes
par le secret médical. Nous ne disposons que des informations que nous
communiquent les collègues eux-mêmes.
Ensuite parce que nous savons par les collègues que nous côtoyons,
et qui nous transmettent leur dossier, que certaines réalités vécues
sont très difficiles, et justifient pleinement une mutation permettant
d’améliorer la situation médicale et personnelle des collègues
concernés.
Faut il supprimer la prise en compte de ces situations ? Faut il systématiquement
suspecter les personnels des services sociaux et médecins conseil des
rectorats de « laxisme » ? Faut-il remettre en cause
l'existence d'une direction des ressources humaines dans les rectorats? Nous
ne le pensons pas, mais nous estimons que seul le retour à un examen national
des demandes est susceptible d’harmoniser les critères d’attributions
et de limiter le nombre de ces bonifications.
Il faut noter que lors de la FPMN, nous avons protesté vivement contre
une situation emblématique de cette inflation : l’académie
de Poitiers qui recevait 13 mutés dont 6 avec bonification médicale
(46% !). L’administration a été sensible à cette
situation puisqu’elle a donné suite à notre exigence de « surcalibrage » en
accordant 3 postes supplémentaires, ce qui a permis de muter 3 rapprochements
de conjoint avec séparation. Mais dans un cadre contraint, ces 3 postes
ont au final déshabillé une autre académie.
Il faut ajouter que l’académie de Grenoble qui décidément
joue l’innovation, vient d’introduire à l’intra une
nouvelle bonification de 1000 points, attribuée par la DRH, pour « des
agents placés dans des situations particulièrement difficiles » (sic) !!
Les postes Ils sont la clé de
voûte du mouvement. Pour revenir à notre métaphore
du début, l’offre se raréfie en EPS puisque rappelons
le, le ministère ne remplace qu’un collègue sur 3
partant en retraite contre 1 sur 2 dans les autres disciplines. On voit
bien en comparant l’EPS avec des disciplines équivalentes
en terme d’effectifs que les postes disponibles pour les mutations
sont plus nombreux en Lettres ou en Maths qu’en EPS.
Lorsqu’on regarde les calibrages des différentes disciplines (tableaux
ci-dessous), on s’aperçoit que l’EPS est très loin
des autres disciplines en terme de possibilités de mutation. Lorsque sur
les 8 académies citées (celles demandées par notre collègue),
il y a moins de demandeurs en Lettres qu’en EPS, et près de 2 fois
de plus de postes disponibles, la barre d’entrée va être automatiquement
plus élevée en EPS.
Calibrages à : |
EPS |
Lettres modernes |
Maths |
Anglais |
Histoire-Géo |
Philo- sophie |
GRENOBLE |
28 |
60 |
75 |
68 |
35 |
4 |
NANTES |
24 |
50 |
59 |
69 |
19 |
19 |
BORDEAUX |
38 |
63 |
76 |
77 |
45 |
1 |
RENNES |
26 |
56 |
55 |
44 |
20 |
1 |
POITIERS |
11 |
17 |
28 |
52 |
34 |
3 |
TOULOUSE |
26 |
37 |
69 |
39 |
35 |
5 |
MONTPELLIER |
23 |
45 |
55 |
48 |
45 |
3 |
AIX |
7 |
24 |
26 |
19 |
13 |
1 |
TOTAL |
183 |
352 |
443 |
416 |
246 |
37 |
Disciplines |
EPS |
L mod |
Maths |
Anglais |
H-Géo |
Philo |
Nb de candidats |
3199 |
2497 |
2538 |
2418 |
1855 |
331 |
Nb de mutés |
1060
33.20% |
1721
68.92% |
2036
80.22% |
1848
76.43% |
1317
71% |
149
45.02% |
Nb de RC |
480/944
50,84% |
597mutés/687
86.90% |
599mutés/622
96.30% |
641mutés/677
94.68% |
381/422
90.28% |
43/91
47.25% |
Nb de Sim |
71/331
21,45% |
94mutés/180
52.22% |
116/176
65.91% |
73/121
60.33% |
90/156
57.62% |
11/17
64,71% |
Nb de RRE |
3mutés/11
27,27% |
31mutés/33
93.94% |
7/7
100% |
30/34
88.24% |
7/9
77.78% |
2/2
100% |
Nb dossiers handicap |
45mutés/45 |
7 mutés /7 |
4 mutés /4 |
7 mutés /7 |
1muté /1 |
0 muté /0 |
Nb de mutés à : |
EPS |
Lettres modernes |
Maths |
Anglais |
Histoire-Géo |
Philo |
GRENOBLE |
39 |
77 |
90 |
72 |
62 |
7 |
NANTES |
35 |
75 |
81 |
83 |
29 |
2 |
BORDEAUX |
43 |
75 |
84 |
81 |
46 |
4 |
RENNES |
35 |
66 |
60 |
46 |
26 |
2 |
POITIERS |
15 |
31 |
31 |
60 |
42 |
4 |
TOULOUSE |
42 |
53 |
78 |
48 |
44 |
8 |
MONTPELLIER |
32 |
55 |
68 |
58 |
55 |
6 |
AIX |
25 |
50 |
44 |
36 |
30 |
4 |
TOTAL Mutés |
266 |
482 |
536 |
484 |
334 |
37 |
A noter que si les calibrages en EPS étaient à la
hauteur de ce qu’ils sont en Maths, en Anglais, en Lettres modernes
(disciplines presque équivalentes en terme de demandeurs), notre
collègue aurait obtenu sa mutation à Nantes, Poitiers,
Toulouse, Montpellier.
Il faut ajouter la situation particulière de cette année
(et des suivantes ?) concernant la décision du ministère
d'implanter la plupart des 414 stagiaires sortants du concours 2010 sur
des postes vacants à temps plein à la rentrée de
septembre. Ces postes "bloqués" + les Mesures de Carte
Scolaire contribuent à retirer des postes vacants dans les académies.
Voilà un réservoir de postes qui ne peut servir aux mutations.
Conclusion provisoire : nous souhaitons que le débat
se poursuive avec les collègues.
Pour le SNEP, il n’y a aucune question taboue. Mais nous pensons
que ce débat ne peut se réduire à quelques affirmations
hâtives, non vérifiées. C’est pourquoi nous donnons
des éléments chiffrés sur le mouvement 2010 qui permettent à chacun
de se faire une idée plus précise de la situation.
Pour
le groupe des commissaires paritaires nationaux
Jean
MAILLET
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3/07/10
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