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COMMUNIQUE DE PRESSE
Paris, le 13 février 2007

L’INSEP (Institut National du Sport et de l’Education Physique), fleuron du sport de haut niveau national est en passe d’être abandonné pour partie au groupe Vinci.

L’Etat n’a soi disant pas les moyens, à moins que ce ne soit pas une de ses préoccupations actuelles, de rénover l’INSEP.
Si les installations sportives restent propriété de l’Etat, certains locaux appartiendront au groupe Vinci et l’Etat s’engage à leur louer pendant 30 ans ainsi qu’à payer les prestations que cette entreprise mettra en œuvre pour gérer ces locaux (personnel de service, de restauration, d’accueil, de secrétariat…).
Ce premier « Partenariat » Public/Privé (PPP) met non seulement en péril le personnel TOS et ATOSS qui travaillent actuellement à l’INSEP (200 personnes) mais aussi les services offerts aux sportifs de haut niveau et par conséquent à nos champions.
Par ailleurs, le groupe Vinci propose aux agents fonctionnaires TOS et ATOSS de se mettre en disponibilité pour intégrer leur groupe et rester travailler à l’INSEP. Cette situation ubuesque a le mérite de montrer qu’au moins le privé reconnaît les compétences et l’efficacité des agents de l’Etat….
Quoi qu’il en soit, ce PPP est un signal fort envoyé par le gouvernement sur sa politique menée ou à venir concernant les APS.
En adoptant cette stratégie, l’Etat fait-il vraiment des économies ou le groupe Vinci s’apprête-t-il à faire un investissement très rentable dans l’avenir ?

Le Syndicat National de l’Education Physique (SNEP) s’oppose à ce nouveau démantèlement du service public (dans la continuité de ce qui c’est déjà passé au CREPS de Montry) et s’interroge sur cette mesure contraire à l’engagement pris au lendemain de la candidature de Paris 2012.