| DECLARATION PREALABLE - CTPM du 18 novembre 2009
Les orientations présentées par notre nouvelle secrétaire
d’état pour les 3 prochaines années semblent afficher
une volonté politique de calmer la tempête de réforme
2009
- qui a partiellement abattue l’architecture de notre ministère,
- qui a réduit la voilure de ses missions éducatives
- et qui a réduit les effectifs de personnels techniques et
pédagogiques
- par une stratégie de non remplacement des départs
en retraite bien au delà des 50 % prévus par la fonction
publique
- et par l’absence de recrutement de Conseillers d’Animation
Sportive.
Pour autant, qu’en sera-t-il de ces orientations après
les élections régionales de mars 2010 et qu’en sera-t-il
du modèle sportif français après les Présidentielles de
2012 ? Ce qui a été bien entendu et compris par tous
les acteurs institutionnels et les contributeurs publics territoriaux,
c’est la volonté élyséenne de privatiser
le sport en France.
Comment accepter une politique pure et dure de réforme conduite
délibérément pour casser les services publics d’éducation
justifiée par une révision des politiques publiques totalement
arbitraire réduisant les missions de services rendus aux publics
et sacrifiant les effectifs d’agents publics.
La FSU dénonce l’abandon programmé d’une politique
publique d’éducation qui a valorisé jusqu’à présent l’activité humaine
pour voir prôner demain les seules valeurs économiques de la
rentabilité marchande qui constituent au regard de la crise mondiale
actuelle et sans nul doute possible un risque majeur d’affaiblissement
du mouvement sportif français et du mouvement de l’éducation
populaire.
C’est bien dans cette ligne de rentabilisation que s’inscrivent
les nouvelles stratégies de gestion des ressources humaines de
notre ministère présentées récemment et très
longuement aux organisations syndicales. Au-delà de la grande
technicité de l’exposé dont il appartiendra
aux spécialistes GRH d’en apprécier la pertinence,
il a fallu admettre que cette réunion s’est réduit à un
monologue technique laissant peu de place à une réelle
concertation et aucune à une éventuelle contribution.
Force est de constater que les intentions de dialogue social se concrétisent
jusqu’à présent par des réunions
d’information sans réelle volonté de concertation
et surtout s’inscrivant dans une gestion du temps qui interdit
toute contribution de la part des partenaires sociaux.
Quand il s’agit d’aborder des problèmes concrets de
gestion de ressources humaines découlant des processus de
réforme actuels votés contre l’avis défavorable
unanime des partenaires sociaux en CTPM , l’intervention d’un
représentant syndical mandaté est considéré hors
sujet dans un débat portant bien sur la qualité du
dialogue social. Il y aurait là certainement des améliorations à attendre.
La FSU s’est élevé à plusieurs reprises
dans les réunions paritaires contre l’arbitraire du dispositif
de réforme des services déconcentrés de jeunesse
et sport et surtout contre l’absence de recours pour les
personnels techniques et pédagogiques
- qui se voient aujourd’hui affectés en DDI contre
leur volonté
- et qui se verront imposés à compter du 1er janvier
2010 des missions non statutaires par la volonté préfectorale.
La FSU a bien compris cette volonté politique qui consiste à « transversaliser » les
missions de services publics et à transformer les personnels à missions
spécifiques en des agents d’exécution polyvalents
fongibles à la demande comme les commis de la fonction publique
du 19ième siècle ; Nous parlons bien là de
la modernisation des services de l’état !
C’est aussi pour cette raison que la FSU s’inquiète
du mouvement 2010 des personnels techniques et pédagogiques
- qui reste à l’avenir la seule voie de recours
paritaire pour échapper à l’arbitraire
- et dont on peut craindre qu’il affichera pour la première
fois dans les services départementaux des profils
de postes bien distincts des missions statutaires du conseiller d’animation
sportive affecté jusqu’à présent avec
une lettre de mission.
Pour garantir le maintien des missions statutaires des personnels
techniques et pédagogiques Jeunesse et Sports affectés
en DDI, la position de la FSU est simple, c’est celle de
placer les personnels sous l’autorité administrative du
DRJSCS.
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