Salut à toutes et tous,
Rendez-vous compte ! Depuis le séisme de magnitude 8,8 qui fit trembler le sol chilien fin février, notre terre, qui déjà ne tournait pas très rond, s'est mise à tourner un peu plus vite, raccourcissant ainsi chacune de nos journées de 1,26 millionième de seconde. Mais pour le moment, personne ne sait si ce temps perdu sera décompté de notre temps de travail ou de nos nuits. Dans le même temps, les grands fonds arctiques, sous l'effet du réchauffement climatique, libèrent une quantité de méthane, un gaz à effet de serre, bien plus importante que ce que les spécialistes imaginaient jusqu'ici, et qui, en remontant à la surface contribue ... au réchauffement de la planète. Un cycle infernal est donc engagé et malheureusement personne ne se rappelle où se trouve le bouton d'arrêt d'urgence. Du coup, je me dis que je ferai bien de prendre quelques actions chez Rexona, car à ce rythme, la transpiration deviendra bientôt une valeur refuge !
Et puis je me dis aussi que nous n'avons pas fini de voir débouler sur nos têtes des tempêtes toujours plus destructrices, un peu comme Xynthia, qui vient d'emporter sur son passage 53 de nos compatriotes en causant plus d'un milliard d'euros de dégâts en Charente-Maritime et en Vendée. Il faut dire qu'en construisant toujours plus de logements en zone inondable (100 000 depuis 1999), ce que nos anciens se gardaient bien de faire, on n'est plus à l'abri lorsque pluies torrentielles et vents violents s'abattent.
Alors décidé à "faire de toute urgence la lumière sur ce drame inacceptable et incompréhensible", Nicolas Sarkozy a chargé une mission d’inspection des ministères de l’Intérieur et de l’Equipement de lui remettre un rapport sous dix jours. Il veut "savoir comment, en France, au XXIe siècle, des familles peuvent être surprises dans leur sommeil, mourir noyées dans leur maison ?".

La recette paraît pourtant assez simple. Vous prenez une pincée de réchauffement climatique à l'origine de grosses tempêtes, vous permettez, en contournant la loi, la construction d'habitats sur le littoral à 4 mètres en dessous du niveau de la mer, vous n'entretenez pas les digues parce que cela coûterait trop cher aux contribuables, vous mélangez le tout et vous obtenez cette catastrophe sur laquelle notre Président s'interroge encore. "La réflexion va être engagée sur le plan de l’urbanisme pour qu’une catastrophe de cette nature ne se reproduise plus." a-t-il enfin déclaré. Et le moins que je puisse dire, c'est que sur ce sujet, nous pouvons lui faire confiance ! Il y a bien longtemps que notre Président, jamais à court de bonnes idées lorsqu'il s'agit d'aider ses amis bâtisseurs, nous a livré ses solutions pour qu’une telle catastrophe ne puisse plus se reproduire.
C'était en 2007, en pleine campagne présidentielle. Un pur moment d'anthologie à voir ici !
A+ et bonne fin de semaine
Fred |