Salut
à toutes et tous
Au soir des élections municipales et au terme de ce qu'il faut bien appeler une belle veste pour la majorité actuelle, les différents représentants de cette dernière ainsi écornée avaient, semble-t-il, accordé leurs violons pour nous jouer sur nos petits écrans la même partition. Ainsi avaient-ils tous entendu et bien reçu le même message adressé dans les urnes par le peuple souverain.
Entendez bien ! Les citoyens que nous sommes ont majoritairement voté ici et là contre les représentants de l'UMP parce que ces derniers n'iraient pas assez vite et assez loin dans les réformes et la politique engagées depuis les présidentielles. Ni une, ni deux, Nicolas emboîte le pas. Voilà donc le cynique nous faire la nique dans un "ni ni" ressemblant fort à un déni de démocratie. "Ni ralentissement des réformes, ni politique de rigueur" déclarait-il mercredi en estimant que le scrutin de dimanche exprimait "une attente, une impatience, une interrogation sur la possibilité que les engagements de la campagne présidentielle puissent être tenus dans une conjoncture que chacun perçoit comme plus difficile".
On l'aura compris. Nous sommes loin d'être au bout de nos peines. Après avoir fait revenir par la lucarne ce que le peuple français avait éjecté par la porte - je pense ici au TCE - le voilà à nouveau en train de poser son souverain postérieur sur la voix des citoyens. "Dans la tempête économique mondiale, il faut maintenir le cap" nous dit-il ! Un cap qui nous mène certainement tout droit sur cette tempête tant redoutée, tempête qui se nourrit des politiques libérales menées jusqu'ici.
Bref, si j'ajoute à cela l'affaire des bulletins de vote planqués dans les chaussettes du président d'un bureau de vote de Perpignan, bulletin au nom du maire UMP sortant, je fais le constat amer d'une démocratie bien malmenée. Peut être pourrions nous voir là-dedans une des causes de la désaffection importante des bureaux de vote de ce scrutin ?
A+
Fred
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