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Le service public et la fonction publique sont une richesse

 

Le gouvernement a entrepris dans le cadre de la « modernisation de l’Etat » voulu par Sarkozy, une révision générale des politiques publiques (RGPP) avec comme objectifs conjoints de redéfinir le rôle de l’Etat et de réduire ses dépenses «Qui doit faire ? » « Qui doit payer ? » « Comment faire mieux et moins cher ? ». La RGPP, en travaillant dans toutes les dimensions structurelles, budgétaires et managériales, attaque et met en péril l’avenir des services publics et de la fonction publique.

Partant de notre conception des services publics et de la fonction publique, le thème 2 analyse les réformes néo libérales à l’œuvre pour ensuite mettre en avant les propositions de la FSU dans un cadre de solidarité, d’unité des services publics et de convergences avec les usagers.

Ainsi la révision générale des politiques publiques organisée aujourd’hui par le gouvernement impose de reposer d’une manière forte la place, le rôle et les missions des services publics dans notre société ainsi que leurs financements. L’Etat comme acteur économique, social, culturel et écologique doit également jouer un rôle de régulateur. Il doit garantir l’intérêt général à tous les citoyens. Les services publics en sont le vecteur. Dégagés des contraintes du marché et centrés sur les besoins sociaux, collectivement définis, les services publics concourent à une société plus juste, plus solidaire, redistributive, plus démocratique.
Pour ce faire, une fiscalité fondée sur un système de prélèvement plus égalitaire doit permettre un financement pérenne des missions de service public.
Face à la destruction des politiques publiques et des services publics, face à la marchandisation, face à une politique qui aggrave les inégalités sociales et territoriales, la FSU se doit de construire des propositions pour améliorer les services publics : quelles missions ? Quels financements ? Quelle place des usagers ? Quel rôle de l’État ? Quelle conception de la laïcité ?
Pour ce qui concerne le SNEP, dans le cadre de la réforme des Collectivités Territoriales, comment faire prendre en compte et garantir les besoins pour l’EPS et le sport scolaire ? Notamment du point de vue des installations sportives et des budgets de fonctionnement des EPLE et subventions pour l’UNSS.

Les agents de la Fonction publique dont le rôle est de remplir les missions de service public ont un cadre juridique statutaire et non contractuel. Ce choix repose sur une conception de la Fonction publique porteuse de l’intérêt général. Elle traduit ainsi les valeurs, principes du service public : égalité, adaptabilité, continuité, laïcité… Les obligations ainsi faites aux fonctionnaires sont aussi des droits pour les citoyens.
Afin que les agents ne soient pas détournés de leurs missions et pour les protéger de l’arbitraire, le principe d’une fonction publique de carrière doit être défendu. Son accès doit être garanti à tout citoyen. L’existence de concours a pour objectif d’assurer l’égalité d’accès  sans discrimination et la démocratisation des emplois publics.

La Fonction publique, en lien avec la réforme de l’Etat et la RGPP, est aujourd'hui soumise à de profondes transformations. Le congrès sera d'une part l’occasion de comprendre cette politique, les orientations du livre blanc sur l’avenir de la Fonction publique et d'autre part d'analyser les transformations poursuivies : loi mobilité, fusions de corps, aggravation de la précarité, individualisation de la rémunération et des carrières, rôle clé de l’évaluation et introduction de la performance, contestation du rôle des CTP et CAP…

La défense de règles collectives et du paritarisme sont également des enjeux déterminants. Cette question est essentielle dans le cadre des situations statutaires nouvelles telle la gestion ministérielle d’agents affectés dans des directions départementales interministérielles, voire de futurs corps interministériels ?
Les personnels de J et S sont en prise directe avec cette nouvelle « gouvernance ».

Face à l'affirmation d’un « nouveau management », qui maltraite les missions et les personnels, qui les oppose entre eux, il s'agit de voir comment reconstruire des solidarités professionnelles, reprendre la main sur nos métiers et mener une large campagne d’opinion en direction des usagers pour qu’ils s’emparent de ces questions.

Parmi ces différents sujets, la question de la revalorisation va être au coeur de débats aigus. Le gouvernement a repris la main et négocie avec des organisations minoritaires une « reconstruction de la grille » payée par les agents eux-mêmes. Comment articuler les revendications de revalorisation de différentes professions concernées par des évolutions de leur formation initiale et les revendications que la FSU doit porter pour tous ? Dans ce cadre, la question des maxima de service des enseignants d’EPS est plus que jamais d’actualité.
Comme à chaque congrès nous devrons intervenir sur la question de la précarité, dans ses différentes formes. A quelles conditions, la Fonction publique pourrait-elle accueillir des étudiants en stage, des salariés engagés dans des parcours de réinsertion, des apprentis ? Peut-elle contribuer à faire reconnaître des droits aux personnes concernées ?
Le congrès doit permettre à la FSU de mieux intégrer à son activité quotidienne les questions de la santé au travail, des personnels handicapés, de l’action sociale. Enfin, nous devrons livrer un travail sur la question d’actualité et permanente des « retraites ». Les échéances sur ce thème exigent que nous avancions des propositions alternatives à celles envisagées par le gouvernement. La question de la prise en compte de la pénibilité de nos métiers doit trouver toute sa place dans ce débat.