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MOTION PRATIQUES SPORTIVES A L'UNIVERSITE I - LA DIVERSITE DES PRATIQUES Ces pratiques sont multiformes et concernent différents publics :
II - LENCADREMENT Les SUAPS comptent 650 enseignants dont plus de 80% de professeurs dEPS, soit 1 enseignant pour 2300 étudiants, un pour 600 pratiquants ou encore un pour 60 (par créneau dune heure et demie denseignement). Les UFR STAPS comptent 800 enseignants " second degré " (dont 350 profs dEPS) et 400 enseignants-chercheurs. Ce potentiel ne couvre que la moitié des charges denseignement dues aux 45 000 étudiants. Le nombre des vacataires est donc pléthorique (sans doute 3000). La formation pratique et technologique dans les APS est assurée par les enseignants " second degré ". |
III - RESSOURCES ET CONTRAINTES pour le DEVELOPPEMENT Les sondages montrent que 70% des étudiants souhaiteraient pratiquer une activité sportive à lUniversité. Quelles sont les difficultés objectives qui peuvent expliquer ce différentiel (20% de pratiquants vs 70% de candidats virtuels) ?
Pour accueillir davantage détudiants et réduire les effectifs dans les groupes de pratiques, il faut programmer, sur 4 ans, 600 postes dans les SUAPS, soit 150/an. La réponse actuelle du Ministère consiste à prôner le tutorat assuré par les étudiants en STAPS. Outre le fait que lintérêt pédagogique peut se justifier à partir de la Licence STAPS, cela ne résoudra pas fondamentalement le problème, dautant que ces étudiants en STAPS devront également être encadrés par des enseignants. Pour ce qui concerne les STAPS, ce sont 800 ETE (équivalent au service dun enseignant-chercheur) quil faut programmer sur quatre ans, pour réduire de moitié le déficit et atteindre lobjectif ministériel de 30% dHCC. Cette année, une centaine de postes denseignants-chercheurs devraient être publiés.
Quelle que soit leur nature, les pratiques dAPS sont objets de formation, pour leurs caractéristiques intrinsèques, sociales et culturelles, mais aussi pour leur contribution au développement personnel et à la citoyenneté, à condition dune analyse, voire dun traitement préalable. Elles constituent un champ dexpérimentation de savoir-être et de savoir-faire, accompagnant les savoirs académiques de la formation disciplinaire des étudiants, facilitant leur insertion sociale et professionnelle. Pour autant, on ne saurait minorer les objectifs de santé et déquilibre psychologique, facteurs indéniables de réussite. Les enseignants dEPS des SUAPS revendiquent fortement cette mission dencadrement, quils considèrent comme fondamentale et relevant de leurs compétences. IV - Les modules sportifs La future loi sur le sport doit instituer ces enseignements. Lavant-projet (article 7) ignore les établissements de lenseignement supérieur, alors que le Ministre de lEducation Nationale a déclaré : " Je suis daccord avec la création de modules sportifs " devant la Commission des affaires culturelles de lAssemblée Nationale, le 7/7/98. Cela permettrait une reconnaissance légale de toute lactivité denseignement des collègues des SUAPS, en accord avec le statut des professeurs dEPS (décret 1980) mais en contradiction avec le décret Lang sur les services dans lenseignement supérieur (" lencadrement de la pratique des APS nest pris en compte (que) pour les 2/3 de leur durée réelle dans le calcul des services "). Ces modules doivent aussi être intégrés dans les maquettes, sans les placer en concurrence avec des enseignements jugés incontournables pour la formation disciplinaire (ex. informatique, langues...). Quelles sont les conséquences de la semestrialisation et de la réforme " BAYROU " sur les modules sportifs ? Le volume annuel de ces UV denseignements représente de 20 à 70h, selon les modules. Le coût de ces enseignements, en général " nul " parce que pris en compte par le SUAPS, devrait être à la charge de lUFR ou de lIUT qui les programme et non dépendre du seul volontarisme des Services. Les bonifications ou coefficients de ces modules doivent être en rapport avec les volumes horaires et les contenus enseignés. Il sagit bien de valoriser des compétences sportives, au même titre que dautres acquis culturels. Lévaluation prend en compte les présences (75% obligatoire), les compétences pratiques et les connaissances théoriques. V - Les rythmes universitaires : la demi-journée réservée à la pratique sportive Actuellement, le jeudi après-midi est fortement compromis par la pression due aux emplois du temps et aux charges de travail concentrées sur certaines périodes dexamens. La participation aux compétitions FNSU est de plus en plus difficile. Les rythmes universitaires ne sont pas mentionnés dans le projet de loi qui pourtant fait référence aux rythmes scolaires. Là encore, en labsence dun point dappui légal, il est très difficile de faire prendre en compte cette nécessité par les Conseils Universitaires. Nous demandons cette reconnaissance légale, qui va de pair avec lobligation de créer une A.S. dans chaque établissement denseignement supérieur. Lorganisation semestrielle des enseignements aboutit à des difficultés de suivi annuel des pratiques. Il convient dadapter la programmation et les calendriers des rencontres pour permettre aux étudiants de participer souplement dans les périodes les plus favorables ; on pourrait envisager deux " gros " trimestres séparés par une période, janvier/février, consacrée aux examens disciplinaires et aux stages dAPS. VI - Lassociation sportive Les associations sportives étudiantes représentent souvent les plus dynamiques des associations sur un campus. Elles remplissent une mission de service public. A ce titre elles doivent bénéficier daides diverses :
On ne peut pas tenir un discours dominant sur la fonction dintégration sociale de la vie associative et ne pas créer les conditions pour faciliter linvestissement des étudiants volontaires, Pour cela il faut étudier une validation optionnelle de la pratique et/ou du management de la vie associative universitaire. Les enseignants des SUAPS sont légitimement attachés au fonctionnement de lAssociation Sportive et à leur rôle de formateurs dans ce secteur, dautant que le turn-over étudiant est par nature très important. Les charges annexes afférentes à cette mission doivent être évaluées et forfaitairement incluses dans les services. Pour ce qui concerne les UFR STAPS, la situation critique actuelle a eu comme conséquence de réduire la part de la pratique associative et compétitive dans les cursus et dans les services des enseignants. Si cette dégradation se poursuivait, elle ne serait pas sans conséquences sur la culture professionnelle des futurs enseignants dEPS. Comment défendre le sport scolaire si durant la formation initiale, létudiant na pas cette expérience-là ? VII - Le droit sportif Actuellement, plus de 50% des budgets de la majorité des SUAPS dépendent du droit sportif. Il sagit dun prélèvement de lordre de 50frs dont doivent sacquitter tous les étudiants au moment de leur inscription à lUniversité, à linstar des droits de bibliothèque. Si demain cette ressource disparaissait la plupart des SUAPS déposent le bilan. Alors, quelle alternative ? Ces droits sportifs, qui dépendent de lautonomie universitaire, créent une situation inégalitaire. Nous sommes favorables à une évolution vers un système plus transparent, dans le cadre réglementaire, garantissant la pérennité des crédits de fonctionnement. En effet, quel que soit le mode de financement, ces ressources sont indispensables à la gestion et à la maintenance des installations sportives universitaires. Lorsque les étudiants paient ce droit sportif, ils doivent, en retour, pouvoir bénéficier de prestations. Nous sommes résolument pour la concertation et nous avons le sens des réalités et des responsabilités. Pourquoi ne pas consacrer une table ronde ministérielle, avec la CPU bien sûr, et les représentants étudiants, GNDS et tous les partenaires concernés à ce délicat problème ? VIII - Objectifs prioritaires
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