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MOTION SPORT SCOLAIRE

Qu’en est-il de l’UNSS, des Associations Sportives, du nombre de licenciés ?

En 97/98 : - 17,56 % d’élèves licenciés à l’UNSS dans les établissements publics,

    • 9 406 AS,
    • 838 218 licenciés,
    • 32 545 animateurs.

Une reprise importante du nombre de licenciés (environ 779 000 en 94-95 et 95-96), une relative stabilisation depuis 96-97 et 97-98).

Une réalité diverse si on observe la carte des licenciés et des pratiques au plan national, quatre académies en baisse (ici des choses qui bougent, là des pratiques qui s’étiolent). Une réalité d’une pratique sportive volontaire sur tout le territoire quand même. Depuis deux ans maintenant le SNEP est à l’origine d’une proposition concernant un débat à mener sur le terrain du sport scolaire : on ne peut se contenter d’un constat de réalités diverses et d’un constat de crise qui toucheraient le sport scolaire comme les autres associations.

Les besoins évoluent, les exigences sont aussi autres, mais grandes de la part des collégiens et lycéens.

Les enseignants d’EPS dans l’UNSS doivent analyser ces évolutions pour construire un sport scolaire qui réponde à des aspirations diverses, sans exclure, et remplisse une de ses missions de service public : permettre à tous l’accès à toutes formes de pratique.

Pour le SNEP, l’association sportive et l’UNSS doivent contribuer dans les établissements scolaires à une réelle démocratisation de l’accès aux savoirs et aux qualifications dans le domaine des pratiques physiques et sportives.

Pour ce faire, il doit aujourd’hui être force de propositions, il doit construire de nouvelles alternatives pour répondre à une demande sociale forte autour d’une pratique sportive volontaire à enrichir, repenser, redynamiser.

Le sport scolaire doit répondre aux attentes en rapport avec le développement de la personne et de la sociabilité. Il a un rôle social fort, aujourd’hui, à jouer dans le cadre des établissements scolaires.

Les réponses aux attentes des jeunes ne viendront pas de l’extérieur mais seront élaborées et construites par les acteurs du sport scolaire.

Enfin, les difficultés nouvelles du sport scolaire ne viennent-elles pas :

  • de certaines dérives de l’EPS…, d’une rupture qui s’est installée entre ce qui est fait et vécu en EPS et ce qui est proposé dans le temps du sport scolaire ?
  • de phénomènes qui touchent fortement le sport "civil " mettant en doute sa valeur éducative et son intérêt social.

Ces mutations contribuent à la fragilisation du sport scolaire, mais elles créent aussi un espace où le sport scolaire peut offrir – comme d’autres associations le font aujourd’hui – de vrais espaces de lien social et d’expression de la citoyenneté

Les Associations Sportives et le rapport à la structure UNSS ; les enseignants et leur rapport au sport scolaire

Il y a difficulté exprimée par les enseignants dans le rapport à la structure UNSS là où il n’y a pas de participation aux réflexions et décisions prises. Une réelle vie démocratique, et une participation de tous à la mise en œuvre de nouveaux projets sont aujourd’hui (plus qu’hier !) incontournables.

Le sport scolaire devra aussi être partie prenante dans l’élaboration des projets académiques de l’Education nationale animée par les Recteurs. Ces projets devront dessiner les axes forts vers lesquels l’académie s’orientera.

Les Recteurs et les IA ont la responsabilité de réunir et faire fonctionner les structures (CD, CRUNSS).

Quelles perspectives ? Quels enjeux ?

La notion de service public est rudement mise à l’épreuve. L’enjeu aujourd’hui reste l’engagement de l’Etat par rapport à une pratique volontaire comme élément fondamental de la formation de tous les jeunes.

C’est la raison pour laquelle il faut peser pour élaborer tous ensemble un projet culturel et social fort qui permettra de contrer toute tentative de remise en cause de la place du sport scolaire (globalisation des forfaits…remise en cause des fonctionnements des services départementaux et régionaux).

L’AS, et les AS dans l’UNSS, sont aujourd’hui un espace et un lieu qui offrent et doivent offrir plus et mieux de perspectives dans l’Ecole.

L’AS et l’UNSS doivent être aujourd’hui un véritable lieu d’acquisition des savoirs, un espace de construction de l’autonomie.

Le pôle animation doit permettre la mise en place de nouvelles formes de pratique.

Ces différentes évolutions dans les contenus et les formes de pratique diversifiées doivent être analysées, évaluées, afin que les choix concernant les districts, les départements, les régions, et le niveau national répondent toujours plus et mieux à l’analyse des attentes des élèves.

Les formes positives autour de la résponsabilisation des jeunes doivent, elles aussi, être analysées et régulées pour être poursuivies.

Les initiatives autour de la citoyenneté doivent prendre plus de force et nous devons aller plus loin dans nos propositions.

D’autres éléments, points d’appui pour notre réflexion :

  • Dans les établissements qui sont de moins en moins des lieux de vie et de culture, l'AS reste " un espace de création de lien social...ce dernier s'organisant à partir d'une pratique sportive mais la dépassant largement ".
  • L'analyse des éléments chiffrés contribue à montrer que le sport scolaire remplit pleinement sa mission de service public (vitalité forte dans les départements ruraux, les ZEP...). Ces actions sont sportives mais aussi sociales et éducatives (cf. charte du sport scolaire, responsabilisation et formation des jeunes).

L’UNSS reste la fédération où les filles représentent plus de 40% des licenciés (cet élément chiffré est important même si des questions restent posées sur la pratique des filles à l'UNSS).

L’AS contribue donc à réduire en partie les inégalités d'accès à la pratique sportive.

Les chiffres enregistrés au plan national montrent que là où sont organisées des réflexions (exemple : initiatives lycées…) les choses bougent et les élèves se mobilisent. C’est dans ce sens qu’il faut poursuivre. Il y a un véritable enjeu dans ce débat pour que la réflexion soit approfondie à tous les échelons (AS, district… jusqu’au niveau national) et que soit proposée une véritable alternative qui contribuera avec l’UNSS à fédérer ce qui peut être commun à tous, tout en acceptant des diversités, des différences, qui ont aussi leur place dans l’UNSS.

LES REVENDICATIONS ET L’ACTIVITE SYNDICALE

Le SNEP se prononce pour le maintien et le développement du caractère de service public à forme associative, pour un véritable fonctionnement démocratique de toutes les instances. Une réflexion d'ensemble doit être menée sur la mission du TISSU ASSOCIATIF au sein du système scolaire dont l'éducation à la citoyenneté semble être un des enjeux essentiels.

Le SNEP entend demeurer l’un des animateurs privilégiés dans la mise en mouvement de la profession sur le terrain du sport scolaire. C’est la raison pour laquelle il continuera à se battre, avec les collègues, pour la mise en œuvre des assises des AS (perspective proposée il y a deux ans !).

Le SNEP s'oppose à toute remise en cause du forfait des 3 heures dans le service, soit directe (suppression pure et simple) soit sous couvert de la globalisation du forfait, et rappelle son exigence d'une confirmation officielle par décret.

Chaque enseignant doit avoir le forfait indivisible de 3 heures dans son service : un enseignant, un forfait. Quels que soient les statuts et les conditions d’affectations des personnels, il doit être prévu dans les BH ou GH.

Toutes les conditions du meilleur fonctionnement des associations sportives et des districts doivent être impérativement réunies, notamment par la libération du mercredi et le respect de la priorité pour le sport scolaire sur les équipements sportifs.

Des plages horaires doivent être libérées dans la semaine pour que les élèves puissent avoir le temps de pratiquer.

Il est de la responsabilité de l’Etat, dans le cadre de sa mission de service public national, d’assurer le fonctionnement de toutes les instances de l’UNSS.

Cela doit se traduire par :

  • Le rétablissement de la subvention du MEN,
  • L’augmentation de la subvention du MEN et de la J&S pour atteindre les 60% du budget de l’UNSS,
  • Le refus de toutes prises en charge de rencontres par des organismes privés.

Ces actions doivent se poursuive avec nos alliés dans le cadre de chaque AS et à tous les niveaux des instances de l’UNSS.

Le développement du sport scolaire repose aussi sur la définition de projets négociés, avec les délégués de district et les coordonateurs d’activités en réponse aux attentes des AS et ceci sans exclusion. Le SNEP s’oppose à toute redéfinition autoritaire des districts.

Cette réflexion sera aussi un moment d’affirmation de la place et du rôle du sport scolaire dans l’accès à la pratique du plus grand nombre avec perspective de progrès pour tous.

Le SNEP veillera à maintenir et développer les acquis fonctionnels dans les domaines techniques et pédagogiques (réunion des secrétaires d’AS, des délégués de district, des commissions techniques, des animateurs d’AS…).

Le SNEP continuera à intervenir pour le retrait de la circulaire remplacements qui contribue à fragiliser le sport scolaire (organisation de rencontres, participation aux réunions…)

Le SNEP demande que la prise télématique des licences se fasse dans le cadre du système scolarité. Il condamne le recours à une société privée. La prise de licence demeure un acte responsable et volontaire d’une adhésion citoyenne.

Il exige un développement de la médecine scolaire et en tout état de cause un examen prioritaire des élèves inscrits à l'AS.

La formation dans les UFRSTAPS et les IUFM doit intégrer dans les cursus une formation relative à la vie associative ainsi que créer les conditions d’une pratique réelle de la vie associative (libération du jeudi après-midi).

La mission des collègues mis à disposition des directions de l'UNSS est importante. Ils doivent être en nombre suffisant. Les créations de postes s'imposent là où des besoins apparaissent. Le SNEP propose la création d’un poste de directeur départemental adjoint dans chaque département comptant plus de 10 000 licenciés. Les services départementaux et régionaux doivent être maintenus.

Les collègues ne doivent pas être pénalisés dans le déroulement de leur carrière.

Le SNEP organisera une campagne – questions écrites auprès des Parlementaires pour une politique ambitieuse du sport scolaire contribuant au développement d’un accès à la pratique volontaire du plus grand nombre.

Il appelle les sections départementales et académiques à mettre en œuvre des rencontres avec le maximum des collègues sur les questions du sport scolaire (journées d’étude, congrès…).

Le SNEP interviendra pour faire connaître et promouvoir le sport scolaire au niveau des différentes institutions de la communauté européenne.