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MOTION POUR UNE PROTECTION SOCIALE SOLIDAIRE

Ces dernières années ont amplement confirmé les appréciations unanimes de nos derniers congrès :

  • les Français restent profondément attachés à une protection sociale solidaire, mais un déficit de mobilisation a permis au pouvoir de dégrader progressivement notre Sécu au lieu de la rénover. Cela a été notamment le cas en 1993, concernant les retraites du régime général et en 1995 avec Juppé, en ce qui concerne le droit pour tous à une santé de qualité.
  • Sous prétexte de l’aide aux exclus, de " trou de la Sécu " et de problèmes financiers incontournables, de compétitivité des entreprises, de privilégiés notamment des secteurs publics… c’est toujours plus de cotisations salariales, moins de prestations, moins de cotisations patronales, plus d’Etat et moins de démocratie, plus de place au secteur marchand et plus d’inégalités.
  • D’autres choix économiques, sociaux et fiscaux sont nécessaires : ils exigent d’approfondir le débat et l’unité d’action, pour réussir à imposer une autre façon de redistribuer plus équitablement les richesses produites et de répondre mieux aux différents besoins sociaux.

Le nouveau gouvernement, s’il a affirmé sa sensibilité aux besoins les plus criants (l’exclusion, les handicapés, la pauvreté accrue, les jeunes privés d’emploi…), n’a pas fondamentalement réorienté l’avenir de la protection sociale : les dépenses sociales et publiques sont mises en cause alors que le financement d’une intervention publique accrue, exige de dégager de nouvelles recettes fondées sur la croissance, l’emploi, la productivité, mais aussi sur une plus grande justice, notamment fiscale, sur une plus grande contribution des revenus aujourd’hui épargnés.

Le congrès examine les solutions à apporter et la mobilisation à mettre en place à la lumière de 3 questions d’actualité : l’avenir des retraites, la CMU, la santé des enseignants d’EPS…

Concernant la CMU (Couverture Maladie Universelle) :

Il est inacceptable qu’aujourd’hui :

  • 150 000 personnes soient privées de toutes couvertures de base ;
  • 6 000 000 soient privées de toute couverture complémentaire alors que les remboursements sont limités en moyenne à 74 % en France.
  • Des millions de français doivent renoncer aux soins indispensables, notamment les plus coûteux.

La mise en place de cette couverture universelle doit être inclue dans la protection sociale pour tous.

Les mutuelles doivent être concernées mais ne doivent pas être mises en concurrence avec les assurances privées qui pourraient ainsi investir le marché de la santé.