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MOTION PROGRAMME - EVALUATION L'EPS a besoin de programmes. Le SNEP a toujours défendu cette idée en particulier parce quils permettent lexpression politique de lambition que lon a pour la discipline. De ce point de vue, ils sont indissociables des conditions de leur mise en uvre (des installations sportives adéquates, 4h en collège, 3h en lycée) et peuvent servir de point dappui quand celles-ci ne sont pas réunies. Nous disposons aujourd'hui de programmes pour l'école primaire, pour le collège, et de vagues indications contenues dans les Instructions Officielles de 85, pour les lycées. Deux remarques sont à prendre en compte :
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Des programmes pour l'EPS Dans l'état actuel de la discipline, de ses besoins, il nous semble qu'une distinction s'opère entre un programme, qui renvoie au projet politique, à l'affichage des objectifs de l'EPS, et des programmes, qui renvoient plutôt aux documents d'accompagnement actuels. Les deux ne peuvent être dissociés, ils représentent les deux leviers d'une transformation possible des pratiques, d'une part en annonçant clairement les intentions, les choix politiques en matière d'éducation physique, d'autre part en proposant des outils concrets aux enseignants d'EPS. Un projet politique fort Notre discipline doit se doter d'un projet ambitieux et cohérent de lécole à luniversité, sur lensemble du territoire. Les programmes doivent être l'occasion de définir ce projet. L'EPS contribue de manière unique au développement de la personne, à son équilibre et à sa santé en proposant une transformation de soi, par soi, pour soi, dans le cadre de relations sociales spécifiques permettant cette transformation. Les APSA ont aujourd'hui une place considérable, dans les domaines du loisir, de la compétition et du spectacle sportif, de l'entretien physique. De ce fait, elles néchappent pas à la loi du marché et font lobjet de toutes les convoitises. Le système scolaire en affichant ses missions de former des citoyens actifs et critiques doit prendre à bras le corps cette réalité. Bref, l'école doit permettre aux élèves d'entrer dans la culture des APSA, culture vivante, en perpétuelle transformation. Dans ce cadre, l'EPS doit proposer une démarche et des contenus adaptés, garantissant à tous l'atteinte des objectifs fixés par la nation. Cela suppose une activité professionnelle en rapport avec cette exigence, soutenue par une formation professionnelle et continue développée. Dans cette perspective, le choix des activités physiques pratiquées dans les cours d'EPS est bien sûr déterminant : elles ne permettent pas les mêmes investissements physiques et affectifs, elles ont chez les élèves et dans la société des représentations parfois sexuées. La définition d'une "culture commune garantie pour tous" impose de retravailler la question des classifications d'activités, selon différents critères (sociologique, anthropologique, psychologique ), le compromis trouvé dans les programmes actuels au collège sous le terme de "groupement" n'étant pas satisfaisant. Une prise de position sur les classifications est essentielle pour que l'enseignant puisse fait des choix, fondés, pour un projet de formation explicite et équilibré. Nous observons qu'aujourd'hui la programmation des activités favorise plutôt les garçons. Cela n'est pas compatible avec le souci démocratique d'offrir à tout le monde les meilleures chances de réussite. Le choix des APS doit aussi se faire en fonction des âges de la scolarité. Il est peut-être plus pertinent de programmer telle ou telle activité pour telle tranche d'âge : des critères comme le rapport poids/force, le niveau de raisonnement, les capacités d'endurance ou de résistance varient de manière importante et peuvent servir d'indicateur. Enfin, un programme doit mettre l'accent sur les activités socialement importantes comme la natation, les épreuves de longue durée, les activités de pleine nature ou la danse qui, par leur impact sur la sécurité, la santé, l'ouverture vers les loisirs physiques et artistiques nécessitent peut-être une nouvelle prise en compte dans le système scolaire, avec des moyens accrus. C'est un élément important pour l'école moderne que nous voulons. Un projet de cette nature doit pouvoir être évalué. Le système éducatif doit se doter d'une évaluation qui permette à divers instants de la vie éducative de réguler les objectifs fixés. Aujourd'hui, le niveau physique des élèves n'est évalué à aucun moment de la scolarité, qu'il s'agisse du niveau physique, conçu en terme de potentialités et en rapport avec la santé des jeunes, ou qu'il s'agisse de l'acquisition des compétences dans telle ou telle APS. Les examens comme le BAC devraient par exemple donner une indication sur ce que tout élève de terminale doit savoir faire au bout de 7 années passées dans le secondaire. Il nous paraît urgent que cette dimension soit prise en compte par le pouvoir politique et pédagogique : le dernier arrêté (1995) sur les épreuves du BAC, BEP, CAP est centré sur "l'appareillage évaluatif" et ne donne aucun repère sur les objectifs et les contenus. En cela il permet toutes les dérives. En bref, programmes et évaluation sont les deux facettes d'un même enjeu, se doter d'un projet d'éducation physique et sportive ambitieux pour tous les jeunes, de l'école à l'université, et se donner les moyens de l'évaluer. Des textes de "référence" Les programmes, les textes sur l'évaluation doivent être des textes de référence mais ils ne doivent en aucun cas être un carcan strict. Nous avons besoin, pour respecter le rôle de l'enseignant, concepteur, organisateur de son travail, pour respecter les conditions d'exercice si différentes (et source d'inégalités), pour respecter enfin la diversité des élèves, de textes auxquels on puisse se "référer", c'est à dire qui servent de repère, qui constituent une norme permettant variations, adaptations, voire remises en cause. Ils doivent être un outil de travail. Pour remplir cet objectif, mais également pour servir de "vitrine" de la discipline, ils doivent respecter certains critères :
Des demandes urgentes de la profession sur les programmes et les examens (BAC, CAP, BEP) Concernant les programmes, nous demandons :
Concernant les examens en EPS, nous demandons :
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