|

MOTION LYCEES PROFESSIONNELS ET SECTIONS PROFESSIONNELLES

Notre pays a besoin de travailleurs formés à haut niveau. Les campagnes pour le développement de l’apprentissage comme moyen privilégié de résoudre les difficultés de formation et d’insertion sont mensongères. C’est le service public qui peut le mieux assurer cette mission, encore faut-il lui en donner les moyens.

Projet de charte : à revoir

Le projet de charte sur l’enseignement professionnel réorganise, à moyens constants, l’enseignement professionnel. A plusieurs reprises il y est dit que les décisions seront mises en oeuvre " en fonction des moyens disponibles dans les établissements " (ex. pour la nomination d’un coordonateur pour les stages), c’est inadmissible.

La réintroduction des CAP peut être une solution pour des élèves en grande difficulté, mais le SNEP souhaite que des passerelles pour poursuites d’études soient créées afin que ce diplôme ne se limite pas à une insertion qui reste aléatoire. La forte alternance prévue va mettre les équipes pédagogiques en difficulté quant aux transmissions de savoirs et savoir-faire indispensables à ces élèves.

L’orientation du BEP comme un diplôme destiné quasi exclusivement à la poursuite d’études en bac pro, à l’inverse, pose question pour des élèves qui souhaiteraient s’insérer dans le monde du travail après le BEP. Les conditions de la formation complémentaire assurée par l’entreprise après un BEP pour l’insertion doivent être précisées (conditions de statut et de salaires des jeunes dans cette situation).

La réduction des horaires élèves et la suppression des modules va accentuer les difficultés des élèves les plus en échec.

La création des " projets interdisciplinaires à caractère professionnel " est un élément positif mais leurs conditions d’organisation doivent être négociées et précisées.

Ce projet, en l’état ne peut résoudre les problèmes de démocratisation de l’enseignement professionnel.

Stages en entreprise

Le SNEP considère que les élèves des LP doivent avoir, pendant leurs études, des relations avec le milieu professionnel sous la responsabilité de l’équipe pédagogique et de l’EN, avec un enrichissement des contenus.

Le SNEP conteste la lourdeur et la place prise par les périodes de formation en entreprise dans la formation, leur caractère souvent inégalitaire face à l’examen (en fonction des terrains de stage : matériel, poste occupé, suivi pédagogique,...). Il dénonce le contenu de certains stages. La charte ne permet pas de transformer positivement cette situation.

Les enseignants d’EPS doivent être associés au suivi des stages, assuré par l’ensemble de l’équipe pédagogique dans le respect de la spécificité de chacune des disciplines, cela sur la base de conventions exigeantes.

Les conventions doivent prévoir la libération du mercredi après midi pour la pratique UNSS.

Non à l’annualisation

Le SNEP se prononce contre les tentatives d’annualisation ou de globalisation des services des enseignants. Cela ne s’oppose pas à l’inventivité des équipes qui leur permet, dans l’intérêt du service public, d’intégrer au mieux les contraintes spécifiques du fonctionnement des lycées professionnels.

L’EPS et l’AS en LP : un rôle important

L’enseignement de l’EPS s’intègre pleinement dans la pédagogie spécifique des voies professionnelle et technologique qui est fondée sur l’imbrication des activités de réalisation et d’expérimentation avec les processus d’élaboration conceptuelle.

Le SNEP exige :

  • La transformation des 2h d’EPS + 2h de plein air en BEP en 4h d’EPS effectives et leur mise en place avec extension aux BEP Hôtellerie.
  • La réduction des effectifs élèves par classe.

Le SNEP revendique l’augmentation des moyens horaires :

- passage des horaires de CAP à 4h,

- augmentation des horaires de 4T et 3T, immédiatement partout à 3h comme en collège, ce qui ne doit être qu’une étape vers les 4h puis les 5h hebdomadaires

- mise en place d’une option EPS en bac pro

Les programmes et les modalités d’évaluation doivent tenir compte de la spécificité du fonctionnement des LP.

Le nombre d’activités à évaluer aux examens doit tenir compte des difficultés spécifiques liées aux conditions d’enseignement, au temps pris par les stages, à l’organisation de ceux-ci et aux horaires actuels différents selon les LP. Les équipes pédagogiques qui travaillent dans des situations difficiles doivent pouvoir n’évaluer que sur deux disciplines. L’augmentation des horaires EPS est indispensable à la pleine réalisation des objectifs assignés à l’EPS.

La forme de l’évaluation doit être simplifiée et rendue compréhensible pour nos élèves.

Redynamiser le sport scolaire

L’AS est, particulièrement en LP, en plus d’un lieu de pratique diversifiée d’APS, un lieu privilégié pour retisser les liens sociaux, nouer des rapports positifs aux adultes et à l’institution scolaire, construire, vivre et réaliser des projets.

Un effort doit être fait dans le cadre de la réflexion collective et des moyens donnés pour la dynamisation des AS de LP.

Le SNEP doit développer son travail spécifique en direction des LP, en liaison avec ses alliés : commission LP, analyse de la réalité des situations, actions spécifiques.