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MOTION INSTALLATIONS SPORTIVES UNIVERSITAIRES
Parmi les nombreuses questions que pose le développement des formations et des pratiques sportives à lUniversité (moyens en personnels, salles de cours, taille des groupes, volumes horaires de pratiques sportives), le problème des équipements sportifs universitaires est aujourdhui le plus aigu. Si la situation névolue pas, de façon significative, dans les mois qui viennent, on peut sattendre, au vu des manifestations étudiantes du 1er trimestre 98/99, à des réactions vives et spontanées de la part des usagers.
I - CONSTAT
- Des installations saturées : 400 000 étudiants (20% de la population), de toutes disciplines, pratiquant régulièrement une ou plusieurs APS, et 45 000 étudiants en STAPS (15 000 en 94) qui consomment 5 fois plus despace/temps de pratique, soit léquivalent de 600 000 étudiants, se partagent 300 000 m2 de surfaces sportives couvertes, soit un ratio de 0,5 m2/étudiant pratiquant.
- Dégradation des installations (beaucoup datent des années 60/70) parce que suremployées : phénomène dû au nombre insuffisant de personnels IATOS pour maintenir en état ces installations et à la non prise en compte de la massification des formations Universitaires.
- Des installations inadaptées : certaines Universités nont encore aucun équipement sportif en propre (ex. MARNE LA VALLEE), dautres disposent dinstallations trop vétustes pour assurer la sécurité des pratiquants (ex. PARIS V).
- Des équipements loués donc éclatés, ce qui occasionne un véritable nomadisme sportif et grève le budget des UFR (coût pouvant aller jusquà 1 MF voire 1,5).
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II - QUELLES CONSEQUENCES ?
- Une concurrence, sur les créneaux les mieux adaptés, assez fréquente, mais injuste et stérile, entre les structures (SUAPS et STAPS), les disciplines (les différents projets déquipements, sportifs et autres, doivent être interclassés par le C.A.).
- Difficulté pour développer des modules sportifs dans un cursus.
- De fortes disparités selon les ressources des Régions et des Universités.
- Des applications inégales des maquettes nationales des diplômes en STAPS, donc des contenus de formation nayant pas la même qualité (ex. le volume horaire consacré aux pratiques varie de 80 à 300 h/an, soit 4 à 15 h. hebdomadaires).
- Diminution de la durée des cycles (minimum de 6 séances dune heure).
- Des effectifs de pratique variant de 15 à 40 selon les Universités.
- Des abandons (10 à 20%) et des échecs massifs (50%) durant le DEUG STAPS.
- Des conditions détude indignes de lUniversité française.
- La suppression fréquente dune véritable option sportive en DEUG STAPS.
- La baisse de pratique compétitive à la FNSU
III - REMARQUES ET PROPOSITIONS
Il y a une contradiction fondamentale entre le pouvoir central et lautonomie universitaire. La question lourde des équipements sportifs ne peut dépendre de la seule volonté dun Président, ni dun C.A. Le Ministère doit intervenir de façon " significative et rapide, dans le cadre dun plan de rattrapage (...) Les Recteurs pourraient jouer un rôle dincitation et darbitrage... " (cf. rapport détape du MEN du 29/6/98 sur table ronde STAPS), " une politique nationale ne peut être réalisée avec cohérence si elle nest pas accompagnée dune politique détablissement " (DESup - 1.2.99).
Ce plan doit sappuyer sur des " normes pédagogiques : 10 m2/étudiant pour les structures couvertes, 23 étudiants, en moyenne, pour les groupes de TP/TD.... " (cf. rapport détape du 29/6/98 de la table ronde STAPS). Il sagit là de la condition sine qua non dune véritable démocratisation de lUniversité, cest à dire de la réussite du plus grand nombre détudiants. Si " la taille des groupes nest pas adaptée, dans le but daméliorer la réussite " (arrêté du 9/4/97) alors seront sacrifiés, de facto, les étudiants les moins scolaires, ce qui est déjà la tendance.
Pour compenser la seule augmentation, durable, des effectifs en STAPS (de 30 000 étudiants) il faut :
- Réaliser 300 000 m2 de surfaces sportives couvertes.
- Intégrer des locaux de cours théorique dans les I.S.U.
- Rechercher un partenariat avec les collectivités pour la construction et la gestion.
- Différencier les besoins des STAPS, des autres formations, des pratiques associatives, compétitives ... pour un emploi harmonisé de ces équipements.
- Prendre en charge par une subvention spécifique ministérielle des coûts de location.
- " Chaque établissement doit disposer dun équipement sportif de bon sens " (idem).
- La Conférence des Présidents duniversité doit se saisir de ce dossier.
La question des piscines universitaires exige un examen particulier compte tenu de limportance de la natation dans les formations et les loisirs sportifs, du coût de fonctionnement et de maintenance.
IV - LES ACTIONS PRIORITAIRES QUE LE MINISTERE DOIT ENGAGER
- Informer le comité de suivi de lavancement des projets dISU.
- Contrôler que les besoins sportifs sont bien pris en compte dans les contrats détablissement en cours de négociation.
- Engager une enveloppe spécifique de 1,5 Milliard de Francs, dans le cadre du plan U3M et des CPER, pour réaliser, en 4 ans, léquivalent de 300 000 m2 de surfaces sportives couvertes. Cest possible compte tenu des priorités affichées et des chiffres annoncés : 30 Millions x 44 UFR (cf. intervention de M.GARNIER, " Monsieur U3M ", le 11/1/99, réunion ministérielle sur la filière STAPS).
- Satisfaire, pour la rentrée prochaine, les besoins les plus urgents en matière de sécurité.
- Evaluer avec le Ministère Jeunesse et Sports lutilisation de ses équipements sportifs pour opérationnaliser le rapprochement souhaité.
- Inciter, par lintermédiaire des Recteurs, à la concertation les partenaires concernés pour élaborer un schéma régional de construction et dutilisation des équipements sportifs.
Copyright © 1999 SNEP.
Tous droits réservés - Dernière modification le
4/07/06
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