|

MOTION EMPLOIS - JEUNES

L’arrivée d’emplois-jeunes a révélé l’ampleur des besoins non couverts dans la Fonction Publique.

L’éducation nationale doit jouer un rôle important dans la lutte contre le chômage. La solution des emplois-jeunes est inacceptable car elle instaure une nouvelle forme de précarité et substitue, la plupart du temps, des emplois précaires à des emplois existants ou qui devraient être créés.

Le SNEP se prononce pour l’arrêt immédiat du recrutement de nouveaux emplois-jeunes au Ministère de l’Education Nationale de la Recherche et de la Technologie.

Nous réaffirmons fortement notre exigence que les recrutements de personnels s’effectuent dans le cadre des concours et des corps existants pour couvrir les besoins actuels.

S’il y a émergence de besoins nouveaux : ils doivent faire l’objet d’une évaluation et d’une définition statutaire précises et donner lieu à des recrutements par concours dans la Fonction Publique.

La loi précise :

" Le plan emplois-jeunes a pour objectif principal de réduire le chômage et de répondre à la demande d’insertion des jeunes " ; en ce qui concerne l’Education Nationale c’est l’unique, insuffisante et contradictoire réponse apportée aux difficultés multiples du système éducatif.

Il fait apparaître deux exigences essentielles  :

  • " professionnaliser et construire de nouveaux emplois "
  • " éviter la substitution d’emploi ".

La deuxième année de fonctionnement du dispositif emplois-jeunes montre une grande diversité des situations, et très souvent des missions qui dépassent largement leur définition initiale. Si le plan a pu répondre à l’attente de certains jeunes en matière d’embauche, nous constatons que :

  • la formation promise n’a pas encore été mise en place dans la plupart des cas,
  • il n’y a pas réelle émergence de nouveaux métiers,
  • malgré des situations différentes d’un secteur à l’autre, la substitution existe.

Que ce soit dans le primaire et dans le secondaire en EPS, il y a souvent substitution à l’enseignant : remplacements de collègues absents, aide à l’encadrement. La responsabilité des enseignants et des chefs d’établissement pourrait être engagée en cas d’accident.

On ne peut accepter ni ces dérives qui mettent en cause nos missions, ni la couverture de besoins réels par des personnels précaires de droit privé. Cette situation est d’autant plus inacceptable que des milliers de jeunes sont engagés dans la filière STAPS et que de nombreux personnels non titulaires qualifiés sont en attente d’une titularisation.

Le SNEP demande une évaluation précise et détaillée du plan emplois-jeunes par le MEN : formations, substitutions, nouveaux métiers, et sorties du dispositif.

Pour améliorer la situation des personnels déjà recrutés et leur ouvrir de véritables perspectives de qualifications et d’emplois, il revendique :

  • un statut de droit public permettant la prise en compte des années de service pour l’accès aux concours internes de la Fonction Publique,
  • la garantie d’une formation passant par l’augmentation du volume horaire (au moins 400h) et des crédits de formation,
  • des services hebdomadaires clairement définis et identifiés avec temps de formation dans le temps de service,
  • la reconnaissance des droits syndicaux.