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MOTION CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL

bar.jpg (16564 octets)La massification des études, l’évolution des publics scolaires, la crise sociale rendent indispensables une évolution notable et déjà engagée des métiers de l’enseignement. Mais le manque de prise en compte réelle de ces questions par les pouvoirs successifs et l’évolution souvent négative des modalités de gestion des personnels font que de nombreux collègues vivent une dégradation forte des conditions de travail et de vie (pénibilité accrue, précarisation renforcée, alourdissement des tâches, etc.).

Le SNEP agit, avec ses partenaires, pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants d’EPS, condition du développement, de l’amélioration et de la démocratisation du service public d’éducation.

A/ Pour tous :

A-1- Alléger les effectifs pour une meilleure efficacité pédagogique.

L’abaissement des effectifs est la revendication première des enseignants et des élèves.

Le SNEP revendique :

Pas de groupe EPS à plus de 30 élèves en lycée, étape vers 25.

Limitation à 24 en collège, 18 en établissement sensible et ZEP.

Ces effectifs doivent être encore réduits lorsque les activités proposées posent des problèmes de sécurité (APPN, natation, lancers, ...). Dédoublements, trois professeurs pour deux classes sont des solutions à mettre en œuvre en prévoyant les moyens adéquats dans les dotations aux établissements.

A-2- Transformer les heures supplémentaires en emplois statutaires.

Le SNEP appelle les collègues à organiser le refus collectif des heures supplémentaires.

Il revendique la transformation des heures supplémentaires en emplois statutaires. Il appelle les équipes pédagogiques à demander un poste dès que l’équivalent d’un ½ poste apparaît dans un établissement.

Il revendique la suppression de l'obligation statutaire d'accepter deux H.S.

Il exige l'abrogation du décret du 30 juillet 1998 sur la baisse de la rémunération des HS.

En ZEP et établissements sensibles doivent être immédiatement supprimées toutes les HS imposables, les HS servant à mener à bien des projets pédagogiques doivent être transformées en décharge.

A-3- Réduire les maxima de service et y intégrer les tâches nouvelles.

Il faut que soit compensé l’accroissement de la charge de travail et de la pénibilité du métier, que soient prises en compte les tâches nouvelles du métier d’enseignant d’EPS, en particulier les besoins de concertations diverses, le suivi individuel de scolarité des élèves, la mise en œuvre de projets pédagogiques, tout en maintenant le forfait AS de 3h dans le service.

De plus, les enseignants ne sauraient rester à l’écart de la réduction du temps de travail.

Le service doit continuer à être défini en heures hebdomadaires et comprendre les heures de cours (classes entières ou dédoublées, aide individualisée,...), intégrer le forfait AS de 3h et la prise en compte forfaitaire des tâches nouvelles (concertation en particulier).

Le SNEP propose la définition des services suivante :

A titre d’étape : Profs, CE et AE d’EPS : 15h de cours, 1 heure forfaitaire pour les tâches diverses et forfait d’AS à 3h.

Agrégés d’EPS : 13h de cours, 1 heure forfaitaire pour tâches diverses et forfait d’AS à 3h.

A terme nous revendiquons un service identique pour tous les enseignants d'EPS à 13+1+3.

Le forfait pour activités diverses (concertation, mise en œuvre de projet pédagogique, préparation de voyages et séjours sportifs par ex) doit être laissé à la disposition des enseignants et des équipes pédagogiques.

Au-delà de cette définition pour tous, des situations particulières doivent être prises en compte :

La coordination EPS, l’animation de district UNSS, les activités de conseillers pédagogiques, tuteurs, formateurs FPC, les services à cheval sur plusieurs établissements, etc. doivent donner lieu à décharge.

Le service doit être allégé pour les enseignants travaillant en établissements difficiles, compte tenu de la pénibilité du métier et des besoins accrus de concertation.

A-4- Développer la FPC sur le temps de travail (voir motion particulière) les congés formation et mobilité

A-5- Réduire l'instabilité

Une instabilité et une précarité fortes des enseignants se sont développées ces dernières années, en particulier chez les jeunes, mais pas seulement (multiplication des postes de TA, travail à cheval sur plusieurs établissements, travail en dehors de sa discipline, ...).

Nous exigeons :

  • le maintien du volontariat pour exercer des fonctions de remplacement,
  • la stabilisation de la majorité des actuels TA sur poste en établissement, ce qui nécessite de nombreuses créations de postes,
  • la limitation des compléments de service (en nombre et en distance entre les établissements),
  • le respect de la qualification en EPS.

A-6- défendre et étendre les droits syndicaux

L'ensemble des droits (formation syndicale, réunion syndicale, local syndical dans l'établissement ou le service, autorisation d'absence, ...) doivent être défendus et élargis.

A-7- Prendre en compte les questions de santé des enseignants d'EPS (voir motion particulière).

A-8- Le développement de l'action sociale

Les ministères de tutelle (MEN, MJS, MAP...) doivent développer l'action sociale, actuellement très faible.

  • accès des personnels de second degré aux prestations existantes (chèques vacances, aide au logement,...),
  • ouverture de nouvelles prestations (petite enfance, retraités, aide aux études, ...).

B / Pour les jeunes collègues

L'entrée des jeunes enseignants dans le métier doit être favorisée et améliorée.

B-1- Les stagiaires PLC2

Ils doivent être affectés sur le service de leur conseiller pédagogique, selon des critères pédagogiques et non pour compenser des besoins en emplois. Leur service doit être de 6h+3 d'AS avec libération du mercredi A.M. pour l'UNSS.

Le droit à la formation pour tous et l'affectation en IUFM doivent être assurés pour tous les stagiaires.

B-2- Entrée dans le métier après la titularisation

  • 1ère année à demi service, renfort de la formation continue au cours des 2ème et 3ème année d'exercice. Il est important que soit organisé un véritable aller - retour entre l'expérience de terrain et la formation.
  • institution de professeurs ressources chargés d'aider pédagogiquement les jeunes collègues qui le souhaitent.

B-3- Indemnités

Une indemnité de première affectation doit être créée concernant toutes les disciplines et toutes les académies, permettant l'équipement et l’installation des jeunes collègues.

B-4- Logement

Les ministères de l’EN, du MAP et du MJS doivent participer en tant que collecteur au 1 % qui ouvre droit à la réservation dans le parc HLM, pour les personnels en général et les jeunes collègues en particulier.

Des prêts à taux zéro accessibles à tous les collègues, sur trois ans devraient être ouvert pour faire face aux frais d'installation.

Les déménagements doivent être remboursés dès la première affectation.

B-5- Salaires

Les salaires doivent être versés, ou des avances équivalentes, aux jeunes collègues nouvellement affectés dès le mois de septembre.

La revalorisation des débuts de carrière engagée en 1989 doit être poursuivie

C / Pour les fins de carrières

Une attention particulière doit être apportée aux collègues en fin de carrière. La pénibilité du métier est une dimension essentielle.

C-1- Un service allégé après 50 ans

Dans le cadre de la réduction du temps de travail et des maxima de service doit être proposé un service allégé pour les collègues qui le désirent, sans baisse de salaire et sans perte d’annuité pour la retraite.

Différentes solutions peuvent être envisagées, réduction progressive du service, tâches d’organisation, de tutorat, de documentation EPS, d’animation remplaçant une partie des tâches d’enseignement, ... ces propositions doivent être soumises au débat.

C-2- CPA et CFA

Nous demandons la prorogation définitive du CFA et l'amélioration des droits d'accès à la CPA et au CFA (annuités prises en compte et conditions d’âge).

C-3- Retraite

L’âge de la retraite doit être avancé avec maintien de la pension à taux plein et garantie de l'embauche de jeunes.

Les services de non titulaires doivent être mieux validés.

Prise en compte des années d'études post bac pour le calcul des annuités.