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  Congrès 2007 >Thème 4 (maj le 1/03/17 )

 

Thème 4
Pour un monde solidaire, défendre la Paix, les Libertés et les Droits Humains : une nécessité syndicale

Notre syndicalisme n’a jamais ignoré que les questions de  la démocratie, des libertés ou  les luttes contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie ou le sexisme...  sont posées en France comme à l’échelle de la planète. Le durcissement des lois françaises sur l’immigration (lois CESEDA) et la mise en place d’un ministère de l’identité nationale chargé de l’immigration éclairent ces orientations, sans que soit mise en place une politique française et européenne de coopération et d’aide au développement. La mobilisation des collègues avec le réseau RESF illustre toute la sensibilité et l’attachement de nos collègues aux valeurs de solidarité et au respect de la personne humaine.
Pendant que les états nations abandonnent beaucoup de leurs responsabilités sociales, et confient au seul « marché » le soin de régler un nombre de plus en plus important de problèmes sociaux et culturels, la pauvreté s’accentue, l’accès aux droits les plus élémentaires (le logement, l’eau,  l’éducation, la culture…) recule pour un nombre non négligeable d’êtres humains.
Dans le domaine de l’éducation, 130 millions d’enfants ne fréquentent pas l’école, 1 milliard de personnes sont analphabètes, dont la grande majorité sont des femmes. Comment dans ces conditions échapper à la vie de misère,  à la maladie, à la violence ?
Les atteintes aux droits humains et aux droits syndicaux  prolifèrent sur la planète : prises d’otages (en particulier chez les journalistes), emprisonnements politiques (comme l’illustre le procès récent des principaux responsables de la ligue des droits de l’Homme au Maroc), les assignations à résidence…
Les conflits se multiplient. Sur tous les continents, la situation des peuples, la Paix, restent très préoccupante, en particulier en Afrique, dans les pays du Caucase, au Proche Orient et  au Moyen Orient, au Tibet… L’exploitation des enfants par le travail s’accélère ces dernières années, en particulier en Chine. En Asie, l’élimination volontaire de nombreuses filles avant leur naissance est une horreur insoutenable. Ces peuples n’en finissent plus de subir les décisions unilatérales des plus grandes puissances. (Etats Unis, Israël, Grande Bretagne, Russie, Chine…) Ces puissances n’ont pas renoncé à faire valoir un modèle économique et social entièrement basé sur les logiques de la mondialisation capitaliste. Elles n’hésitent pas à imposer leurs modèles et leurs intérêts économiques, à utiliser la force militaire et l’occupation. Elles récusent la coopération et programment un « choc des cultures », petite sœur du colonialisme, en lieu et place d’une vision interculturelle comme fondement d’une humanité pacifique, respectueuse des droits humains et  visant le progrès pour tous et toutes. Ces options autoritaires sont contradictoires avec les droits fondamentaux définis par la charte des Nations Unies. Ce sont ces orientations  qui privent la Palestine d’un Etat, la Tchétchénie et l’Irak du droit à disposer d’elles-mêmes, provoquent l’agression contre le Liban. Elles instituent la violence comme mode de rapport entre les peuples et nourrissent tous les terrorismes. Elles déstabilisent gravement des régions du globe déjà fortement endeuillées, provoquent des milliers de nouveaux réfugié-es, accentuent la pauvreté dans de trop nombreuses régions du monde. 
L’utilisation de la force au détriment du droit et de la négociation est intolérable.
La lutte pour la Paix, compte tenu de la multiplication des conflits, la prolifération et la sophistication importante des armes est plus que jamais nécessaire. En s’appuyant sur le droit international et les organisations (ONU, UNESCO, Cour Internationale de Justice, tribunal pénal …) il est pourtant possible d’en finir avec ces zones de conflits. Le nouveau contexte mondial impose que L’ONU soit rénovée et démocratisée. Elle doit mieux  répondre aux nouveaux enjeux et contribuer à être l’expression de la totalité des Etats.
L’éducation joue un rôle déterminant pour promouvoir d’autres valeurs. Le respect des droits, l’humanisme, le respect, l’émancipation sont des moyens essentiels permettant la lutte contre les replis défensifs et la haine de l’autre.
La lutte pour la Paix et pour  les libertés démocratiques n’a pas de nationalité. Défendre ces droits fait partie intégrante du combat syndical. Le syndicat a aussi pour but de soutenir, d’initier des actions de solidarités et de coopération internationale, en liaison avec les organisations syndicales, les ONG …
Le SNEP doit tisser des liens plus étroits avec le mouvement syndical international pour la culture, l’éducation, le développement, les droits fondamentaux. Avec la FSU, il doit participer au large mouvement citoyen mobilisé pour questionner cette mondialisation, remettre en cause son statut dominant,  pour démontrer qu’un autre monde est possible et nécessaire. Il doit ré-affirmer auprès de l’Internationale de l’Education que l’éducation physique et sportive est une nécessité pour tou-tes les jeunes et qu’aucune remise en cause de son statut n’est acceptable. 
« L’EPS et le sport sont des atouts pour construire des coopérations et des rencontres utiles à  la compréhension des peuples »  Allant au-delà des nécessaires solidarités, des collègues sont déjà engagé-es dans ces actions, en particulier en Palestine et en Afghanistan. A partir de ce que nous voulons faire (œuvrer à la Paix et aux droits des peuples) et de ce que nous savons faire (enseigner l’EPS) il est possible de poursuivre la mise en œuvre des actions d’échanges et de collaboration.
 Notre patrimoine professionnel et syndical ne peut que s’enrichir au contact de tels projets.
Pour : 171
Contre : 0
Abstention : 3


 

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