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  Congrès 2007 (maj le 1/03/17 )

 

La FPC, se donner les outils d'un développement professionnel.

Depuis 1999 (Villeneuve d'ASCQ) les différents congrès n'ont pas changé radicalement nos mandats pour FPC. Les textes écrits et votés en 99 ou en 2004 pourraient être repris intégralement.
Pour autant il parait difficile de ne pas y revenir cette fois-ci, tout en continuant à porter les demandes de l'époque. En effet, depuis, un certain nombre de faits et textes ont quelque peu changé le panorama, en particulier avec la loi Fillon et la circulaire De Robien sur les remplacements, le protocole d'accord sur la formation professionnelle tout au long de la vie et le cahier des charges de la formation. Tout cela dans un contexte évident dans notre discipline d’une chute importante de l’offre de formation et d’une forte disparité selon les académies.

En mars 2006, nous avons consacré une partie du CDN pour faire le point sur la FPC dans notre discipline. Paul Goirand avait été sollicité pour faire une analyse des PAF. L’évolution récente de la FPC, et de façon plus particulière ces 5 dernières années, a fait éclater les repères que la profession s’était construit : une formation continue de masse, autogérée, centrée sur les problèmes didactiques et pédagogiques. Elle est aujourd’hui majoritairement une information (baisse du nombre de jours de formation), à public désigné. Elle est aussi transversale et généraliste (c’est-à-dire au bout du compte peu opérationnelle en terme de retombées pour l’enseignement). Elle est enfin individualiste lorsqu’elle est centrée sur les carrières (changements, préparations concours…). Reste malgré ces tendances lourdes une grande diversité selon les académies.

Nous portons une conception différente de celle qui vient d'être instituée par le protocole d'accord promouvant le DIF et faisant de la FPC une propriété individuelle. Nous pensons au contraire qu'il s'agit d'un outil au service d'une profession et d'une discipline.

La nature de la FPC que nous voulons doit suivre en priorité quelques pistes pour être efficace et utile :

  1. Etre en prise avec l'objectif principal du projet scolaire que nous portons : la réussite de tous en EPS. Ce qui suppose de travailler dans le détail, ce qui doit être acquis par tous, les conditions à mettre en œuvre pour l'appropriation de tous… pour cela, la FPC ne peut être une suite de séquences courtes. Des projets de suivi sur plusieurs années sont nécessaires.
  2. Etre en prise avec l'analyse critique du patrimoine culturel à transmettre et avec l’objectif pour tous les enseignants de la maîtrise des APSA.
  3. Répondre à l'expression de besoins professionnels, ce qui suppose une élaboration collective, et une gestion par la profession de la mise en œuvre  de la FPC (autogestion)
  4. Etre en prise avec la recherche en intervention (et plus largement en STAPS),
  5. Produire des documents didactiques ou pédagogiques à destination de toute la profession, pour une circulation des connaissances produites.
  6. Une partie de la profession étant appelée à participer à la formation initiale des étudiants qui se destine à l'enseignement, s'assurer d'une formation de formateurs de qualité

Bien entendu ce n'est exclusif des autres dispositifs possibles (mobilité, préparation aux concours…)

Les différents niveaux de la doivent répondre aux différentes problématiques posées par une discipline scolaire.
- Le premier lieu de formation continue est l’établissement avec le travail en équipe. Ce travail devrait être institué et prévu dans l’emploi du temps. Il permet évidemment de travailler concrètement sur le projet d’établissement, mais surtout d’échanger collectivement, et, à travers les compétences spécifiques des uns et des autres, de s’enrichir de la diversité des points de vue et des approches sur les contenus d’enseignement. La FSU demande depuis longtemps que ce travail soit enfin reconnu et encouragé. L’institution se contenterait bien de cela, pour des raisons d’économie. Pour nous, si cette phase est importante, elle ne peut régler tous les problèmes. Par exemple la continuité des enseignements entre primaire/collège/lycée.
- Un deuxième lieu pourrait alors être organisé sur la base de la carte scolaire pour travailler concrètement à partir des programmations d’APSA et de la population de recrutement des établissements. Il s’agit là d’échanger sur la base d’un « bassin » de recrutement pour assurer des enseignements cohérents (en particulier collèges/Lycées). Par exemple on pourrait travailler sur l’athlétisme et réfléchir à la façon d’assurer pour tous la formation athlétique de la sixième (et pourquoi pas inclure le primaire) à la terminale…
- Enfin, l’échelon départemental et académique doit être conservé et pourrait compléter le dispositif :

  1. Aborder les exigences de fin de scolarité par niveau d’enseignement (Quelles acquisitions en fin de scolarité collège, lycée, Lp…)
  2. Travailler sur la cohérence d’une offre académique de formation en EPS : par exemple traite –t-on de la même façon l’académie de Creteil (beaucoup de jeunes enseignants, publics difficiles…) et celle de Montpellier.
  3. Aborder des thèmes généraux ou transversaux et leur mise en œuvre concrète (EPS et santé, mixité…)
  4. Ouverture vers l’interdisciplinarité.
  5. Etc.

Quelques propositions concrètes :

  • S'assurer a minima que chacun bénéficie des dispositions arrêtées : 20h par an cumulables sur 6 ans
  • Imposer dans chaque académie une modalité de gestion disciplinaire de la FPC, avec un responsable EPS…
  • Utiliser la structure syndicale et le Centre EPS et Société (stages syndicaux, en liaison avec d'autres groupes, AEEPS…) pour des formations sur la thématique de la réussite de tous.
  • Exiger une formation pour tous les tuteurs de stages licence/plc1/plc2
  • Exiger une formation de formateurs
  • Offrir à tous la possibilité, sous forme de décharge horaire, de s’investir dans des équipes de recherche, sur des projets dont la finalité est l’enseignement.
  • Solliciter les formateurs STAPS et IUFM qui devraient avoir l'encadrement de la FPC dans leurs services

 


 

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