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Evaluation

Les modifications apportées au baccalauréat en 2002 sont importantes et ont engagé la profession dans un travail en profondeur pour, en particulier, mettre en place les nouvelles épreuves et assurer ce qu’il est convenu d’appeler la " coévaluation ". Un premier bilan a pu être fait dès le premier trimestre 2002/2003, et affiné par la suite. Ce bilan nous a permis de faire un certain nombre de remarques et de propositions pour améliorer le dispositif. Aucune de ces propositions, basées sur l’expérience professionnelle, n’a, a ce jour, été retenue par l’institution.
Rappelons que le travail fourni initialement par le groupe chargé de rédiger les propositions de réforme nous semblait aller dans le bon sens, en particulier en redonnant au Bac EPS un cadre national tout en restant souple. Mais la note de service, et nous l’avons dénoncé, a enfermé les pratiques dans un cadre rigide et contestable.

Nous demandons principalement :
• que les moyens soient débloqués pour faire fonctionner correctement la co-évaluation
• que les enseignants puissent transmettre les notes effectivement mises : il ne doit pas y avoir d’harmonisation dans les établissements, cette dernière doit se faire par la commission académique prévue pour cela. En effet, cette année, il a été demandé dans certaines académies une harmonisation par les enseignants avant l’envoi des notes. Cette harmonisation est contraire à la lettre et à l’esprit des textes officiels. De plus elle ne permettra jamais de faire un réel bilan sur ce que produisent les transformations du Bac. Ce travail doit être fait par la commission académique ;
• que l’on puisse avoir sur tout le territoire un logiciel de recueil et de transmission des notes pour pouvoir faire des études précises sur les performances des élèves ;
• que l’on permette aux équipes de proposer une activité ne figurant pas sur les listes, mais validée par la commission académique, puis nationale
• que soit repensée la constitution de la liste nationale
• que le bilan annuel fait par la commission nationale soit rendu public
• que les évolutions du référentiel soient fondées sur un bilan précis

Pour le Diplôme National du Brevet, dans le cadre du CCF, nous mettons en débat le principe, pour l’EPS, d’épreuves nationales. L’enjeu est la clarification de la culture commune et de la réussite en EPS en fin de collège, c’est aussi un plus en terme de cohésion professionnelle.

Notre proposition à discuter :
• le CCF du brevet repose sur 3 épreuves, deux de type national et une locale, laissée à l’initiative des collèges.
• La 1e épreuve nationale pourrait être, en fonction des conditions d’enseignement, soit une épreuve de course en durée intégrant le principe d’une performance optimale le jour de l’épreuve, soit une épreuve de natation de durée sur le même principe, les deux possibilités pouvant être offertes par certains collèges.
• La 2e épreuve nationale porterait sur un sport collectif programmé en 3e et choisi dans une liste définie nationalement.
• La 3e épreuve serait, elle, déterminée au plan local par l’équipe enseignante.

Par ailleurs, le SNEP demande que l’EPS figure dans la liste des activités proposées au choix des candidats au brevet ne bénéficiant pas du CCF.

Evaluation aux examens de la voie professionnelle

Nous avons, sur cette question, élaboré un document repérant un certain nombre d’enjeux, de difficultés, soumettant des propositions, interrogeant sur d’autres sur cette question. Il est disponible sur le site du SNEP en rubrique péda.
Nous en tirons ici un certain nombre de propositions que nous soumettons à la profession pour le congrès. La place disponible ici amène à une concision qui peut être perçue comme gênante. Nous renvoyons chacun au texte du site pour mieux comprendre le sens de celles-ci.

Le SNEP s’inscrit dans l’objectif de revalorisation de la voie professionnelle. L’évaluation aux examens de celle-ci doit clairement afficher une ambition élevée, à laquelle l’EPS participe pleinement. Les remarques que le SNEP a été amené à faire à propos de l’évaluation en LGT doivent être intégrées dans la réflexion.
L’évaluation se situe dans le prolongement des textes programmes (et le débat sur ceux-ci doit être poursuivi).
Le SNEP se prononce pour un cadrage national pour l’évaluation aux CAP, BEP et Bac Pro, avec des repères concrets liés aux niveaux fixés par les programmes.
L’évaluation doit être basée sur une “ performance scolaire ” significative à la fois d’un niveau atteint en efficacité et d’éléments qui y participent .
Les règles générales, définies pour le LGT, doivent être adaptées aux spécificités des LP et des leurs différents examens.

Jury
L’évaluation par un jury de deux examinateurs, dont le prof du groupe EPS peut prendre des formes variables selon les examens et les activités. Des moyens sont indispensables à sa mise en œuvre concrète.

Nombre d’épreuves en CAP, BEP et Bac pro
Le programme LP précise que “ Au moins deux, si possible trois activités, sont programmées durant la période de formation ”. Les examens de la voie professionnelle doivent donc être bâtis sur deux épreuves (minimum fixé par le cadre du programme) mais les équipes bâtissant leur projet sur trois APSA doivent avoir la possibilité d’évaluer sur trois et de prendre les deux meilleures notes.

Nombre d’heures de pratique avant évaluation
L’exigence d’une pratique “ d’au moins trente heures pour la partie concernée du programme durant la scolarité lycéenne ” du LGT doit être maintenue en bac Pro (scolarité comprise comme 2 ans de BEP + 2 ans de bac).
Pour les CAP et BEP, scolarité en deux ans, au moins 20 heures de pratique sont indispensables.

Liste d’activités
Nous proposons que pour les deux épreuves composant l’évaluation, une au moins soit choisie dans une liste nationale d’épreuves, l’autre pouvant être laissée au choix des équipes. Une doit être issue d’une activité mettant en oeuvre une pratique collective. Ces deux épreuves devraient être “ suffisamment différentes entre elles pour solliciter chez les élèves des acquisitions diversifiées ”. (texte bac)

Nature des épreuves
Elles doivent permettre en même temps de révéler une production et le processus qui en a permis l’émergence, l’engagement des élèves dans la préparation de la production.
Le SNEP propose que 70% à 75% de la note soient consacrés à l’efficacité.
Les 30% restant peuvent porter, selon les activités, sur ce qui relève de la sécurité, des choix de stratégie, des projets, de l’entraînement, de l’organisation individuelle et collective, des rôles sociaux, de l’engagement dans l’activité.
Les exigences et les formes prises ne peuvent être les mêmes en CAP, BEP et Bac Professionnel.
Les procédures d’évaluation doivent être simples, facile à comprendre et à mettre en œuvre.
L’épreuve doit valoriser la prise de risque et l’exploit.