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  Congrès 2011 > Texte Action (maj le 12/04/11 )

 

Texte Action

Le congrès national du SNEP réuni à Guidel du 28 mars au 1er avril 2011, s'inscrit dans un contexte international de révoltes porteuses d’espoir de plus de démocratie et de justice sociale. En France, après les élections cantonales, les forces politiques soutenant le gouvernement apparaissent affaiblies et divisées. Cet affaiblissement de la majorité présidentielle, conséquence en partie de la perte du soutien populaire, se traduit à la fois par un transfert d’une partie des voix sur l’extrême droite, par une abstention d'un niveau inquiétant - même si cela ne touche pas que la droite - et un renforcement relatif des forces de gauche.
Cette situation et les effets de la politique libérale menée depuis le dernier congrès, analysés dans le rapport d'activité et son complément présenté en ouverture du congrès, ont été au cœur des travaux  de ce dernier. Ils constitueront un cadre qui structurera l'activité du SNEP à court, moyen et long termes.

L'ensemble des débats a permis l’émergence de revendications tant spécifiques (EPS, sport scolaire, sport) que générales. En lien avec les propositions et principes développés dans le texte « Pour une EPS de qualité et le sport éducatif pour toutes et tous », elles constituent des éléments forts d’un projet alternatif, social et culturel à faire partager avec dynamisme et ambition. Ces revendications doivent être portées à la fois avec la profession, avec la FSU, avec ses syndicats et l'ensemble des forces sociales de progrès, auprès des personnels, de nos partenaires, mais aussi en direction de l’opinion publique. La recherche d’alliances, dans un cadre clarifié des positions respectives des uns et des autres, est incontournable pour développer et faire converger les mobilisations. Dans cette perspective, il s’agit bien de se saisir de "l'outil syndical" et de le renforcer pour animer, faire vivre et avancer nos revendications et notre projet social et culturel.

Le gouvernement, bien qu'affaibli, n'en est pas moins décidé à poursuivre sa politique de casse des solidarités, de mise en concurrence, de transformation profonde de la société dans un sens ultra libéral.

Sans attendre, nos mobilisations doivent interpeller toutes les forces politiques et continuer à faire valoir nos exigences avec force. Rien n'est joué : ni l'affaiblissement durable de la majorité présidentielle, ni la garantie de la prise en compte par des forces alternatives, quelles qu'elles soient, de nos revendications et de leurs financements.

Sur le plan général,
Les agressions multiples et répétées contre les services publics, les protections sociales et la fonction publique, la volonté exprimée par le gouvernement de réduire le périmètre d'intervention de l'Etat aux seules missions régaliennes, doivent nous amener à développer notre activité à la fois dans les collectifs de défense des services publics, le 2 avril sur les ARS (Agence Régionales de Santé) sur la défense de la sécurité sociale et l'accès de tous à la santé, le 28 avril sur la pénibilité et les conditions de travail et dans toutes les initiatives unitaires, du local au national. La nécessaire réflexion sur les évolutions et les améliorations à apporter aux services publics doit être poursuivie en s'appuyant notamment sur les propositions issues des Etats Généraux des Services Publics, des textes du congrès et plus particulièrement en matière de services publics d'éducation et de sport. Le congrès appelle à participer au rassemblement national le 11 juin à Bagneux.

La question des retraites doit continuer à être au cœur des préoccupations et actions syndicales, ainsi que celles de défense des intérêts matériels et moraux des retraités.
Les débats sur les statuts, l'emploi, les salaires, les pensions de retraite doivent être investis de façon "offensive" pour ouvrir des perspectives et s'opposer aux régressions en cours. Les luttes unitaires récentes dans lesquelles le SNEP et la FSU ont pris une large part et le travail d’explication mené par les forces sociales ont permis de faire basculer l'opinion publique, malgré une campagne de communication gouvernementale hélas relayée par nombre de média et destinée à faire croire qu'il n'existe pas d'autres choix.

Le débat annoncé sur la réforme de la fiscalité devra être l'occasion de mettre en avant nos exigences en matière de partage des richesses et de participation de l'ensemble des revenus à l'effort de solidarité nationale.

Dans le cadre de l’intersyndicale, La FSU a permis de faire évoluer positivement le protocole sur la sécurisation des parcours professionnels des agents contractuels. Pourtant des insuffisances subsistent. Les conditions d'une majorité qualifiée (vote à plus de 70 %) n’ont pas été réunies pour avaliser cet accord. Le SNEP, pour sa part favorable à une signature, continuera à œuvrer avec l’ensemble de syndicats de la FSU, pour améliorer la situation des précaires, quel que soit leur ministère d’exercice et pour leur titularisation. Il développera toutes les actions nécessaires pour entrer en contact avec l'ensemble des collègues non titulaires et les aider à faire valoir leurs droits, notamment concernant leur participation à ce dispositif de résorption de la précarité.

Dans le cadre de ces luttes, le SNEP s’associe aux manifestations organisées lors du G8 de Deauville pour demander une autre politique de répartition des richesses et plus de justice sociale.

Sur le plan de l'éducation
Les attaques menées contre le service public d'éducation nécessitent d’élever le niveau des luttes dans ce secteur. Pour autant, le secteur éducatif a été capable de "rebondir" après le mouvement exceptionnel sur les retraites. Les mobilisations successives des 22 janvier, 10 février et 19 mars reflètent un profond mécontentement et un désaccord réaffirmé avec la politique menée. Il apparait donc nécessaire de réfléchir dès à présent aux suites à y donner, en examinant, sans exclusive, toutes les formes d'actions possibles. D'ores et déjà les 500 débats décidés par la FSU doivent être l'occasion de rassembler l'ensemble des personnels, des parents, des usagers, des élus… Il s'agit de porter, au-delà de la nécessaire bataille des postes, nos propositions pour une école tournée vers la réussite de tous et de poursuivre, dans le même temps, l'action contre la mise en place de l’école du socle, les réformes du lycée général et technologique et de la voie professionnelle. Les « 20 propositions pour l’école » élaborées par la FSU, doivent y être débattues, approfondies, développées et enrichies. Le SNEP avec la profession doit y prendre toute sa place et y porter ses revendications spécifiques.

En ce qui concerne la formation et la situation des fonctionnaires-stagiaires, le SNEP appelle dès maintenant la profession au « refus d’être tuteur dans ces conditions là » dans le cadre de sa campagne nationale, en vue d’obtenir pour la rentrée prochaine un service à mi-temps, une réelle formation pour les stagiaires en lien avec l’IUFM, une décharge et une formation pour le(la) tuteur(trice). Parallèlement, des rencontres avec la profession et en particulier les stagiaires, les étudiant(e)s, les tuteurs(trices) potentiel(le)s (de FS et d’étudiant(e)s de master), les formateurs(trices) STAPS et IUFM doivent permettre, pour appuyer cette campagne, d’élaborer les meilleures modalités d’action possibles en fonction des situations académiques. Le SNEP s’opposera à toute tentative de master en alternance qui ne servirait qu’à utiliser les étudiant(e)s comme moyens d’enseignement. Le SNEP refuse les stages en totale responsabilité et demande des stages de pratique accompagnée rémunérés pour les étudiant(e)s. Sur l’ensemble de la réforme, le SNEP portera, au sein de la FSU, ses propositions alternatives (celle des pré-recrutements étant déterminante) au niveau national et académique, notamment dans le cadre des 500 débats.
La "bataille" pour l'emploi, la lutte contre les DHG insuffisantes et les heures supplémentaires qui s'y rattachent, constituent un temps fort de l'activité syndicale jusqu'à la fin de l'année. Nous appelons les collègues à y participer massivement en recherchant les alliances les plus larges possibles (autres disciplines, parents, etc.). Chaque département et académie doit engager, avec les collègues dans les établissements, un travail de recensement de l’ensemble des « postes cachés », des postes à complément de service, conséquence de la transformation des heures postes en HSA. Il s'agit de  mettre en lumière les besoins réels, nécessaires à la réussite de tous les élèves. Mais il s'agit dans le même temps de livrer la bataille sur les recrutements.
Le colloque des 5 et 6 avril 2011 : "redonner un avenir au collège" organisé par le SNES, le SNEP et le SNUPDEN, doit être l'occasion de faire un bilan sans concession et de réfléchir collectivement à l’élaboration de propositions de nature à donner un nouvel élan au collège, à sa démocratisation, dans le respect des missions et statuts des personnels, avec l'ambition de faire réussir tous les élèves.
LE SNEP invite les collègues à participer à l'initiative nationale FSU, à Paris, le 11 mai ayant pour thème : "De l'ambition pour la réussite de tous".

Sur le plan de l'EPS et du sport
Dans la même dynamique que la bataille pour l'emploi dans les établissements, le SNEP rencontrera lors des épreuves du CAPEPS à Vichy, l'ensemble des candidat(e)s admissibles pour engager avec eux le débat et porter ses propositions sur la formation, les postes, l'emploi, les conditions de travail, la discipline, etc. Cette activité devra trouver sa suite, dès les affectations puis à la rentrée scolaire, par la rencontre avec tous les fonctionnaires stagiaires dans les départements et les académies.
De la même manière, le sport scolaire doit trouver toute sa place dans l'activité syndicale développée jusqu'aux vacances. L'intervention du SNEP, à tous les niveaux, portera à la fois sur les questions budgétaires (avec la baisse des subventions ministérielles à l'UNSS), sur le projet UNSS sur la période 2012-2016, sur le fonctionnement réel et démocratique de l'UNSS. Le SNEP s'assurera que les échanges et les débats sur ces sujets soient au cœur des réunions, ouvertes à tous les collègues, qui doivent être systématiquement organisées à l'initiative de l'UNSS au cours du mois de juin.

Le congrès décide de diffuser largement le texte « Le SNEP appelle à dénoncer et contester le LPC», adopté sur le livret de compétences et de poursuivre les débats sur cette question, tout comme sur celle de l'accompagnement éducatif, y compris dans le CDN. Il appelle les militant(e)s du SNEP à provoquer le débat dans les établissements en utilisant l'ensemble des moyens à notre disposition (heure mensuelle d'information syndicale, stages, journée organisée par l'institution, etc.).

En ce qui concerne la formation continue, le SNEP publiera sur son site le bilan de son enquête, en vue d’engager des actions pour enrayer la dégradation accélérée constatée dans toutes les académies.

Le congrès appelle les militant(e)s et la profession à se saisir du nouvel ouvrage du SNEP : "les espaces d'athlétisme et les sports collectifs de grands terrains" et à poursuivre la diffusion des 3 référentiels précédents. Il estime nécessaire de réactiver la politique de stages spécifiques sur la bataille des équipements.

Le congrès du SNEP décide de mettre en place un groupe de travail sur la voie professionnelle en vue d'avancer sur ses réflexions et ses propositions, ainsi qu'un plan d'action.
Le SNEP travaille dès à présent à la préparation d'un stage national sur ce sujet.

Concernant l'EPS dans les lycées agricoles, le SNEP appelle à poursuivre l'action sur les voies de titularisation à l'agriculture, pour la modification des programmes et l'élargissement des possibilités de détachement.

Dans la suite du formidable succès des EPSiliades, le congrès engage les militant(e)s, à tous les niveaux, à faire vivre "l'appel de personnalités" au niveau régional.

Du 13 au 20 octobre auront lieu les élections professionnelles. Elles se situeront dans un cadre très différent des précédentes, autant dans la forme, puisque l'ensemble des votes s'exprimera sous forme électronique, que sur le fond car les personnels auront à élire leurs représentant(e)s dans les Comités Techniques (pour lesquels voteront titulaires, stagiaires et non-titulaires), dans les CAP (pour lesquelles voteront les titulaires) et dans les CCP (où seul(e)s les non-titulaires sont électeurs(trices)). De plus, pour les élections aux Comités Techniques, ce sont les syndicats nationaux de la FSU qui ensemble, se présenteront aux suffrages des électeurs. C'est donc dès à présent qu'il faut réfléchir et travailler, au plan fédéral à l'organisation de ces élections. Permettre à un maximum de collègues de s'exprimer, faire en sorte que le SNEP et la FSU sortent renforcés de ces élections, sur la base d'un syndicalisme de propositions et de combat, doit guider l'activité que nous mènerons dans la préparation de ces élections. Celles-ci constituent un enjeu considérable pour le SNEP et la FSU.

Le congrès appelle la profession à s'emparer du texte voté : "Pour une EPS de qualité et un sport éducatif pour toutes et tous ". Il constitue le support de la campagne qu'engage le SNEP pour la promotion de l'EPS, du sport scolaire et du sport dans le cadre des élections professionnelles, comme celui de l'interpellation des politiques en vue des futures élections présidentielles et législatives.
Il appelle les professeur(e)s de sport et CTPS à s’emparer du courrier du SNEP à la Ministre C. Jouanno, pour organiser collectivement le refus de répondre à des entretiens professionnels d’évaluation qui ne respectent pas le statut des personnels techniques et pédagogiques de ce secteur.

Le congrès décide d'organiser, d'ici un an, un rassemblement d'enseignant(e)s d'EPS, de professeur(e)s de sport et de nombreux autres acteurs(trices) du milieu sportif et de leurs organisations, autour des questions que le développement du sport, dans toutes ses dimensions, produit aujourd'hui. L'ambition est d’élaborer des propositions et de refonder une perspective de redynamisation du secteur sport qui permette à chacune des composantes, de participer pleinement à des objectifs démocratiques de développement des pratiques.

Le SNEP décide de l’organisation d’un débat sur la question de la candidature d’Annecy aux JO d’hiver (tribune bulletin et site, débat en CDN).

Poser aujourd’hui la question du « développement et du renforcement de l’outil syndical » est essentiel pour l’avenir du SNEP, son renouvellement et son efficacité. Pour cela, il faut sensibiliser l’ensemble des militant(e)s et chercher à trouver des solutions.

Nous portons un projet culturel et social ambitieux pour l’école, l’EPS, le sport scolaire et le sport. Face aux projets gouvernementaux, c’est une alternative émancipatrice porteuse de valeurs humanistes.
Nos valeurs, nos propositions, nos revendications, si elles sont débattues, construites, par les collègues à travers nos travaux de congrès en particulier, doivent  pouvoir être portées par le plus grand nombre.
Il est nécessaire de nouer des liens encore plus étroits avec la profession. Rencontrer, informer,-former, lutter c'est permette aux collègues de s’approprier les enjeux et donner du sens aux luttes à travers la multiplication et la diversification des rencontres, construire un réseau de proximité et relancer la formation des militant(e)s.

L’évolution des recrutements risque de peser encore un peu plus à l’avenir sur la représentation insuffisante des femmes dans les instances du SNEP. Cette situation nécessite d’amplifier notablement la réflexion visant à construire rapidement des solutions à ces questions. Le congrès décide de réactiver la commission « Femmes »

Le SNEP considère que l’action collective doit être menée contre les effets des politiques gouvernementales. Des collègues, exprimant une souffrance professionnelle réelle, s’engagent aussi dans des actions individuelles de résistance et de désobéissance. Le SNEP ne pourrait admettre que des sanctions soient prononcées à l’encontre des collègues en lutte et engagera toute les actions de soutien qui s’avèreraient nécessaires.

Le SNEP organisera la « mise en culture syndicale commune » de l’ensemble des militant(e)s, par un stage national aboutissant à la rédaction d’un mémento du militant(e).

Afin de renforcer le SNEP le congrès appelle les militants à se donner pour objectif de dépasser le taux de syndicalisation de l'an passé. Cela contribuera également au renforcement de la FSU.

20 ans après sa création et compte tenu des évolutions de sa composition (entrée de nouveaux syndicats, création de nouvelles tendances,…) et des fonctionnements constatés, le SNEP considère que la Fédération doit engager un débat sur ses statuts et sur d'éventuelles évolutions de ceux-ci.

Résultat du vote :
Pour : 181
Contre : 0
Abstention : 1
Refus de vote : 0

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