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Rubrique Retraités - Edito de Benoît Hubert
Secrétaire Général du SNEP-FSU
Décembre 2017

Défendre un modèle de société plus juste et égalitaire, une nécessité !

A la lecture des différents projets et des premières mesures, on est en droit de se demander quels sont la place et le rôle des retraité-es dans notre société. Dans une politique sociale et économique où seuls comptent les « premiers de cordées », « ceux qui réussissent »… le président Macron construit un modèle social qui partitionne la société entre ceux qui font de la richesse et ceux qui seraient au service de cette dernière. Si les ouvriers ne sont perçus que comme les instruments corvéables à merci pour permettre à ceux qui entreprennent de produire de la richesse, les retraité-es comme les fonctionnaires ne sont vu-es qu’au travers du prisme de la dépense publique. Ils-elles ne seraient qu’un coût pour la société… Cette vision étriquée du monde masquée par une soidisant pensée complexe détruit l’ensemble des solidarités et le modèle social français.

Après une vie de labeur, considérer le moment où l’on quitte le monde productif, le monde du travail comme un moment d’oisiveté, d’inactivité totale est méconnaitre totalement la réalité. Que serait bon nombre d’associations qui permettent le lien social dans notre pays sans l’implication des retraité-es ? Que serait une société qui ne prendrait pas en compte l’histoire, l’expérience, les acquis de celles et ceux qui avant nous ont construit la France telle qu’elle est ? Le mépris affiché par ce gouvernement pour de nombreuses catégories de citoyens est insupportable et le refus du président de recevoir les organisations de retraités après la campagne de mobilisation dans la semaine du 6 au 10 novembre 2017 est inadmissible.

Cette situation ne doit pas entraîner la résignation. Bien au contraire ! Cette politique indigne doit être dénoncée et combattue partout sur le territoire notamment par des propositions permettant une juste répartition des richesses que produit notre pays. Il n’y a pas de petits combats et chacun-e, là où il-elle s’investit doit participer de cette lutte en faisant la démonstration du rôle indispensable qu’il-elle joue et en illustrant quotidiennement que c’est par la synergie entre actifs et retraité-es qu’il est possible de faire avancer, de faire vivre bon nombre de structures.

Après la CSG, se profile une nouvelle réforme des retraites et ce n’est qu’ensemble que nous pourrons porter les revendications nécessaires pour améliorer ce temps de vie.

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