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Rubrique Péda - Edito de Christian Couturier
Secrétaire national du SNEP-FSU
mai 2019

Rappels salutaires…

Le SNEP a participé, au début des années 2000, à la construction du Bac tel que nous le vivions jusqu’à présent. Nous en avons soutenu les principes (apparition des référentiels par APSA, co-évaluation, entre autres). Nous avons aussi pesé pour qu’existent des processus de régulation, au service de la profession et des élèves, des modifications de ces référentiels. ça s’est traduit par l’institutionnalisation des commissions académiques et nationale. Mais la suite a finalement enterré cette volonté en rendant le travail sur les référentiels opaque, ce qui évidemment a posé des problèmes aux collègues.
Et cette même administration qui s’était octroyé la mainmise sur les référentiels qui aujourd’hui nous dit : voyez ça marche pas donc maintenant c’est à vous de faire le boulot.
Ce qui est en cause aujourd'hui, ce n’est pas le contenu des référentiels, mais le principe même des référentiels par APSA. Ce qui est cause c’est une marche, et l’EPS marche en tête, vers une éducation de moins en moins nationale, de plus en plus locale et donc de plus en plus inégalitaire.
Alors qu’on entend ici ou là que l’institution chercherait aujourd’hui à faire confiance aux collègues (confiance qu’elle leur a refusé jusqu’à hier), le SNEP, lui, ne ferait pas confiance à la profession ? Stratégie basique et un peu éculée que de déplacer le problème auquel on ne veut pas répondre vers une sorte de psychologisation qui masque le fond : Blanquer s’est attaqué au caractère national du Bac, l’EPS joue le bon élève… au risque d’en fragiliser le statut scolaire.
Le SNEP serait irresponsable s’il laissait faire sans rien dire. C’est aussi pour ça que 85% de la profession continue à nous faire confiance...

 

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