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Edito de Serge Chabrol
Secrétaire Général du SNEP

Le moment de pousser fort !
Le 25/02/10 

Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon accumulent les discrédits liés aux désillusions croissantes d’une partie de la population qui avait cru à ses promesses, à une accumulation d’affaires, à des désaveux venant du Conseil Constitutionnel et de la Cour des Comptes,…
L’augmentation des injustices sociales est de plus en plus visible et la reconstitution des profits bancaires et boursiers, au détriment de l’emploi, des salaires, de l’accès au crédit relève de l’insolence. La dégradation des conditions de travail, le démantèlement des services publics, les atteintes aux libertés, … pèsent sur la popularité des politiques à l’œuvre.

Soucieux de mettre en place, envers et contre tout, ses choix politiques, économiques et sociaux, le gouvernement pratique la fuite en avant, tente d’accélérer la mise en place des réformes, multiplie les lois et les bâcle. Il entend ainsi entraîner la désespérance et décourager les jeunes, les salariés et les chômeurs de résister et de mener les luttes.
Le SNEP n’entend pas se laisser prendre à ce piège. Dans la situation actuelle, il n’y a pas d’autre voie que le développement des luttes établissement par établissement, service par service en s’appuyant sur le désaveu des politiques menées.

Des collègues, des établissements, confrontés aux suppressions de postes, à la difficulté du métier, résistent, contestent, manifestent, exprimant leur exaspération et leurs propositions pour améliorer le système éducatif. Il nous faut nous appuyer sur ces foyers de contestation pour étendre la mobilisation et hausser son niveau.

Il nous faut en même temps offrir des perspectives nationales permettant de regrouper, centraliser, développer les luttes, améliorer le rapport des forces face à un gouvernement qui est loin d’être dans la situation de force qu’il fait mine d’afficher !

C’est pourquoi le SNEP a décidé d’être co-initiateur et partie prenante :

  • de la journée d’action unitaire du 10 mars au secrétariat aux sports ;
  • de la journée d’action unitaire avec grève dans les collèges et lycées le 12 mars ;
  • avec la FSU, de la journée d’action interprofessionnelle du 23 mars.

Un haut niveau d’exigence, sans aucun doute, mais il est de la responsabilité de notre syndicalisme d’agir pour contrer les dégradations multiples en cours et pour proposer d’autres réformes, conformes à l’intérêt des jeunes, de la population et des personnels.

 


Serge Chabrol
Secrétaire général
25 février 2010