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Edito de Benoît Hubert
Secrétaire général du SNEP
Février 2017

Une période sous tension

A l’heure où les Dotations Horaires Globales commencent à être connues dans les établissements, chacun-e peut se rendre compte que les moyens ne sont toujours pas à la hauteur des enjeux de démocratisation et de réussite de tous les élèves. Certes, les moyens ne sont pas tout, mais ils sont un ressort incontournable sans qui peu de choses seraient possibles ! Nos conditions de travail en dépendent, les conditions d’apprentissage et de réussite des élèves également… Certes, 60 000 « postes » auront été recréés lors de ce quinquennat, mais cela reste insuffisant au regard du solde négatif après la période Sarkozy, de l’augmentation sensible de la démographie et des besoins des établissements. Les effets de ces créations sont très peu perceptibles dans le quotidien professionnel des enseignants.

Les principaux candidats à la présidentielle sont maintenant tous connus (sauf retournement judiciaire de dernière minute…). Les différents projets éducatifs montrent des voies parfois diamétralement opposées. Abandonner l’ambition d’une école exigeante pour tous, supprimer massivement des postes de fonctionnaires, dont des enseignants, mettre l’école toujours plus sous la coupe des territoires ou de « l’entreprise », en abandonnant quelque part l’idéal républicain d’égalité, rendre les établissements complètement autonomes avec des dotations financières pour le recrutement des enseignants et la mise en place des enseignements disciplinaires, … sont des projets réactionnaires et libéraux qui sont maintenant sur la place publique. Ils doivent être combattus sans relâche si on veut préserver et développer le service public, le système éducatif pour (enfin) combattre les inégalités, faire réussir tous les élèves, lutter contre l’échec scolaire, offrir un haut niveau de formation et de qualification. La période à venir, dans un contexte d’élections présidentielles et législatives, est lourde d’enjeux pour notre École, notre discipline et notre métier d’enseignant d’EPS. Elle l’est tout autant en ce qui concerne le sport, le grand absent de l’ensemble des discours et des programmes.

Le SNEP-FSU interpellera l’ensemble des candidats, tant aux présidentielles qu’aux législatives, pour qu’ils prennent position face aux revendications que nous portons. Les réponses qu’ils apporteront seront portées à la connaissance de toutes et tous.

En attendant, luttons pied à pied dans chaque établissement pour refuser toute dégradation et pour exiger une place revalorisée de l’EPS.

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