Assises de Montpellier

Les  assises régionales de l’EPS, du Sport scolaire et des autres secteurs de pratique des APSA pour les enfants, adolescents et jeunes adultes
Le Jeudi 23 et vendredi 24 avril 2009, au lycée MERMOZ à Montpellier (SNEP/AEEPS)

Une réussite incontestable !
Des perspectives de poursuite du débat !

Dans un contexte de casse du modèle sportif français, le but des assises était de réunir différents acteurs et décideurs:  du monde sportif (Secrétaire général du CROS, Directeur régional de la  jeunesse et des sports, Président des OMS),des  responsables des politiques sportives régionales et départementales, des acteurs et organisateurs de  l’offre de pratique des APSA (Président du comité régional handisport, UNSS, professeurs d’EPS, des représentants de l’ EPS dans le premier degré),des représentants de l’institution (Inspection générale EPS, le recteur représenté par le secrétaire général du rectorat pour les conclusions)
Tous les intervenants sollicités ont répondu présent !

Coté participants, c’est en moyenne une centaine de collègues  présents à chaque journée, de tous les départements de l’académie qui ont écouté, débattu et fait des propositions.

La première journée, qui se voulait un état des lieux, a permis de prendre conscience que modèle sportif français est en passe d’être supprimé et remplacé  par « autre chose » dont on a du mal  pour l’instant à en identifier les contours, si ce n’est que la RGPP dont le fondement est une  restriction des moyens en est à l’origine.
Le modèle actuel ne repose pas uniquement  sur le sport de haut niveau, mais sur une organisation structurante censée répondre à  la question de la pratique sportive pour le plus grand nombre.

La question de la démocratisation ?
Le sociologue en introduction des assises a clairement montré que la démocratisation des pratiques physiques et sportives est en panne, cela touche principalement les  catégories sociales les moins favorisées  et principalement les filles.
La pratique physique et sportive repose dans notre pays sur trois axes, une EPS obligatoire pour tous les élèves, une pratique optionnelle au sein de l’AS, (service publique du sport scolaire) et une pratique sportive libre hors de l’école dans les clubs et associations.

Nous faisons l’analyse que l’EPS et le Sport scolaire n’ont rien à gagner de la destruction des structures sportives qui organisent le sport en France, car nous sommes confrontés à la même logique. Elles doivent être au contraire renforcées pour progresser sur la démocratisation des pratiques sportives.
La transformation des missions des DDJS et des DRJS vers des objectifs de cohésion sociale mal définis, la suppression de la moitié des Creps, la baisse du budget en franc constant pour le sport de masse, sont à mettre en parallèle avec les attaques sur l’ EPS et sur   le Sport scolaire :
Deux enseignants sur trois ne sont pas  non remplacés.Le sport scolaire qui  a survécu par la mobilisation aux décrets DEROBIEN est aujourd’hui attaqué par son budget et par le statut de ses cadres (subvention nationale identique depuis 20 ans, proposition de hausse  de la  licence UNSS de 9%, Cadre de l’UNSS  qui passe d’un statut de mise à disposition à celui de détaché)
Ne pas se préoccuper de l’avenir du sport pour tous aujourd’hui c’est prendre le risque d’une fragilisation de l’EPS et du Sport scolaire demain.
Dans cette période troublée, seul le service public, EPS et Sport Scolaire est garant d’une pratique physique et sportive pour tous les élèves.
Qu’en sera-t-il demain ?

Les responsables politiques départementaux ou régionaux responsables de la politique sportive dans notre région, sont intervenus pour nous  exposer chiffres à l’appui les investissements parfois importants qui sont fait  en direction du sport.
Même s’ils ont conscience que la situation est grave : «Il ne faudrait pas que le sport devienne un luxe », mais on ne sent pas clairement dans l’action politique comme  un contre pouvoir pour freiner les mesures actuelles.

Alors fort de cette analyse, les participants aux assises se sont réunis le vendredi  pour faire des propositions, à la recherche de thèmes permettant d’ouvrir le  débat avec le milieu sportif (démocratisation de l’accès à tous les sports, installation sportives, réinvestissement des lieux de débat (oms, commissions mixte UNSS…), communication …)
Un appel faisant la synthèse de la réflexion des différents groupes sera consultable  très prochainement sur notre site académique.

D’ors et déjà, ses assises ont permis deux avancées importantes :

  • Une poursuite du débat dans les prochains jours  est actée avec le secrétaire général du  CROS, avec l’objectif d’organiser par la suite  des rencontres élargies à d’autres partenaires décideurs politiques, comités sportifs…

 

  • Le SNEP académique participera à la Conférence Régionale sur le sport organisée par la région.

Il est clair que même si chacun doit défendre  sa spécificité et ses missions, la recherche de  stratégies communes  sur certains dossiers est une  force et une avancée indéniable.

En conclusion, ces assises ont atteint plusieurs objectifs exprimés plus haut, mais il en est un qui a aussi son importance, c’est ce que nous ont exprimé plusieurs  collègues en sortant :  « Après deux journées comme celle-là on se sent plus fort, ça donne la pêche ! »
 

Patrick BASSIS
Marc FERRARA
Co secrétaires, académie de Montpellier



Compte-rendu des groupes de travail

Article pour le bulletin national

 




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