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Assises
de Marseille
Assises de Marseille
le 14 mai 2009
Spécificité de l’EPS,
Identité de l’EPS
Bruno Cremonesi et Sébastien
Molenas
Plus de 50 personnes appartenant à la
profession sont venues au lycée International
de Luynes pour discuter, échanger et
débattre sur l’identité de
leur discipline. Des collègues bien
décidé à ne pas laisser
l’avenir de leur discipline se construire
sans donner leurs points de vue.
Svrdlin Andjelko ouvre ces premières
assises Marseillaises : « Quelle EPS ? Pour
quel service public ? est le cœur
de cette initiative du SNEP. C’est une
première qui se prolongera l’année
prochaine. L’enjeu pour le SNEP
est de libérer la parole, de permettre
d’avoir des débats pédagogiques. ». Le
groupe pédagogique académique,
tentera de faire vivre cet exigence toute la
journée dans l’animation des débat.
FLORILEGE :
Les collègues ont fait part de leurs
inquiétudes face à une EPS externalisée, à des
profs d’EPS qui seraient remplacés
par des BE.
Une peur sans doute fantasmée par un
contexte politique où le catastrophisme
devient une stratégie politique, peut être
pour préparer les collègues à accepter
de baisser les exigences en horaires ou le
niveau de culture sportive et artistique visé pour
tous les élèves.
La table ronde sur la spécificité de
l’EPS dans le champ des APSA est sans
ambigüité et une large convergence
des intervenants se dégage autour de
l’idée que l’EPS est une
discipline d’enseignement au sein de
l’institution scolaire et de fait répond
aux missions de l’école.
Un représentant de la FCPE insiste
sur l’intérêt et l’attachement
que portent les élèves à l’EPS,
avis partagé par les parents. Mais suite à un
travail important de consultation, ce parent
pointe le reproche du manque de communication
des enseignants d’EPS et il nous invite à dialoguer
davantage avec eux. Même constat avisé d’un
technicien chargé des bâtiments
scolaires et sportifs auprès du conseil
General des bouches du Rhône, qui nous
signale l’absence de partenaires institutionnels
pour l’accompagner dans ses missions.
Des réserves d’amélioration
du service public d’éducation
physique existent et ses assises peuvent permettre
de jeter le pont entre différents acteurs.
Le débat sur l’identité de
l’EPS montre qu’il traverse toujours
son histoire, Raymond Delhemme n’a cessé pendant
l’après midi d’identifier
des tensions entre les mots pour essayer dit
il « de dépasser les point
de blocage de la pensée ». Il
développera l’hypothèse
selon laquelle les formes de pratiques scolaire
sont les clés pour construire la lisibilité et
la légitimité de l’EPS
au sein du système scolaire. Mais N’y
a-t-il pas alors un risque de glisser vers
une culture scolaire coupées des pratiques
sociales de référence et ne risque
t’on pas le formalisme scolaire celui
qui produit tant d’échec…Un
débat riche et intéressant qui
met en perspective dans la tête des participants
et des intervenants un autre rendez vous pour
continuer à échanger et construire
l’avenir sans prescrire et sans proscrire…
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