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Paris, le 18 juin 2010

Monsieur Yves CROUZILLAS, Madame Fabienne KUNTZ
IPR de l’enseignement agricole
Ministère de l’Agriculture
DGER
1ter avenue de Lowendal
75700 PARIS 07 SP

 

Monsieur l’Inspecteur,

Lorsque, avant le CSE, nous avons pris connaissance des projets de référentiels de 4 nouveaux bacs professionnels du MAAP, nous vous avons alertés par courrier sur les divergences importantes que nous constations avec les textes bacs pro de l’éducation nationale, auxquels les projets du MAAP faisaient d’ailleurs référence. Nous sommes intervenus en commission spécialisée préparatoire au CSE et auprès de l’administration du MAAP. C’est avec surprise et déception que nous avons constaté que les projets n’avaient nullement été modifiés entre la commission spécialisée et le CSE (nous savons que l’administration vous avait demandé de réexaminer la partie EPS). Aucun des amendements que nous vous avions proposés n’ayant été repris, nous les avons présentés devant le CSE. Ils ont tous obtenu un vote majoritaire de cette instance. Mais l’administration du MAAP a refusé de les prendre en compte.

Quelques jours après ce CSE, nous recevions d’autres projets de référentiels, reprenant la même écriture. Le SNEP est intervenu comme expert, à la demande du SNETAP, devant le CTPC où il a exprimé ses désaccords avec la proposition. Ces textes étaient présentés devant le CNEA du 10 juin, sans que les propositions faites en CTPC n’aient été prises en compte. Le SNEP a donc proposé au CNEA des amendements concernant la partie EPS (les mêmes qu’au CSE). Ils ont tous obtenu la majorité des voix de cette instance.

L’administration du MAAP a dit qu’elle notait les résultats du vote mais ne s’est pas engagée à modifier les textes. Nous avons donc adressé un courrier au Ministre pour demander la prise en compte des propositions que nous avons formulées et qui ont été votées à la majorité du CSE et du CNEA !

Comme nous avons eu l’occasion de vous le dire, lors de l’AG UNSS, il nous semble important d’avoir un échange sur cette question afin de vous exposer de vive voix nos arguments, d’entendre les vôtres et d’échanger. Vous comprendrez l’urgence de cette rencontre dont nous espérons qu’elle permettra une intervention dans le même sens auprès du ministre de l’agriculture.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur l’Inspecteur, l’expression de notre considération distinguée.

 

Serge CHABROL
Secrétaire général
Bernard CHARLIER
Secrétaire national