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Mener le débat dans la profession et les instances syndicales 

Le CDN du SNEP du 31 mai 2002 a examiné la question des maxima de services des enseignants d'EPS.
Il constate une nouvelle fois la grande diversité des positionnements de nos collègues sur cette question, ce qui rend le débat et l'expression d'une revendication unifiante difficiles.
Le CDN considère que l'abaissement des maxima de service doit faire partie des exigences à porter dès maintenant devant le nouveau gouvernement. Nous devons obtenir l'ouverture de négociations sur cette question.

La revendication d'abaissement est inséparable d'autres exigences comme le maintien du forfait de 3h dans le service, l'aménagement des débuts et fin de carrière, la prise en compte de la pénibilité propre du métier dans certains établissements, etc.
Cette revendication nécessite la création de 3000 postes ce qui impliquera sans doute un échelonnement ; les fins de carrière sont dans ce cadre une priorité.

Le CDN prend acte avec satisfaction du vote exprimé au Comité Technique Paritaire Ministériel (18 pour - les syndicats sauf le SGEN-, 22 refus de vote), sur le vœu suivant: "Le CTPM se prononce pour l'abaissement des maxima de service des différentes catégories des enseignants d'EPS dans le prolongement des décisions que le ministère a été amené à prendre concernant les PLP, les enseignants des disciplines artistiques et ceux des SEGPA et ce avec maintien dans les maxima de service, du forfait de 3h consacré à l'animation du sport scolaire, partie intégrante du service public d'éducation et de formation".

A été abordée au CDN la question du service des agrégés : doivent-il bénéficier de la même diminution horaire que les profs et CE ou doit-on profiter de la bataille sur les services pour aller vers une réduction de l'écart horaire entre Prof, CE d'une part et Agrégés d'autre part (les différences catégorielles devant plus être prises en compte dans des différenciations indiciaires).

La crainte la plus forte exprimée dans le CDN du SNEP est celle du détournement de la revendication d'abaissement des maxima de service par un gouvernement pour porter atteinte au forfait AS, c'est ce qui a amené certains à estimer qu'une exigence explicitée en terme d'"alignement" sur les autres disciplines risquait d'être utilisée à cette fin.
De plus le terme alignement ne leur semble pas prendre suffisamment en compte la question de la spécificité du métier et des services des enseignants d'EPS.

D'autres membres du CDN considèrent que l'expression "alignement" sur les autres disciplines permet un mot d'ordre clair qui doit bien entendu être assorti en permanence de l'exigence de l'intégration du forfait AS dans le service.

L'Ecole émancipée a estimé que "l'abaissement des services des professeurs d'EPS certifiés, (…) est une mesure de justice, est une mesure d'égalité, est une mesure qui réduit l'écart entre les corps existants (agrégés et certifiés) et s'oppose à leur instrumentalisation hiérarchique pour diviser la profession" (voir texte)

Quatre propositions ont émergé du débat :

Remarque : les formules 1, 2 et 3 s'entendent comme l'explicitation de la revendication, étant entendu qu'elles s'intégreraient dans un ensemble reprenant l'analyse de la situation, l'expression des éléments justifiant la revendication et les autres exigences intimement liées.

1/ Celle du vœu du CTPM ("abaissement") -cf ci dessus-

2/ "Le SNEP exige l'ouverture de négociations pour l'abaissement des maxima de service de toutes les catégories d'enseignants d'EPS à un niveau comparable à ceux des autres disciplines d'enseignement du second degré, en incluant le forfait AS de 3h dans ces services."

3/ "Le SNEP exige l'ouverture de négociations pour l'alignement des maxima de service de toutes les catégories d'enseignants d'EPS sur ceux des autres disciplines d'enseignement du second degré, en incluant le forfait AS de 3h dans ces services."

4/ position école émancipée 
"Les professeurs de lycée professionnel, les professeurs d'arts plastiques, ont obtenu l'alignement de leurs maxima de service, sur celui des certifiés du second degré.
C'est une reconnaissance de l'égale valeur de ces différents métiers. Cette mesure de justice, par l'égalité professionnelle qu'elle réalise, renforce les solidarités entre les personnels. Elle est bénéfique pour le travail d'équipe. Elle favorise l'élaboration de revendications communes, l'activité syndicale. 
Les professeurs d'EPS restent les derniers enseignants de second degré à ne pas bénéficier de cette égalité de traitement. De plus, la tendance actuelle à alourdir les services par des tâches supplémentaires, aboutit à une différenciation importante entre collègues, à une logique d'individualisation, de mérite, plutôt que d'égalité et de solidarité.
La revendication d'abaissement des services des professeurs d'EPS certifiés, d'une façon conforme à leur statut particulier (incluant le forfait d'AS 15H + 3H) prend donc tout son sens dans cette situation de déréglementation des maxima de service : 
- C'est une mesure de justice
- C'est une mesure d'égalité
- C'est une mesure qui réduit l'écart entre les corps existants (agrégés et certifiés) et s'oppose à leur instrumentalisation hiérarchique pour diviser la profession."


Décision a été prise de lancer le débat dans la profession sur cette question, au niveau des départements et des académies, avec animation par le bulletin national. Ceci dès maintenant et à la rentrée. Il appelle les BD et BA à mettre cette question à l'ordre du jour et à en faire un des points de discussion dans les rencontres avec les collègues.
Le CDNE de fin septembre aura à faire le point du débat et à élaborer synthèse et positionnement du SNEP.