| CDN SNEP - 30 novembre et 1er décembre 2006 Relevé de conclusions Au niveau de l’Education, la politique gouvernementale s’en prend tout particulièrement au second degré. - Le projet de budget 2007 va se traduire par nouvelles suppressions de 8700 postes (25 000 en tout depuis 2003). Celles-ci vont à nouveau accentuer la dégradation du taux d’encadrement dont on connaît les conséquences sur les conditions de travail des élèves (discrimination des élèves les plus en difficulté) et des personnels (alourdissement de la charge de travail). - En EPS, le gouvernement cherche à justifier une inacceptable minoration des recrutements ( 415 places aux concours externes) alors que les départs en retraite sont de l’ordre de 1200 à 1300. Cet effondrement se traduit déjà par un doute sur l’avenir de la filière STAPS et une désaffection sensible des inscriptions en première année. Les commentaires de Sarkozy, sur France 2 jeudi soir, à propos de cette filière universitaire qu’il considère comme un cul de sac sans débouché sont à la fois scandaleux mais aussi révélateurs du projet politique de l’UMP pour notre discipline (volonté de renvoyer la responsabilité de l’EPS aux collectivités locales). - Parmi ces 8700 suppressions, 2700 ne sont possibles
qu’en modifiant
les décrets de 1950 sur les Organisations Réglementaires
de Service des enseignants.
Le ministère compte, dans un premier temps, récupérer
en EPS quelques 400 ETP (ce qui correspond à retirer A travers le cahier des charges IUFM sur la formation des maîtres, le ministère complète la cohérence de l’ensemble des mesures qu’il prend avec le socle : « l’organisation de l’école va changer à partir de cette conception ; tout part du socle pour arriver au socle et tout est en cohérence : de l’imposition de méthodes aux contenus ». On insiste sur la bivalence, on met en place une préprofessionnalisation faible par rapport à ce qui existe actuellement en STAPS. De plus les horaires des stagiaires PLC2 sont alourdis en passant en EPS de 10h à 12h -et l’animation obligatoire de l’AS n’est plus citée dans le texte- et de 6h à 8h dans les autres disciplines. Par rapport au Brevet des Collèges : On soumet l’inscription des élèves au Diplôme National de Brevet à l’acquisition du socle. Ainsi on sélectionne les élèves autorisé-e-s à s’inscrire à l’examen et on dévalorise le DNB au profit de compétences transversales mal identifiées au travers d’un livret de compétences qui serait validé à l’intérieur de la classe. Quid de la place là aussi de l’EPS ! De plus la mise en œuvre dès 2008 des préconisations des audits collèges et lycées sur les horaires des élèves conduirait à l’amputation (3h40 en 6ème, 2h30 en 5ème, 4ème, 3ème) et à l’annualisation des horaires élèves, à la définition locale d’une partie des enseignements (jusqu'à 20%). La place de l’EPS mais aussi d’autres disciplines, qui ne font pas partie des « enseignements fondamentaux » du socle et du système de remédiation que constitue le PPRE est plus que critique. L’ensemble de ces éléments montre la cohérence des attaques à la fois, sur les personnels, le recrutement, sur les contenus d’enseignements, le sport scolaire qui se concrétisent simultanément au niveau national et au niveau local dans chaque établissement. C’est en ce sens que la professionnalité des enseignants d’EPS est remise en cause. Le CDN du SNEP considère que nous sommes bien devant une remise en cause considérable et sans précédent du rôle et de la place de l’EPS et du Sport scolaire dans les collèges et les lycées. Les devenirs de l’EPS et le Sport scolaire sont en jeux ! Aussi le CDN, devant les graves menaces qui se
concrétisent et
la volonté du gouvernement de passer en force, a décidé d’un
véritable plan d’action qui cherchera d’une part, à accélérer
et à amplifier la mobilisation (qui se développe actuellement) à partir
des établissements et des AS, et d’autre part à engager
d’autres initiatives (nouveaux temps forts, constitution de collectifs
de défense et d’intervention, interpellation des candidats
et partis politiques à l’occasion de la campagne électorale)
pour peser sur les décisions gouvernementales en cours mais aussi
sur la campagne électorale. |
Le CDN appelle donc les enseignants d’EPS à :
Le SNEP débattra avec ses alliés (syndicats, parents d’élèves, étudiants, …) des suites et de l’élargissement de l’action. L’objectif étant tout en poursuivant notre action spécifique sur nos dossiers propres de réunir l’ensemble des forces qui partagent notre conception et nos valeurs sur les questions éducatives.
Vie syndicale
La grève du 18 décembre : pourquoi et pour quoi faire ? Après un très long débat ( plus de 5 heures ), le CDN du SNEP a pris la décision d’appeler les enseignants d’EPS à se mettre en grève le 18 décembre prochain. Il nous faut revenir sur le pourquoi, et pour quoi faire. L’accord de l’intersyndicale au plan national de refuser de siéger le 11 décembre, obligera le ministère à reporter le CTPM d’une semaine. C’est donc le 18 décembre que se tiendra réellement cette instance dans laquelle siège le SNEP ( 1 titulaire + 1 suppléant ) et qui aura à examiner les textes modifiant les décrets portant sur l’obligation réglementaire de service des enseignants du second degré, dont celui des enseignants d’EPS. Compte tenu de la gravité de l’attaque contre l’EPS et contre le sport scolaire, le SNEP a considéré qu’il n’était pas envisageable de ne rien faire, de ne rien dire, ce jour là. Le débat a porté sur grève le 18 ou grève en janvier. Ce qui au final a tranché, c’est le rapport entre la hauteur de la riposte face à la hauteur de l’attaque. Du point de vue de la symbolique, la décision de grève marque la gravité de la situation, et déclenche aussi une prise de conscience de cette gravité chez les collègues. Et c’est bien le niveau de la mobilisation ( le pourcentage de gréviste sera connu du ministère à l’ouverture du CTPM ) qui renforcera le poids des interventions de nos représentants. Il y a donc dans la grève, une forme de mandatement de nos représentants. Mais la grève ne s’arrête pas là.
Pas question de seulement s’arrêter de travailler et que
la plupart des collègues restent chez eux. La journée de
grève du 18 /12 a aussi pour fonction essentielle d’organiser
l’amplification du plan d’action qui a déjà démarré.
Cela suppose que dans chaque département soit organisée
une AG conçue comme un temps collectif pour mettre en œuvre
l’ensemble des actions décidées par le SNEP. D’ici
au 18, nous vous ferons parvenir complément au plan d’action
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